
L’agence de presse russe AK&M a rapporté le matin du 4 juillet 2026 que l’Organisation indépendante des agents de bord allemands (UFO) a appelé les équipages de cabine de Lufthansa et CityLine à une grève de 48 heures les 15 et 16 avril 2027, intensifiant ainsi un conflit social qui secoue la plus grande compagnie aérienne d’Europe depuis début 2026. Ce mouvement de grève entraînerait l’arrêt des départs depuis Francfort, Munich, Berlin, Hambourg, Düsseldorf, Cologne, Stuttgart et Hanovre, avec plus de 2 000 vols potentiellement annulés.
Bien que la date soit fixée dans neuf mois, le syndicat explique que cette annonce anticipée permet aux planificateurs de voyages d’affaires de s’organiser au mieux tout en mettant la pression sur la direction pour qu’elle propose une augmentation salariale conforme à l’inflation allemande, qui a atteint 6,4 %. Lufthansa affirme avoir déjà augmenté les salaires de base de 9 % en 2025 et refuse de dépasser les standards du secteur, sous peine de compromettre son programme de réduction des coûts de 2 milliards d’euros. Les négociations ont échoué la semaine dernière, les médiateurs n’ayant pas réussi à trouver un compromis sur l’indexation des salaires à l’inflation et la flexibilité des plannings.
Pour les équipes de mobilité internationale, le calendrier est délicat: la grève coïnciderait avec la fin des vacances scolaires de Pâques en Allemagne et l’ouverture de la Hannover Messe, l’un des plus grands salons industriels mondiaux. Des compagnies alternatives comme Eurowings, Swiss et Austrian Airlines prévoient d’augmenter leur capacité, mais le manque d’avions de réserve limitera les possibilités de réacheminement. Les responsables voyages sont donc invités à réserver des billets remboursables sur les trajets ferroviaires et à envisager la location de bus pour les déplacements intra-allemands.
Selon le règlement européen EU261/2004, les passagers ont droit à un réacheminement ou un remboursement, mais pas à une indemnisation si l’information est donnée au moins deux semaines à l’avance – une faille que Lufthansa pourrait exploiter. Les employeurs restent toutefois responsables de leur devoir de diligence et pourraient devoir prendre en charge les frais d’hébergement et de subsistance des employés bloqués. Les courtiers en assurance recommandent de vérifier les clauses « événements manqués » pour les exposants du salon.
À plus long terme, les analystes de Bernstein mettent en garde contre le risque que des grèves répétées à court préavis érodent la part de marché premium de Lufthansa, les entreprises privilégiant le train pour les trajets de moins de 600 km ou choisissant des hubs concurrents comme Amsterdam et Paris. L’action d’avril pourrait donc être déterminante: un accord rétablirait la confiance, tandis qu’un conflit prolongé risquerait de céder des parts lucratives sur les vols long-courriers aux compagnies moyen-orientales et américaines.
Bien que la date soit fixée dans neuf mois, le syndicat explique que cette annonce anticipée permet aux planificateurs de voyages d’affaires de s’organiser au mieux tout en mettant la pression sur la direction pour qu’elle propose une augmentation salariale conforme à l’inflation allemande, qui a atteint 6,4 %. Lufthansa affirme avoir déjà augmenté les salaires de base de 9 % en 2025 et refuse de dépasser les standards du secteur, sous peine de compromettre son programme de réduction des coûts de 2 milliards d’euros. Les négociations ont échoué la semaine dernière, les médiateurs n’ayant pas réussi à trouver un compromis sur l’indexation des salaires à l’inflation et la flexibilité des plannings.
Pour les équipes de mobilité internationale, le calendrier est délicat: la grève coïnciderait avec la fin des vacances scolaires de Pâques en Allemagne et l’ouverture de la Hannover Messe, l’un des plus grands salons industriels mondiaux. Des compagnies alternatives comme Eurowings, Swiss et Austrian Airlines prévoient d’augmenter leur capacité, mais le manque d’avions de réserve limitera les possibilités de réacheminement. Les responsables voyages sont donc invités à réserver des billets remboursables sur les trajets ferroviaires et à envisager la location de bus pour les déplacements intra-allemands.
Selon le règlement européen EU261/2004, les passagers ont droit à un réacheminement ou un remboursement, mais pas à une indemnisation si l’information est donnée au moins deux semaines à l’avance – une faille que Lufthansa pourrait exploiter. Les employeurs restent toutefois responsables de leur devoir de diligence et pourraient devoir prendre en charge les frais d’hébergement et de subsistance des employés bloqués. Les courtiers en assurance recommandent de vérifier les clauses « événements manqués » pour les exposants du salon.
À plus long terme, les analystes de Bernstein mettent en garde contre le risque que des grèves répétées à court préavis érodent la part de marché premium de Lufthansa, les entreprises privilégiant le train pour les trajets de moins de 600 km ou choisissant des hubs concurrents comme Amsterdam et Paris. L’action d’avril pourrait donc être déterminante: un accord rétablirait la confiance, tandis qu’un conflit prolongé risquerait de céder des parts lucratives sur les vols long-courriers aux compagnies moyen-orientales et américaines.
Source : AK&M Newswire
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