
Pour la première fois en 30 ans d’existence, la Cour de retrait des terroristes étrangers (ATRC) des États-Unis a été saisie par le ministère de la Justice pour ordonner l’expulsion d’un non-citoyen accusé d’activités terroristes. Une requête d’une page a été déposée la semaine dernière et reconnue par le juge en chef de la cour, l’un des cinq magistrats nommés par le président de la Cour suprême, John Roberts. L’identité et la nationalité de la personne concernée restent confidentielles, mais le dossier confirme qu’une audience à huis clos a déjà eu lieu et que les procureurs doivent fournir des preuves supplémentaires ce mercredi.
Créée en 1996, l’ATRC permet au gouvernement de présenter des renseignements classifiés à huis clos tout en obtenant une ordonnance judiciaire d’expulsion. Restée inactive pendant trois décennies, l’administration s’appuyait jusque-là sur les tribunaux d’immigration classiques ou les poursuites pénales, même dans des affaires terroristes très médiatisées comme celle du « Sheikh aveugle » en 1993 ou l’attentat du marathon de Boston en 2013. La réactivation de cette cour témoigne de la volonté de l’administration Trump d’utiliser tous les outils légaux disponibles pour accélérer les expulsions considérées comme des menaces à la sécurité nationale.
Contrairement aux tribunaux d’immigration ordinaires, l’ATRC peut recevoir des preuves classifiées en l’absence de la défense et à huis clos, et autoriser des témoignages anonymes. Les associations de défense des libertés civiles dénoncent depuis longtemps ce procédé, estimant qu’il porte atteinte aux garanties du procès équitable, notamment parce que les avocats de la défense doivent obtenir une habilitation de sécurité pour accéder à certaines preuves, voire peuvent en être totalement exclus. Les règles de la cour interdisent également les appels en dehors des cours d’appel fédérales, ce qui pourrait accélérer l’exécution des ordonnances d’expulsion.
Pour les entreprises multinationales, un recours plus fréquent à l’ATRC pourrait bouleverser la gestion de la conformité. Les employés non-citoyens faisant l’objet d’enquêtes pour des raisons de sécurité pourraient se retrouver devant un tribunal peu connu et opaque, compliquant la surveillance des risques juridiques par les employeurs et le soutien aux salariés concernés. Les responsables de la mobilité internationale doivent revoir leurs protocoles internes d’alerte et s’assurer que les enquêtes liées à la sécurité soient signalées rapidement afin que les avocats puissent se préparer à d’éventuelles procédures devant l’ATRC.
Concrètement, cette affaire testera la rapidité avec laquelle le département de la Sécurité intérieure pourra exécuter une ordonnance d’expulsion fondée sur des preuves classifiées, un précédent qui pourrait inciter le gouvernement à confier davantage de dossiers complexes de sécurité nationale à l’ATRC plutôt qu’aux tribunaux d’immigration traditionnels. Les observateurs anticipent des recours en justice pour contester la constitutionnalité de la cour si sa première décision aboutit à une expulsion basée sur des preuves secrètes.
Créée en 1996, l’ATRC permet au gouvernement de présenter des renseignements classifiés à huis clos tout en obtenant une ordonnance judiciaire d’expulsion. Restée inactive pendant trois décennies, l’administration s’appuyait jusque-là sur les tribunaux d’immigration classiques ou les poursuites pénales, même dans des affaires terroristes très médiatisées comme celle du « Sheikh aveugle » en 1993 ou l’attentat du marathon de Boston en 2013. La réactivation de cette cour témoigne de la volonté de l’administration Trump d’utiliser tous les outils légaux disponibles pour accélérer les expulsions considérées comme des menaces à la sécurité nationale.
Contrairement aux tribunaux d’immigration ordinaires, l’ATRC peut recevoir des preuves classifiées en l’absence de la défense et à huis clos, et autoriser des témoignages anonymes. Les associations de défense des libertés civiles dénoncent depuis longtemps ce procédé, estimant qu’il porte atteinte aux garanties du procès équitable, notamment parce que les avocats de la défense doivent obtenir une habilitation de sécurité pour accéder à certaines preuves, voire peuvent en être totalement exclus. Les règles de la cour interdisent également les appels en dehors des cours d’appel fédérales, ce qui pourrait accélérer l’exécution des ordonnances d’expulsion.
Pour les entreprises multinationales, un recours plus fréquent à l’ATRC pourrait bouleverser la gestion de la conformité. Les employés non-citoyens faisant l’objet d’enquêtes pour des raisons de sécurité pourraient se retrouver devant un tribunal peu connu et opaque, compliquant la surveillance des risques juridiques par les employeurs et le soutien aux salariés concernés. Les responsables de la mobilité internationale doivent revoir leurs protocoles internes d’alerte et s’assurer que les enquêtes liées à la sécurité soient signalées rapidement afin que les avocats puissent se préparer à d’éventuelles procédures devant l’ATRC.
Concrètement, cette affaire testera la rapidité avec laquelle le département de la Sécurité intérieure pourra exécuter une ordonnance d’expulsion fondée sur des preuves classifiées, un précédent qui pourrait inciter le gouvernement à confier davantage de dossiers complexes de sécurité nationale à l’ATRC plutôt qu’aux tribunaux d’immigration traditionnels. Les observateurs anticipent des recours en justice pour contester la constitutionnalité de la cour si sa première décision aboutit à une expulsion basée sur des preuves secrètes.
Source : Associated Press