
Le Département de la Sécurité intérieure (DHS) a finalisé une règle qui va profondément modifier la durée de séjour des étudiants étrangers en visa F-1 (académique) et J-1 (échange) aux États-Unis. À partir de septembre, les étudiants admis après cette date se verront accorder une période de séjour fixe, limitée à quatre ans maximum. Pour poursuivre leurs études ou effectuer une formation pratique post-diplôme au-delà de cette période, ils devront demander une extension et satisfaire à des contrôles de conformité supplémentaires.
Depuis plus d’un demi-siècle, les étudiants étrangers bénéficiaient d’un statut « durée du programme », leur permettant de rester aux États-Unis tant qu’ils suivaient un cursus complet. Les universités, notamment celles axées sur la recherche avec des programmes doctoraux souvent supérieurs à quatre ans, dénoncent une lourdeur administrative accrue qui compliquera la planification des cursus. Les associations de l’enseignement supérieur préviennent que les responsables désignés des établissements (Designated School Officials) seront submergés par les demandes d’extension, et que le DHS devra mobiliser des ressources importantes pour les traiter dans les délais.
Le DHS justifie cette mesure en affirmant qu’elle ferme une faille qui aurait permis à certains étudiants de prolonger indéfiniment leur séjour en changeant de spécialité ou d’établissement. Dans un communiqué, le secrétaire Markwayne Mullin a déclaré que cette règle « rétablira notre capacité à contrôler, vérifier et surveiller correctement les personnes sur notre territoire ». Le règlement final renforce également les conditions de changement de programme académique en cours de cursus, nécessitant désormais l’approbation gouvernementale dans de nombreux cas.
Les universités rétorquent que les étudiants internationaux sont déjà parmi les populations non-immigrantes les plus surveillées: ils sont suivis dans la base de données SEVIS, doivent signaler tout changement d’adresse sous dix jours, et obtenir un nouveau formulaire I-20 à chaque changement de spécialité. Les détracteurs craignent que cette nouvelle règle ne dissuade les talents étrangers et aggrave la baisse des inscriptions internationales, qui diminue chaque année depuis 2023.
Les organisations professionnelles soulignent que plus de la moitié des inscriptions en master et doctorat dans les filières STEM (sciences, technologie, ingénierie, mathématiques) aux États-Unis concernent des étudiants internationaux; limiter leur séjour pourrait réduire le vivier de talents pour les entreprises technologiques américaines.
Conseils pratiques pour employeurs et étudiants: (1) intégrer la limite de quatre ans dans les plans à long terme de formation et de recrutement en R&D; (2) anticiper une hausse des demandes de prolongation de séjour et d’extensions de formation pratique optionnelle (OPT); (3) suivre attentivement les futures directives du DHS sur les critères « académiques impérieux » justifiant une extension. Les universités sont invitées à préparer dès maintenant des dossiers types pour les demandes d’extension afin de limiter les perturbations lors de l’entrée en vigueur de la règle.
Depuis plus d’un demi-siècle, les étudiants étrangers bénéficiaient d’un statut « durée du programme », leur permettant de rester aux États-Unis tant qu’ils suivaient un cursus complet. Les universités, notamment celles axées sur la recherche avec des programmes doctoraux souvent supérieurs à quatre ans, dénoncent une lourdeur administrative accrue qui compliquera la planification des cursus. Les associations de l’enseignement supérieur préviennent que les responsables désignés des établissements (Designated School Officials) seront submergés par les demandes d’extension, et que le DHS devra mobiliser des ressources importantes pour les traiter dans les délais.
Le DHS justifie cette mesure en affirmant qu’elle ferme une faille qui aurait permis à certains étudiants de prolonger indéfiniment leur séjour en changeant de spécialité ou d’établissement. Dans un communiqué, le secrétaire Markwayne Mullin a déclaré que cette règle « rétablira notre capacité à contrôler, vérifier et surveiller correctement les personnes sur notre territoire ». Le règlement final renforce également les conditions de changement de programme académique en cours de cursus, nécessitant désormais l’approbation gouvernementale dans de nombreux cas.
Les universités rétorquent que les étudiants internationaux sont déjà parmi les populations non-immigrantes les plus surveillées: ils sont suivis dans la base de données SEVIS, doivent signaler tout changement d’adresse sous dix jours, et obtenir un nouveau formulaire I-20 à chaque changement de spécialité. Les détracteurs craignent que cette nouvelle règle ne dissuade les talents étrangers et aggrave la baisse des inscriptions internationales, qui diminue chaque année depuis 2023.
Les organisations professionnelles soulignent que plus de la moitié des inscriptions en master et doctorat dans les filières STEM (sciences, technologie, ingénierie, mathématiques) aux États-Unis concernent des étudiants internationaux; limiter leur séjour pourrait réduire le vivier de talents pour les entreprises technologiques américaines.
Conseils pratiques pour employeurs et étudiants: (1) intégrer la limite de quatre ans dans les plans à long terme de formation et de recrutement en R&D; (2) anticiper une hausse des demandes de prolongation de séjour et d’extensions de formation pratique optionnelle (OPT); (3) suivre attentivement les futures directives du DHS sur les critères « académiques impérieux » justifiant une extension. Les universités sont invitées à préparer dès maintenant des dossiers types pour les demandes d’extension afin de limiter les perturbations lors de l’entrée en vigueur de la règle.
Source : WBUR / Associated Press
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