
Lors d'une visite à Salzbourg le 19 juillet, Magnus Brunner, commissaire européen à la Migration et ancien ministre autrichien des Finances (ÖVP), a déclaré qu'il était temps de suspendre les contrôles temporaires que l'Allemagne maintient à sa frontière avec l'Autriche. Ces contrôles, instaurés en 2015 au plus fort de la crise migratoire en Europe, sont prolongés tous les six mois depuis. Selon Brunner, les passages irréguliers sur cet axe ont diminué de 37 % au premier semestre 2026 et de 55 % sur les deux dernières années, prouvant que « nous avons repris le contrôle » de la situation.
Cette prise de position met Vienne dans une position délicate. Le ministre de l’Intérieur, Gerhard Karner, s’est rangé du côté de sa collègue allemande Nancy Faeser, favorable au maintien des contrôles, arguant qu’ils dissuadent les passeurs et aident la police à interpeller des fugitifs recherchés par des mandats d’arrêt européens. Lors d’une récente réunion bilatérale, les deux ministres ont convenu de poursuivre les patrouilles conjointes et les contrôles aléatoires à Walserberg et aux autres points de passage.
Les milieux économiques, en revanche, dénoncent les retards dans le transport de marchandises, qui alourdissent les coûts et créent de l’incertitude dans les chaînes d’approvisionnement transfrontalières. L’argument de Brunner est repris par les automobilistes et vacanciers interrogés par l’ORF au poste de contrôle de Walserberg. La plupart estiment que l’arrêt obligatoire leur fait perdre jusqu’à une heure aux heures de pointe et qu’il n’est « plus proportionné » alors que les flux migratoires diminuent.
Les professionnels du tourisme en Salzbourg et en Bavière redoutent un nouvel été de bouchons, au moment même où la haute saison bat son plein. Selon le Code Schengen, les contrôles aux frontières intérieures doivent rester une mesure de dernier recours, strictement limitée dans le temps. En avril, la Cour de justice de l’Union européenne avait déjà mis en garde contre certains États membres qui abusent des bases légales pour prolonger ces contrôles à répétition.
Si l’Autriche rejoint la position de Brunner, cela renforcerait la Commission européenne dans sa volonté de convaincre Berlin de laisser expirer ce dispositif à l’échéance actuelle, en octobre. Pour les entreprises qui déplacent personnel et marchandises à travers le corridor alpin, cette bataille politique dépasse le simple symbole. Les transitaires estiment qu’un délai supplémentaire de 15 minutes coûte environ 80 € en frais de conducteur et de carburant par camion. Les multinationales qui gèrent des chaînes de production en flux tendu entre la Bavière et la Haute-Autriche suivent donc de près la prochaine décision et appellent les deux capitales à adopter des contrôles ciblés, basés sur le risque et le renseignement, comme le préconise la Commission, plutôt que des contrôles systématiques.
Cette prise de position met Vienne dans une position délicate. Le ministre de l’Intérieur, Gerhard Karner, s’est rangé du côté de sa collègue allemande Nancy Faeser, favorable au maintien des contrôles, arguant qu’ils dissuadent les passeurs et aident la police à interpeller des fugitifs recherchés par des mandats d’arrêt européens. Lors d’une récente réunion bilatérale, les deux ministres ont convenu de poursuivre les patrouilles conjointes et les contrôles aléatoires à Walserberg et aux autres points de passage.
Les milieux économiques, en revanche, dénoncent les retards dans le transport de marchandises, qui alourdissent les coûts et créent de l’incertitude dans les chaînes d’approvisionnement transfrontalières. L’argument de Brunner est repris par les automobilistes et vacanciers interrogés par l’ORF au poste de contrôle de Walserberg. La plupart estiment que l’arrêt obligatoire leur fait perdre jusqu’à une heure aux heures de pointe et qu’il n’est « plus proportionné » alors que les flux migratoires diminuent.
Les professionnels du tourisme en Salzbourg et en Bavière redoutent un nouvel été de bouchons, au moment même où la haute saison bat son plein. Selon le Code Schengen, les contrôles aux frontières intérieures doivent rester une mesure de dernier recours, strictement limitée dans le temps. En avril, la Cour de justice de l’Union européenne avait déjà mis en garde contre certains États membres qui abusent des bases légales pour prolonger ces contrôles à répétition.
Si l’Autriche rejoint la position de Brunner, cela renforcerait la Commission européenne dans sa volonté de convaincre Berlin de laisser expirer ce dispositif à l’échéance actuelle, en octobre. Pour les entreprises qui déplacent personnel et marchandises à travers le corridor alpin, cette bataille politique dépasse le simple symbole. Les transitaires estiment qu’un délai supplémentaire de 15 minutes coûte environ 80 € en frais de conducteur et de carburant par camion. Les multinationales qui gèrent des chaînes de production en flux tendu entre la Bavière et la Haute-Autriche suivent donc de près la prochaine décision et appellent les deux capitales à adopter des contrôles ciblés, basés sur le risque et le renseignement, comme le préconise la Commission, plutôt que des contrôles systématiques.
Source : ORF Salzburg
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