
Des centaines de travailleurs du secteur des soins se sont rassemblés devant le ministère de l’Intérieur le 26 avril, alors que le syndicat UNISON intensifiait sa campagne contre le projet du gouvernement de tripler la durée requise pour obtenir le statut de résident permanent, passant de cinq à quinze ans pour les soignants étrangers. S’adressant à Care Home Professional, Tabitha Moyo, secrétaire régionale d’UNISON pour le Grand Londres, a déclaré que cette politique « retirerait le tapis sous les pieds de milliers de travailleurs clés qui ont maintenu le NHS et le système de soins sociaux pendant la pandémie ». Elle a averti que de nombreux migrants préfèreraient quitter le Royaume-Uni plutôt que de vivre avec des visas temporaires pendant une décennie et demie, ce qui affaiblirait encore davantage une main-d’œuvre déjà fragile, avec un taux de postes vacants supérieur à 13 %.
Cette modification du statut de résident s’inscrit dans le cadre de la réforme plus large du ministère de l’Intérieur, baptisée « Earned Settlement », qui supprime la voie automatique de cinq ans vers le droit de résidence permanente (Indefinite Leave to Remain, ILR) au profit d’un système basé sur les contributions, récompensant les revenus élevés, les recettes fiscales et la maîtrise de l’anglais. Les ministres affirment que ces réformes « stimuleront les salaires et la productivité », mais les organisations représentant les prestataires de soins privés estiment que les marges sont trop faibles pour augmenter les salaires aux nouveaux seuils du visa Skilled Worker introduits le 8 avril.
Pour les responsables de la mobilité internationale, cela représente un risque urgent de perte de personnel. Environ 56 000 visas Santé et Soins ont été délivrés l’an dernier, soit un tiers de tous les visas de travail sponsorisés. Si ne serait-ce qu’une fraction de ces titulaires de permis quittait le Royaume-Uni, les employeurs feraient face à une explosion des coûts d’agences, des trous dans les plannings et des pénalités contractuelles potentielles de la part du NHS. Les organisations qui détachent du personnel au Royaume-Uni pour des projets courts pourraient également voir leurs collaborateurs clés réaffectés à d’autres marchés offrant des droits de résidence plus rapides.
Les services RH doivent auditer leurs dossiers de parrainage, modéliser les scénarios d’attrition les plus pessimistes et accélérer les demandes d’ILR en cours pour les travailleurs remplissant encore la règle des cinq ans avant la fin des protections transitoires. Les employeurs pourraient aussi plaider pour un « visa mobilité soins » sectoriel, proposé par UNISON, qui permettrait aux salariés de changer de sponsor sans repartir à zéro pour la durée de résidence — à l’image de la portabilité déjà offerte aux travailleurs du secteur technologique dans les métiers en pénurie de niveau Tier 2.
À court terme, les entreprises doivent se préparer à des contrôles de conformité. Les directives aux sponsors mises à jour en mars donnent au ministère de l’Intérieur de nouveaux pouvoirs pour révoquer les licences lorsque les sponsors ne peuvent pas justifier de postes vacants réels et d’une rémunération équitable. Des revues proactives des dossiers, une formation actualisée sur le droit au travail et une communication claire aux employés sur le parcours — même s’il est plus long — vers la résidence permanente seront des mesures essentielles pour limiter les risques.
Cette modification du statut de résident s’inscrit dans le cadre de la réforme plus large du ministère de l’Intérieur, baptisée « Earned Settlement », qui supprime la voie automatique de cinq ans vers le droit de résidence permanente (Indefinite Leave to Remain, ILR) au profit d’un système basé sur les contributions, récompensant les revenus élevés, les recettes fiscales et la maîtrise de l’anglais. Les ministres affirment que ces réformes « stimuleront les salaires et la productivité », mais les organisations représentant les prestataires de soins privés estiment que les marges sont trop faibles pour augmenter les salaires aux nouveaux seuils du visa Skilled Worker introduits le 8 avril.
Pour les responsables de la mobilité internationale, cela représente un risque urgent de perte de personnel. Environ 56 000 visas Santé et Soins ont été délivrés l’an dernier, soit un tiers de tous les visas de travail sponsorisés. Si ne serait-ce qu’une fraction de ces titulaires de permis quittait le Royaume-Uni, les employeurs feraient face à une explosion des coûts d’agences, des trous dans les plannings et des pénalités contractuelles potentielles de la part du NHS. Les organisations qui détachent du personnel au Royaume-Uni pour des projets courts pourraient également voir leurs collaborateurs clés réaffectés à d’autres marchés offrant des droits de résidence plus rapides.
Les services RH doivent auditer leurs dossiers de parrainage, modéliser les scénarios d’attrition les plus pessimistes et accélérer les demandes d’ILR en cours pour les travailleurs remplissant encore la règle des cinq ans avant la fin des protections transitoires. Les employeurs pourraient aussi plaider pour un « visa mobilité soins » sectoriel, proposé par UNISON, qui permettrait aux salariés de changer de sponsor sans repartir à zéro pour la durée de résidence — à l’image de la portabilité déjà offerte aux travailleurs du secteur technologique dans les métiers en pénurie de niveau Tier 2.
À court terme, les entreprises doivent se préparer à des contrôles de conformité. Les directives aux sponsors mises à jour en mars donnent au ministère de l’Intérieur de nouveaux pouvoirs pour révoquer les licences lorsque les sponsors ne peuvent pas justifier de postes vacants réels et d’une rémunération équitable. Des revues proactives des dossiers, une formation actualisée sur le droit au travail et une communication claire aux employés sur le parcours — même s’il est plus long — vers la résidence permanente seront des mesures essentielles pour limiter les risques.
Source : Care Home Professional
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