
L’ambitieuse initiative de l’Espagne visant à accorder des permis de séjour et de travail d’un an à plus d’un million de migrants en situation irrégulière rencontre un obstacle juridique. Le 1er juillet, la Cour suprême espagnole a donné aux gouvernements régionaux d’Aragon et de Valence cinq jours pour indiquer s’ils souhaitent que la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) soit saisie d’une question préjudicielle. Ces régions estiment que le décret royal d’avril, qui fonde cette amnistie, pourrait être en contradiction avec les dispositions du Pacte européen sur la migration et l’asile ainsi qu’avec les règles de Schengen concernant la coordination des mesures de régularisation.
Si la Cour suprême décide de saisir la CJUE, cela ne suspendrait pas automatiquement le processus en Espagne, mais introduirait une incertitude juridique au moment où les demandeurs étrangers attendent une décision sur leur statut. Le gouvernement central de Madrid insiste sur le fait que les permis délivrés ne sont valables que sur le territoire espagnol et ne constituent donc pas un risque d’« accès détourné à l’espace Schengen », un argument qu’il met en avant pour contrer les critiques des autres États membres.
Les avocats spécialisés en immigration préviennent qu’une saisine de la CJUE pourrait retarder les renouvellements et compliquer l’intégration sur le marché du travail des employeurs ayant déjà proposé des contrats aux futurs travailleurs. Cet épisode illustre la délicate position politique de l’Espagne, qui doit concilier un besoin économique de main-d’œuvre étrangère avec la pression croissante des partis d’opposition et de certaines communautés autonomes pour ralentir, voire annuler, la régularisation.
Les secteurs de l’hôtellerie, de l’agriculture et des soins aux personnes âgées – confrontés à des pénuries structurelles – font pression pour que le processus se poursuive, avertissant qu’un arrêt les plongerait dans une crise de recrutement en pleine saison estivale cruciale. Pour les responsables de la mobilité internationale, le message est clair: toute stratégie de recrutement reposant sur cette nouvelle voie d’amnistie espagnole doit anticiper d’éventuels retards liés à des procédures judiciaires.
Les entreprises sont donc invitées à prévoir des délais d’intégration plus longs, à conserver en réserve d’autres catégories de visas (comme les permis pour travailleurs hautement qualifiés ou les résidences pour nomades numériques) et à suivre de près les évolutions devant la Cour suprême via des conseils juridiques fiables. Même si la Cour suprême sollicite un avis européen, les experts estiment qu’un jugement final pourrait prendre plusieurs mois, probablement bien après l’octroi de la majorité des premiers permis.
Ce délai rendrait pratiquement impossible la révocation des cartes déjà délivrées, mais compliquerait aussi à moyen terme le suivi de la conformité et le renouvellement des documents. Les entreprises doivent donc prévoir des ressources supplémentaires pour les audits post-régularisation et la communication avec les employés.
Si la Cour suprême décide de saisir la CJUE, cela ne suspendrait pas automatiquement le processus en Espagne, mais introduirait une incertitude juridique au moment où les demandeurs étrangers attendent une décision sur leur statut. Le gouvernement central de Madrid insiste sur le fait que les permis délivrés ne sont valables que sur le territoire espagnol et ne constituent donc pas un risque d’« accès détourné à l’espace Schengen », un argument qu’il met en avant pour contrer les critiques des autres États membres.
Les avocats spécialisés en immigration préviennent qu’une saisine de la CJUE pourrait retarder les renouvellements et compliquer l’intégration sur le marché du travail des employeurs ayant déjà proposé des contrats aux futurs travailleurs. Cet épisode illustre la délicate position politique de l’Espagne, qui doit concilier un besoin économique de main-d’œuvre étrangère avec la pression croissante des partis d’opposition et de certaines communautés autonomes pour ralentir, voire annuler, la régularisation.
Les secteurs de l’hôtellerie, de l’agriculture et des soins aux personnes âgées – confrontés à des pénuries structurelles – font pression pour que le processus se poursuive, avertissant qu’un arrêt les plongerait dans une crise de recrutement en pleine saison estivale cruciale. Pour les responsables de la mobilité internationale, le message est clair: toute stratégie de recrutement reposant sur cette nouvelle voie d’amnistie espagnole doit anticiper d’éventuels retards liés à des procédures judiciaires.
Les entreprises sont donc invitées à prévoir des délais d’intégration plus longs, à conserver en réserve d’autres catégories de visas (comme les permis pour travailleurs hautement qualifiés ou les résidences pour nomades numériques) et à suivre de près les évolutions devant la Cour suprême via des conseils juridiques fiables. Même si la Cour suprême sollicite un avis européen, les experts estiment qu’un jugement final pourrait prendre plusieurs mois, probablement bien après l’octroi de la majorité des premiers permis.
Ce délai rendrait pratiquement impossible la révocation des cartes déjà délivrées, mais compliquerait aussi à moyen terme le suivi de la conformité et le renouvellement des documents. Les entreprises doivent donc prévoir des ressources supplémentaires pour les audits post-régularisation et la communication avec les employés.
Source : The Local Spain
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