
La très attendue régularisation extraordinaire en Espagne – autorisée par le décret royal 316/2026 – est désormais en phase opérationnelle, et les acteurs de la société civile s’activent pour fournir des informations fiables aux candidats potentiels. Dans une déclaration conjointe publiée le 31 mai, le Service jésuite des réfugiés Europe (JRS Europe), basé à Bruxelles, et son homologue espagnol, le Servicio Jesuita a Migrantes (SJM), ont « chaleureusement salué » la décision du gouvernement de lancer ce programme qui pourrait permettre à jusqu’à 500 000 personnes en situation irrégulière d’obtenir un titre de séjour et de travail.
Selon ce dispositif, les étrangers pouvant prouver qu’ils résidaient déjà en Espagne avant le 1er janvier 2026 – et qui y ont séjourné au moins cinq mois consécutifs – peuvent déposer leur demande jusqu’au 30 juin 2026. Les candidats retenus recevront une autorisation de séjour et de travail d’un an, renouvelable, qui régularisera leur situation fiscale et sociale et leur ouvrira l’accès aux services publics.
Le ministère de l’Inclusion a publié une FAQ détaillée et lancé un portail web dédié, tandis que 371 bureaux de Correos, 60 agences de la Sécurité sociale et cinq centres d’étrangers traitent les dossiers en présentiel. Pour les employeurs, cette mesure promet d’atténuer les pénuries chroniques de main-d’œuvre dans l’agriculture, l’hôtellerie et les services à domicile – secteurs déjà largement dépendants du travail informel. Les services RH sont invités à préparer à l’avance les offres de contrat et les inscriptions à la Sécurité sociale afin que les salariés nouvellement régularisés puissent être intégrés rapidement dans les paies dès l’obtention des autorisations.
Les responsables de la mobilité internationale en entreprise devraient également vérifier si les membres de la famille des employés peuvent bénéficier de la même procédure, car les personnes à charge peuvent déposer des demandes liées. Les ONG insistent sur le fait que ce décret constitue une opportunité unique et mettent en garde contre le recours à des intermédiaires promettant des « garanties » d’approbation. Les équipes de terrain de JRS/SJM proposent des consultations juridiques à Madrid, Barcelone, Bilbao et Séville, et les organisations font pression sur le gouvernement pour que l’arrêté d’application final – encore soumis à l’avis du Conseil d’État – reste « large, fondé sur les droits et adapté aux réalités des lacunes documentaires ».
D’un point de vue mobilité européenne, l’initiative espagnole contraste avec la tendance récente à un durcissement des contrôles migratoires dans d’autres pays du continent. Les groupes de défense estiment qu’elle pourrait servir de modèle à d’autres États membres souhaitant concilier besoins du marché du travail et politiques migratoires humaines. Les entreprises présentes à l’échelle européenne doivent donc suivre de près la possibilité pour les salariés régularisés d’accéder aux permis de transfert intra-entreprise (ICT) ou de demander le statut de résident de longue durée dans l’UE après cinq ans de séjour légal, ce qui pourrait élargir leurs options de mobilité à moyen terme.
Selon ce dispositif, les étrangers pouvant prouver qu’ils résidaient déjà en Espagne avant le 1er janvier 2026 – et qui y ont séjourné au moins cinq mois consécutifs – peuvent déposer leur demande jusqu’au 30 juin 2026. Les candidats retenus recevront une autorisation de séjour et de travail d’un an, renouvelable, qui régularisera leur situation fiscale et sociale et leur ouvrira l’accès aux services publics.
Le ministère de l’Inclusion a publié une FAQ détaillée et lancé un portail web dédié, tandis que 371 bureaux de Correos, 60 agences de la Sécurité sociale et cinq centres d’étrangers traitent les dossiers en présentiel. Pour les employeurs, cette mesure promet d’atténuer les pénuries chroniques de main-d’œuvre dans l’agriculture, l’hôtellerie et les services à domicile – secteurs déjà largement dépendants du travail informel. Les services RH sont invités à préparer à l’avance les offres de contrat et les inscriptions à la Sécurité sociale afin que les salariés nouvellement régularisés puissent être intégrés rapidement dans les paies dès l’obtention des autorisations.
Les responsables de la mobilité internationale en entreprise devraient également vérifier si les membres de la famille des employés peuvent bénéficier de la même procédure, car les personnes à charge peuvent déposer des demandes liées. Les ONG insistent sur le fait que ce décret constitue une opportunité unique et mettent en garde contre le recours à des intermédiaires promettant des « garanties » d’approbation. Les équipes de terrain de JRS/SJM proposent des consultations juridiques à Madrid, Barcelone, Bilbao et Séville, et les organisations font pression sur le gouvernement pour que l’arrêté d’application final – encore soumis à l’avis du Conseil d’État – reste « large, fondé sur les droits et adapté aux réalités des lacunes documentaires ».
D’un point de vue mobilité européenne, l’initiative espagnole contraste avec la tendance récente à un durcissement des contrôles migratoires dans d’autres pays du continent. Les groupes de défense estiment qu’elle pourrait servir de modèle à d’autres États membres souhaitant concilier besoins du marché du travail et politiques migratoires humaines. Les entreprises présentes à l’échelle européenne doivent donc suivre de près la possibilité pour les salariés régularisés d’accéder aux permis de transfert intra-entreprise (ICT) ou de demander le statut de résident de longue durée dans l’UE après cinq ans de séjour légal, ce qui pourrait élargir leurs options de mobilité à moyen terme.
Source : JRS Europe
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