
Le 25 juin 2026, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) ont discrètement publié un arrêté — rendu public le 16 juillet — prolongeant de 30 jours la suspension du « droit d’introduction » des personnes ayant séjourné dans certains pays touchés par Ebola au cours des 21 derniers jours. Émis en vertu des articles 362 et 365 du Public Health Service Act, cette mesure est valable jusqu’au 21 juillet 2026 et peut être renouvelée à la discrétion du Directeur. L’arrêté interdit l’entrée à la plupart des non-citoyens et non-résidents ayant récemment séjourné en République démocratique du Congo, en Ouganda ou dans les pays voisins à haut risque, sauf s’ils bénéficient d’exemptions humanitaires ou diplomatiques très limitées. Les compagnies aériennes doivent acheminer ces voyageurs exemptés vers l’un des 11 aéroports américains désignés où un contrôle renforcé est assuré. Cette décision fait suite aux directives d’urgence émises par les CDC en mai et juin, en réponse à une recrudescence des cas d’Ebola le long du corridor RDC-Soudan du Sud. L’association professionnelle Airlines for America a soumis des commentaires appelant à une approche « plus ciblée et fondée sur le risque », suggérant de viser des provinces spécifiques plutôt que des pays entiers, et d’élargir la liste des aéroports d’arrivée. Les CDC ont refusé, invoquant l’évolution rapide des données épidémiologiques. Les transporteurs restent responsables de la transmission préalable des listes de passagers et s’exposent à des amendes en cas de non-respect. Pour les employeurs multinationales, cette prolongation implique la poursuite des contraintes de transit pour le personnel de projet en rotation en Afrique centrale. Les entreprises sont invitées à revoir leurs plans de gestion de crise, à vérifier la couverture des évacuations médicales et à informer les voyageurs que des itinéraires passant par des pays interdits — même sans débarquement — peuvent entraîner un refus d’embarquement vers les États-Unis. Les responsables de la chaîne d’approvisionnement déplaçant techniciens ou ingénieurs vers des projets miniers et énergétiques dans la région doivent prévoir des délais supplémentaires pour des quarantaines dans des pays tiers ou des solutions de travail à distance, jusqu’à ce que l’épidémie soit maîtrisée.
Source : Federal Register
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