
La participation de l’Allemagne au nouveau Système d’Entrée/Sortie (EES) de l’Union européenne est passée de la phase pilote à une utilisation obligatoire complète le 10 avril 2026. Le premier véritable test grandeur nature a eu lieu ce week-end, à l’approche de la période de forte affluence des voyages de la Pentecôte. Selon les rapports compilés par le service de recherche d’IndraStra Global samedi 18 avril, les aéroports de Francfort, Munich et Berlin-Brandenburg ont tous connu des files d’attente à l’immigration nettement plus longues, l’enregistrement biométrique pour la première fois ajoutant entre 15 et 40 minutes au temps de traitement pour de nombreux passagers hors UE.
L’EES remplace le traditionnel tampon manuel sur le passeport par un enregistrement numérique combinant les données biographiques du voyageur avec ses empreintes digitales et une image faciale. En Allemagne, le système est géré par la Police fédérale (Bundespolizei) et est directement connecté au Système d’Information Schengen ainsi qu’au Système d’Information sur les Visas. Les aéroports ont installé des centaines de bornes en libre-service et modernisé les portiques EasyPASS, mais les autorités reconnaissent que la capacité reste limitée lors des pics d’arrivée en provenance du Royaume-Uni, du Golfe et de l’Amérique du Nord.
Les compagnies aériennes ont commencé à envoyer des rappels avant départ conseillant aux passagers de se diriger directement vers l’immigration et de prévoir au moins une heure supplémentaire pour les correspondances au sein de l’espace Schengen. Plusieurs transporteurs testent des liens API permettant aux passagers de précharger leurs données de passeport et un selfie dans le système de la police aux frontières allemande, mais ces outils restent volontaires et spécifiques à certains aéroports.
Les professionnels du secteur craignent que, sans optimisation supplémentaire, les files d’attente puissent atteindre quatre heures au plus fort de la saison estivale. Pour les responsables des voyages d’affaires, les priorités immédiates sont d’allonger les marges dans les plannings et de sensibiliser les voyageurs. Les entreprises organisant des navettes fréquentes entre Londres et Francfort optent déjà pour des réunions en visioconférence afin d’éviter les correspondances manquées. Les équipes mobilité mettent également à jour les consignes de responsabilité pour tenir compte de la nouvelle exigence: les dépassements de séjour seront désormais automatiquement signalés dans toute la zone Schengen, rendant impossibles les « visa-run » pour contourner les règles.
À moyen terme, les experts en immigration s’attendent à ce que l’EES s’intègre au système d’autorisation de voyage ETIAS, dont le lancement est prévu fin 2026. Une fois les deux systèmes stabilisés, les aéroports allemands espèrent redéployer le personnel dédié au tampon manuel vers des contrôles secondaires, ce qui pourrait réduire globalement les temps d’attente. D’ici là, les voyageurs doivent s’attendre à quelques difficultés de démarrage et prévoir des marges généreuses dans tout itinéraire franchissant une frontière extérieure allemande.
L’EES remplace le traditionnel tampon manuel sur le passeport par un enregistrement numérique combinant les données biographiques du voyageur avec ses empreintes digitales et une image faciale. En Allemagne, le système est géré par la Police fédérale (Bundespolizei) et est directement connecté au Système d’Information Schengen ainsi qu’au Système d’Information sur les Visas. Les aéroports ont installé des centaines de bornes en libre-service et modernisé les portiques EasyPASS, mais les autorités reconnaissent que la capacité reste limitée lors des pics d’arrivée en provenance du Royaume-Uni, du Golfe et de l’Amérique du Nord.
Les compagnies aériennes ont commencé à envoyer des rappels avant départ conseillant aux passagers de se diriger directement vers l’immigration et de prévoir au moins une heure supplémentaire pour les correspondances au sein de l’espace Schengen. Plusieurs transporteurs testent des liens API permettant aux passagers de précharger leurs données de passeport et un selfie dans le système de la police aux frontières allemande, mais ces outils restent volontaires et spécifiques à certains aéroports.
Les professionnels du secteur craignent que, sans optimisation supplémentaire, les files d’attente puissent atteindre quatre heures au plus fort de la saison estivale. Pour les responsables des voyages d’affaires, les priorités immédiates sont d’allonger les marges dans les plannings et de sensibiliser les voyageurs. Les entreprises organisant des navettes fréquentes entre Londres et Francfort optent déjà pour des réunions en visioconférence afin d’éviter les correspondances manquées. Les équipes mobilité mettent également à jour les consignes de responsabilité pour tenir compte de la nouvelle exigence: les dépassements de séjour seront désormais automatiquement signalés dans toute la zone Schengen, rendant impossibles les « visa-run » pour contourner les règles.
À moyen terme, les experts en immigration s’attendent à ce que l’EES s’intègre au système d’autorisation de voyage ETIAS, dont le lancement est prévu fin 2026. Une fois les deux systèmes stabilisés, les aéroports allemands espèrent redéployer le personnel dédié au tampon manuel vers des contrôles secondaires, ce qui pourrait réduire globalement les temps d’attente. D’ici là, les voyageurs doivent s’attendre à quelques difficultés de démarrage et prévoir des marges généreuses dans tout itinéraire franchissant une frontière extérieure allemande.
Source : IndraStra Global
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