
Turin – Un jour après sa visite sur les chantiers du Val di Susa, la Première ministre Giorgia Meloni a confirmé, le 28 juillet 2026, que les forces de l’ordre sont autorisées à renforcer les contrôles d’identité aux passages frontaliers entre le Piémont, la Ligurie et la France. Cette décision fait suite aux affrontements du week-end, où des activistes cagoulés, certains venus d’États membres voisins de l’UE, ont attaqué les forces de sécurité protégeant les tunnels du train à grande vitesse (TAV). Bien que le gouvernement n’ait pas rétabli un contrôle frontalier complet (ce qui nécessiterait une notification officielle à Bruxelles), le ministère de l’Intérieur a ordonné à la police d’effectuer des inspections « systématiques et ciblées » des véhicules immatriculés à l’étranger pendant les 72 prochaines heures. Les compagnies de cars assurant les navettes pour les voyageurs d’affaires entre Lyon, Chambéry et Turin signalent déjà des retards de 30 à 45 minutes aux passages du Fréjus et du Col de Tende. Pour les gestionnaires de mobilité, ce durcissement implique que les salariés en mission conduisant ou empruntant des voitures de société depuis la France vers l’Italie doivent impérativement être munis d’un passeport ou d’une carte d’identité ainsi que d’une preuve d’hébergement ou d’une lettre de mission. Des témoignages font également état de demandes de justificatifs de permis de travail pour les ressortissants de pays tiers résidant en France mais détachés temporairement sur des chantiers italiens. Accompagnée du ministre de l’Intérieur Piantedosi, Meloni a déclaré que ces mesures visent à « dissuader la violence organisée déguisée en protestation » et a promis de tenir les auteurs étrangers responsables des dommages causés. Les associations professionnelles impliquées dans la construction du corridor Turin–Lyon ont salué cette initiative, rappelant que les incidents de sécurité ont déjà entraîné un surcoût de 220 millions d’euros pour le projet. Contexte: L’Italie applique depuis le 19 juin des contrôles limités aux frontières terrestres avec la Slovénie, en vertu de l’article 25 du Code frontières Schengen, invoquant des menaces sécuritaires. L’ordre concernant le Val di Susa est plus restreint et temporaire, mais illustre une tendance croissante à une gestion plus flexible et réactive des contrôles aux frontières au sein de l’espace Schengen.
Source : RaiNews.it
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