
Le 27 juillet 2026, le Département de la Sécurité intérieure (DHS) a publié une règle provisoire qui va profondément transformer la gestion de nombreuses demandes d’asile affirmatives aux États-Unis. À partir du 28 juillet, les agents d’asile pourront désormais renvoyer certains dossiers directement devant les tribunaux d’immigration, sans passer par l’entretien non contradictoire traditionnel. Cette mesure s’applique notamment aux demandes déposées plus d’un an après l’entrée sur le territoire, aux candidats ayant manqué un entretien programmé, ou lorsque l’agent estime que la demande est manifestement frivole ou déposée uniquement pour obtenir un permis de travail.
Joseph Edlow, directeur de l’USCIS, présente cette règle comme un outil de réduction des arriérés, rappelant que le stock de dossiers affirmatifs dépasse 1,4 million de cas. En supprimant les entretiens pour environ 444 000 dossiers en attente, l’agence prévoit d’économiser 1,3 million d’heures de travail d’agents sur les deux prochaines années fiscales. Le DHS affirme également que cette mesure dissuadera les dépôts « opportunistes » visant uniquement à obtenir un permis de travail.
Les défenseurs des droits des migrants et d’anciens responsables dénoncent au contraire cette réforme. Ils alertent sur le fait que transférer ces dossiers vers un système judiciaire déjà saturé – avec plus de trois millions de procédures en cours – allongera les délais de traitement, augmentera les détentions et privera les demandeurs du processus plus protecteur basé sur l’entretien, tel que prévu par le Congrès. Doris Meissner, ancienne commissaire de l’INS et aujourd’hui au Migration Policy Institute, qualifie cette mesure de « voie rapide vers le refus », sacrifiant l’équité au profit de la rapidité. Elle souligne aussi que les entretiens d’asile, contrairement aux audiences judiciaires, ne nécessitent pas d’avocats du gouvernement, ce qui les rend à la fois plus rapides et moins coûteux.
Pour les employeurs et les responsables de la mobilité internationale, cette règle a des conséquences immédiates. Les étrangers dont le statut I-94 ou visa expire ne pourront plus compter sur un entretien d’asile en cours pour maintenir leur autorisation de travail; ils risquent d’être placés en procédure d’expulsion, où l’obtention d’un droit au travail est plus difficile. Les entreprises doivent donc auditer leurs effectifs étrangers et identifier les employés dont le statut légal dépend d’une demande d’asile en cours; des plans de contingence – comme des catégories de visa alternatives ou des affectations à l’étranger – pourraient désormais être nécessaires. Les services des ressources humaines doivent aussi se préparer à des interruptions plus longues dans la vérification des droits à l’emploi et à d’éventuelles restrictions de voyage pour le personnel concerné.
La règle provisoire est ouverte aux commentaires publics jusqu’au 25 septembre 2026, mais elle est entrée en vigueur immédiatement. Des recours judiciaires sont attendus. En attendant la décision des tribunaux, les acteurs de la mobilité doivent considérer cette politique comme applicable et adapter leurs procédures de conformité en conséquence.
Joseph Edlow, directeur de l’USCIS, présente cette règle comme un outil de réduction des arriérés, rappelant que le stock de dossiers affirmatifs dépasse 1,4 million de cas. En supprimant les entretiens pour environ 444 000 dossiers en attente, l’agence prévoit d’économiser 1,3 million d’heures de travail d’agents sur les deux prochaines années fiscales. Le DHS affirme également que cette mesure dissuadera les dépôts « opportunistes » visant uniquement à obtenir un permis de travail.
Les défenseurs des droits des migrants et d’anciens responsables dénoncent au contraire cette réforme. Ils alertent sur le fait que transférer ces dossiers vers un système judiciaire déjà saturé – avec plus de trois millions de procédures en cours – allongera les délais de traitement, augmentera les détentions et privera les demandeurs du processus plus protecteur basé sur l’entretien, tel que prévu par le Congrès. Doris Meissner, ancienne commissaire de l’INS et aujourd’hui au Migration Policy Institute, qualifie cette mesure de « voie rapide vers le refus », sacrifiant l’équité au profit de la rapidité. Elle souligne aussi que les entretiens d’asile, contrairement aux audiences judiciaires, ne nécessitent pas d’avocats du gouvernement, ce qui les rend à la fois plus rapides et moins coûteux.
Pour les employeurs et les responsables de la mobilité internationale, cette règle a des conséquences immédiates. Les étrangers dont le statut I-94 ou visa expire ne pourront plus compter sur un entretien d’asile en cours pour maintenir leur autorisation de travail; ils risquent d’être placés en procédure d’expulsion, où l’obtention d’un droit au travail est plus difficile. Les entreprises doivent donc auditer leurs effectifs étrangers et identifier les employés dont le statut légal dépend d’une demande d’asile en cours; des plans de contingence – comme des catégories de visa alternatives ou des affectations à l’étranger – pourraient désormais être nécessaires. Les services des ressources humaines doivent aussi se préparer à des interruptions plus longues dans la vérification des droits à l’emploi et à d’éventuelles restrictions de voyage pour le personnel concerné.
La règle provisoire est ouverte aux commentaires publics jusqu’au 25 septembre 2026, mais elle est entrée en vigueur immédiatement. Des recours judiciaires sont attendus. En attendant la décision des tribunaux, les acteurs de la mobilité doivent considérer cette politique comme applicable et adapter leurs procédures de conformité en conséquence.
Source : Los Angeles Times
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