
Le 17 juin, l’Espagne s’est réveillée face à un paysage migratoire européen totalement transformé. À une minute après minuit, le très attendu Pacte européen sur la migration et l’asile est officiellement entré en vigueur, déclenchant une série de changements juridiques que l’Espagne devra intégrer dans sa législation nationale dans les six prochains mois. Ce pacte simplifie les procédures d’asile dans les zones frontalières extérieures, associe les décisions négatives à une obligation automatique de retour, et impose à chaque État membre — y compris l’Espagne — d’accueillir une part des relocalisations ou de contribuer financièrement lorsque les pays en première ligne sont débordés.
En Espagne, le ministère de l’Intérieur a confirmé que les procédures accélérées aux frontières seront désormais obligatoires dans les zones de transit international des aéroports Madrid-Barajas, Barcelone-El Prat, Málaga-Costa del Sol ainsi qu’aux frontières terrestres de Ceuta et Melilla. Les demandeurs jugés peu susceptibles d’obtenir l’asile devront recevoir une décision en première instance dans un délai de 12 semaines, ce qui pousse avocats et ONG à renforcer d’urgence leurs capacités juridiques sur place. Le gouvernement devra également augmenter les places de rétention pour les retours et créer une nouvelle « réserve de solidarité » de 1 800 places pour les personnes relocalisées depuis la Grèce et l’Italie cette année.
Les responsables de la mobilité en entreprise devront suivre de près les délais de traitement: les salariés transférés avec une carte bleue européenne hautement qualifiée ne verront guère de changement, mais les demandes de regroupement familial et les demandes humanitaires transitant par les frontières extérieures espagnoles pourront désormais être orientées vers la procédure accélérée, augmentant ainsi le risque de refus inattendu. Les compagnies aériennes opérant des vols long-courriers vers Madrid et Barcelone devront aussi intégrer les règles du pacte sur la transmission anticipée des données passagers, qui exigent l’envoi de données biométriques supplémentaires à Frontex avant le décollage. Le non-respect de ces règles entraînera des amendes pouvant atteindre 40 000 € par incident.
Les ONG espagnoles critiquent ce pacte, estimant qu’il privilégie le contrôle au détriment de la protection, tandis que les organisations patronales saluent la promesse d’une harmonisation des règles à l’échelle européenne. Quoi qu’il en soit, les services RH disposent d’un délai très court pour mettre à jour leurs politiques de mobilité internationale, leurs checklists voyageurs et leurs protocoles de gestion de crise avant la première vague de décisions accélérées aux frontières prévue cet été.
En Espagne, le ministère de l’Intérieur a confirmé que les procédures accélérées aux frontières seront désormais obligatoires dans les zones de transit international des aéroports Madrid-Barajas, Barcelone-El Prat, Málaga-Costa del Sol ainsi qu’aux frontières terrestres de Ceuta et Melilla. Les demandeurs jugés peu susceptibles d’obtenir l’asile devront recevoir une décision en première instance dans un délai de 12 semaines, ce qui pousse avocats et ONG à renforcer d’urgence leurs capacités juridiques sur place. Le gouvernement devra également augmenter les places de rétention pour les retours et créer une nouvelle « réserve de solidarité » de 1 800 places pour les personnes relocalisées depuis la Grèce et l’Italie cette année.
Les responsables de la mobilité en entreprise devront suivre de près les délais de traitement: les salariés transférés avec une carte bleue européenne hautement qualifiée ne verront guère de changement, mais les demandes de regroupement familial et les demandes humanitaires transitant par les frontières extérieures espagnoles pourront désormais être orientées vers la procédure accélérée, augmentant ainsi le risque de refus inattendu. Les compagnies aériennes opérant des vols long-courriers vers Madrid et Barcelone devront aussi intégrer les règles du pacte sur la transmission anticipée des données passagers, qui exigent l’envoi de données biométriques supplémentaires à Frontex avant le décollage. Le non-respect de ces règles entraînera des amendes pouvant atteindre 40 000 € par incident.
Les ONG espagnoles critiquent ce pacte, estimant qu’il privilégie le contrôle au détriment de la protection, tandis que les organisations patronales saluent la promesse d’une harmonisation des règles à l’échelle européenne. Quoi qu’il en soit, les services RH disposent d’un délai très court pour mettre à jour leurs politiques de mobilité internationale, leurs checklists voyageurs et leurs protocoles de gestion de crise avant la première vague de décisions accélérées aux frontières prévue cet été.
Source : elDiario.es
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