
Le gouvernement brésilien a discrètement publié le texte consolidé de l’Accord de partenariat Mercosur–Union européenne (EMPA) le 24 juin, quelques semaines seulement après l’entrée en application provisoire de l’Accord commercial intérimaire (ITA) le 1er mai. Si les gros titres ont surtout mis en avant les quotas sans droits de douane pour le bœuf et la volaille, le document de 2 600 pages comprend également un chapitre dédié à l’entrée temporaire des hommes d’affaires, professionnels indépendants et transferts intra-entreprises.
Selon ce chapitre, le Brésil et l’UE s’engagent à délivrer des visas de visiteur d’affaires de courte durée, jusqu’à 90 jours, « en cinq jours ouvrables dans la mesure du possible », et à créer des files consulaires accélérées pour les investisseurs dont les projets dépassent 1 million d’euros. Les stagiaires diplômés mutés au sein d’une entreprise pourront bénéficier de séjours allant jusqu’à un an, renouvelables une fois, tandis que les transferts de personnel hautement qualifié pourront rester jusqu’à trois ans.
L’accord fixe également un délai de 60 jours pour les décisions relatives aux permis de travail et prévoit la négociation, dans les deux ans suivant son entrée en vigueur, de la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles en ingénierie et technologies de l’information et de la communication (TIC). Pour les employeurs multinationaux, le calendrier est crucial: les réductions tarifaires ont débuté le 1er mai, mais les concessions en matière de mobilité ne deviendront contraignantes qu’après la ratification de l’EMPA par tous les parlements de l’UE et du Mercosur.
En attendant, Brasilia a demandé à tous les ministères fédéraux de préparer les modifications administratives nécessaires pour que le Brésil puisse appliquer les nouvelles catégories de visas « dès le premier jour » une fois que Bruxelles aura donné son feu vert. Les entreprises sont donc invitées à identifier dès maintenant les collaborateurs détachés, sous-traitants et prestataires de services susceptibles de bénéficier de ces règles simplifiées, et à prévoir un budget pour les coûts liés à une adoption rapide, tels que la mise à jour des logiciels d’immigration et la formation des ressources humaines.
Les juristes spécialisés en commerce soulignent que l’accord contient une « clause de rendez-vous » permettant à chaque partie de suspendre le traitement préférentiel si l’autre impose de nouvelles barrières à la circulation des personnes. Cela incite les deux blocs à maîtriser les délais de traitement consulaire — une bonne nouvelle alors que les retards pour les visas américains des cadres brésiliens dépassent encore 200 jours à São Paulo.
Les entreprises qui dépendent de chaînes d’approvisionnement duales UE-Mercosur — notamment dans l’automobile, l’aérospatiale et l’agritech — sont celles qui tireront le plus grand bénéfice d’un déploiement plus rapide des techniciens et d’un voyage à court terme simplifié pour le support après-vente. Si la ratification se déroule sans encombre, le chapitre sur la mobilité du travail pourrait entrer en vigueur d’ici fin 2027.
Les entreprises doivent suivre de près le vote de la commission du commerce du Parlement européen, attendu après la pause estivale, ainsi que le débat au Congrès brésilien, où les législateurs ont indiqué qu’ils demanderont un rapport annuel sur le nombre de visas délivrés dans le cadre des nouvelles catégories.
Selon ce chapitre, le Brésil et l’UE s’engagent à délivrer des visas de visiteur d’affaires de courte durée, jusqu’à 90 jours, « en cinq jours ouvrables dans la mesure du possible », et à créer des files consulaires accélérées pour les investisseurs dont les projets dépassent 1 million d’euros. Les stagiaires diplômés mutés au sein d’une entreprise pourront bénéficier de séjours allant jusqu’à un an, renouvelables une fois, tandis que les transferts de personnel hautement qualifié pourront rester jusqu’à trois ans.
L’accord fixe également un délai de 60 jours pour les décisions relatives aux permis de travail et prévoit la négociation, dans les deux ans suivant son entrée en vigueur, de la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles en ingénierie et technologies de l’information et de la communication (TIC). Pour les employeurs multinationaux, le calendrier est crucial: les réductions tarifaires ont débuté le 1er mai, mais les concessions en matière de mobilité ne deviendront contraignantes qu’après la ratification de l’EMPA par tous les parlements de l’UE et du Mercosur.
En attendant, Brasilia a demandé à tous les ministères fédéraux de préparer les modifications administratives nécessaires pour que le Brésil puisse appliquer les nouvelles catégories de visas « dès le premier jour » une fois que Bruxelles aura donné son feu vert. Les entreprises sont donc invitées à identifier dès maintenant les collaborateurs détachés, sous-traitants et prestataires de services susceptibles de bénéficier de ces règles simplifiées, et à prévoir un budget pour les coûts liés à une adoption rapide, tels que la mise à jour des logiciels d’immigration et la formation des ressources humaines.
Les juristes spécialisés en commerce soulignent que l’accord contient une « clause de rendez-vous » permettant à chaque partie de suspendre le traitement préférentiel si l’autre impose de nouvelles barrières à la circulation des personnes. Cela incite les deux blocs à maîtriser les délais de traitement consulaire — une bonne nouvelle alors que les retards pour les visas américains des cadres brésiliens dépassent encore 200 jours à São Paulo.
Les entreprises qui dépendent de chaînes d’approvisionnement duales UE-Mercosur — notamment dans l’automobile, l’aérospatiale et l’agritech — sont celles qui tireront le plus grand bénéfice d’un déploiement plus rapide des techniciens et d’un voyage à court terme simplifié pour le support après-vente. Si la ratification se déroule sans encombre, le chapitre sur la mobilité du travail pourrait entrer en vigueur d’ici fin 2027.
Les entreprises doivent suivre de près le vote de la commission du commerce du Parlement européen, attendu après la pause estivale, ainsi que le débat au Congrès brésilien, où les législateurs ont indiqué qu’ils demanderont un rapport annuel sur le nombre de visas délivrés dans le cadre des nouvelles catégories.
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