
Avec la clôture de la période de dépôt des demandes, le ministère espagnol de l’Inclusion, de la Sécurité sociale et de la Migration a confirmé, le 1er juillet, avoir enregistré un peu plus d’un million de requêtes pour une autorisation de résidence et de travail dans le cadre de la régularisation exceptionnelle lancée en avril. Le Premier ministre Pedro Sánchez a présenté ce programme comme une réponse « légale, sûre et ordonnée » face au rétrécissement de la population active et au vieillissement démographique de l’Espagne, soulignant que sans une immigration soutenue, le pays pourrait perdre près d’un cinquième de son PIB d’ici 2050.
Les autorités disposent désormais d’un délai légal de 90 jours – jusqu’au 30 septembre – pour accepter ou refuser chaque dossier. Pour respecter ce calendrier, le ministère a réaffecté du personnel provenant de services moins sollicités, autorisé des heures supplémentaires et déployé des outils de vérification documentaire assistés par intelligence artificielle via la plateforme en ligne Mercurio. Le gouvernement a également annoncé un « Plan d’intégration et de citoyenneté » doté de 500 millions d’euros, incluant des formations linguistiques, des actions de montée en compétences et un soutien aux services locaux, afin de permettre aux nouveaux résidents d’accéder rapidement au marché du travail.
Pour les employeurs, ce calendrier serré est à la fois une opportunité et un défi. Une prise de décision rapide pourrait permettre aux entreprises de formaliser les contrats de travail au quatrième trimestre 2026, juste à temps pour le pic touristique de Noël. Mais les équipes RH doivent s’assurer que les travailleurs bénéficient d’une inscription correcte à la Sécurité sociale locale; à défaut, les entreprises s’exposent à des amendes pouvant atteindre 10 000 € par salarié, selon le régime d’inspection du travail espagnol.
Les ONG saluent globalement cette approche axée sur la rapidité, mais mettent en garde: si le ministère rejette un grand nombre de demandes en fin de période, les candidats pourraient se retrouver en situation irrégulière du jour au lendemain. Les associations d’aide juridique appellent donc les entreprises dépendantes de la main-d’œuvre migrante à cofinancer les recours ou à proposer des aides temporaires, afin que les futurs employés restent en situation légale pendant l’examen de leur dossier.
Au-delà de l’impact immédiat sur les ressources humaines, la gestion de cette régularisation par l’Espagne sera scrutée de près à Bruxelles. D’autres États membres de l’UE confrontés à des pénuries de main-d’œuvre – notamment l’Italie et le Portugal – pourraient s’inspirer du modèle madrilène si ce sprint administratif de 90 jours s’avère réalisable.
Les autorités disposent désormais d’un délai légal de 90 jours – jusqu’au 30 septembre – pour accepter ou refuser chaque dossier. Pour respecter ce calendrier, le ministère a réaffecté du personnel provenant de services moins sollicités, autorisé des heures supplémentaires et déployé des outils de vérification documentaire assistés par intelligence artificielle via la plateforme en ligne Mercurio. Le gouvernement a également annoncé un « Plan d’intégration et de citoyenneté » doté de 500 millions d’euros, incluant des formations linguistiques, des actions de montée en compétences et un soutien aux services locaux, afin de permettre aux nouveaux résidents d’accéder rapidement au marché du travail.
Pour les employeurs, ce calendrier serré est à la fois une opportunité et un défi. Une prise de décision rapide pourrait permettre aux entreprises de formaliser les contrats de travail au quatrième trimestre 2026, juste à temps pour le pic touristique de Noël. Mais les équipes RH doivent s’assurer que les travailleurs bénéficient d’une inscription correcte à la Sécurité sociale locale; à défaut, les entreprises s’exposent à des amendes pouvant atteindre 10 000 € par salarié, selon le régime d’inspection du travail espagnol.
Les ONG saluent globalement cette approche axée sur la rapidité, mais mettent en garde: si le ministère rejette un grand nombre de demandes en fin de période, les candidats pourraient se retrouver en situation irrégulière du jour au lendemain. Les associations d’aide juridique appellent donc les entreprises dépendantes de la main-d’œuvre migrante à cofinancer les recours ou à proposer des aides temporaires, afin que les futurs employés restent en situation légale pendant l’examen de leur dossier.
Au-delà de l’impact immédiat sur les ressources humaines, la gestion de cette régularisation par l’Espagne sera scrutée de près à Bruxelles. D’autres États membres de l’UE confrontés à des pénuries de main-d’œuvre – notamment l’Italie et le Portugal – pourraient s’inspirer du modèle madrilène si ce sprint administratif de 90 jours s’avère réalisable.
Source : Le Monde (English edition)
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