
Le ministre fédéral de l’Intérieur allemand, Alexander Dobrindt, a surpris les voyageurs et le monde des affaires le matin du 18 juillet en annonçant un passage d’un niveau de menace terroriste « abstrait » à un niveau « élevé ». Dans une interview accordée à Welt am Sonntag, Dobrindt a révélé que les services de renseignement avaient intercepté des plans concrets visant les infrastructures de transport ainsi que des « personnes ou installations symbolisant la société ouverte que nous défendons ».
Bien que le ministre n’ait pas annoncé de nouvelles restrictions de voyage à l’intérieur du pays, il a confirmé le déploiement de renforts de la Bundespolizei dans les 15 aéroports internationaux allemands ainsi qu’aux points de passage terrestres avec la Pologne, la République tchèque, la Suisse et les pays du Benelux.
Pour les responsables des déplacements professionnels, ce changement se traduit par des files d’attente plus longues aux contrôles aux frontières, des contrôles aléatoires de véhicules dans l’espace Schengen et une probabilité accrue de contrôles secondaires pour les cargaisons aériennes. L’exploitant de l’aéroport de Francfort, Fraport, a informé ses clients professionnels de l’activation de son « Plan de contingence niveau 2 », avec le renfort de 600 agents de sécurité privés supplémentaires aux postes de contrôle des passagers durant la période estivale chargée.
Les opérateurs ferroviaires Deutsche Bahn et Thalys ont également doublé les patrouilles en civil sur les trains ICE et les services transfrontaliers. En coulisses, les équipes de gestion des risques chez des multinationales telles que BASF et Siemens ont réactivé les procédures internes d’approbation des déplacements, mises en place lors de la vague sécuritaire de 2016-2017. Les entreprises conseillent à leurs collaborateurs d’ajouter au moins 45 minutes aux temps d’attente dans les aéroports et de se munir de justificatifs physiques de leur motif professionnel — invitations à des réunions, par exemple — lors des passages de frontières internes à Schengen, en cas de contrôles ponctuels par des unités mobiles.
Les analystes politiques soulignent que cette décision renforce la position de Dobrindt dans le différend en cours avec la Commission européenne concernant les contrôles frontaliers quasi permanents en Allemagne, que Bruxelles souhaite voir progressivement supprimés. En présentant la menace comme immédiate et transnationale, Berlin peut justifier que la prolongation de six mois, à décider d’ici la mi-août, est une mesure de sécurité incontournable plutôt qu’un geste politique.
Si l’alerte élevée se prolonge jusqu’en septembre, les équipes RH et mobilité internationale doivent s’attendre à des répercussions: réduction des créneaux de rendez-vous pour visas dans les consulats allemands (du fait de la réaffectation du personnel de sécurité), possibles ajustements des horaires de vols dans les hubs du groupe Lufthansa, et nouvelles hausses des primes d’assurance pour les expatriés dans les grandes villes allemandes.
Les entreprises sont donc invitées à mettre à jour leurs annuaires d’urgence, à revoir leurs documents relatifs au devoir de vigilance et à rappeler aux voyageurs que les contrôles d’identité inopinés à l’intérieur des frontières allemandes sont légaux en vertu de l’ordonnance de sécurité en vigueur.
Bien que le ministre n’ait pas annoncé de nouvelles restrictions de voyage à l’intérieur du pays, il a confirmé le déploiement de renforts de la Bundespolizei dans les 15 aéroports internationaux allemands ainsi qu’aux points de passage terrestres avec la Pologne, la République tchèque, la Suisse et les pays du Benelux.
Pour les responsables des déplacements professionnels, ce changement se traduit par des files d’attente plus longues aux contrôles aux frontières, des contrôles aléatoires de véhicules dans l’espace Schengen et une probabilité accrue de contrôles secondaires pour les cargaisons aériennes. L’exploitant de l’aéroport de Francfort, Fraport, a informé ses clients professionnels de l’activation de son « Plan de contingence niveau 2 », avec le renfort de 600 agents de sécurité privés supplémentaires aux postes de contrôle des passagers durant la période estivale chargée.
Les opérateurs ferroviaires Deutsche Bahn et Thalys ont également doublé les patrouilles en civil sur les trains ICE et les services transfrontaliers. En coulisses, les équipes de gestion des risques chez des multinationales telles que BASF et Siemens ont réactivé les procédures internes d’approbation des déplacements, mises en place lors de la vague sécuritaire de 2016-2017. Les entreprises conseillent à leurs collaborateurs d’ajouter au moins 45 minutes aux temps d’attente dans les aéroports et de se munir de justificatifs physiques de leur motif professionnel — invitations à des réunions, par exemple — lors des passages de frontières internes à Schengen, en cas de contrôles ponctuels par des unités mobiles.
Les analystes politiques soulignent que cette décision renforce la position de Dobrindt dans le différend en cours avec la Commission européenne concernant les contrôles frontaliers quasi permanents en Allemagne, que Bruxelles souhaite voir progressivement supprimés. En présentant la menace comme immédiate et transnationale, Berlin peut justifier que la prolongation de six mois, à décider d’ici la mi-août, est une mesure de sécurité incontournable plutôt qu’un geste politique.
Si l’alerte élevée se prolonge jusqu’en septembre, les équipes RH et mobilité internationale doivent s’attendre à des répercussions: réduction des créneaux de rendez-vous pour visas dans les consulats allemands (du fait de la réaffectation du personnel de sécurité), possibles ajustements des horaires de vols dans les hubs du groupe Lufthansa, et nouvelles hausses des primes d’assurance pour les expatriés dans les grandes villes allemandes.
Les entreprises sont donc invitées à mettre à jour leurs annuaires d’urgence, à revoir leurs documents relatifs au devoir de vigilance et à rappeler aux voyageurs que les contrôles d’identité inopinés à l’intérieur des frontières allemandes sont légaux en vertu de l’ordonnance de sécurité en vigueur.
Source : Deutsche Welle
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