
Dans l’après-midi du 28 juillet 2026, le Sénat italien (19e législature) a officiellement ouvert le débat général sur le décret-loi 100/2026, une mesure omnibus du gouvernement regroupant des réformes urgentes de la justice et les premières étapes nationales de transposition du « Pacte migration et asile » de l’UE adopté en mai 2024. Ce projet de loi, référencé DDL 1939, doit être converti en loi avant le 12 août sous peine de caducité, mettant le gouvernement sous une forte pression temporelle. Environ 580 amendements ont déjà été déposés, contraignant la chambre haute à prolonger ses séances durant le week-end.
Pour les responsables de la mobilité internationale, les chapitres sur la migration (Titre II) sont les plus déterminants. Ils instaurent des procédures accélérées aux frontières pour les demandeurs originaires de pays avec un faible taux de reconnaissance du statut d’asile, allongent la durée maximale de détention dans les centres de rétention administrative « CPR » de 135 à 240 jours, et confient à l’exécutif la mise en place d’une plateforme numérique consolidée de gestion des dossiers, partagée entre police, préfectures et tribunaux. Cette plateforme vise à s’aligner sur les nouvelles règles européennes de filtrage et Eurodac, réduisant la duplication documentaire pour les transferts entre l’Italie et les autres États Schengen.
Les conseillers en immigration d’entreprise doivent noter deux évolutions positives ayant survécu à l’examen en commission:
• Un nouvel article 32-bis autorisant les employeurs titulaires de certificats de sécurité sociale A1 à détacher du personnel non-UE jusqu’à 90 jours par semestre sans que cela ne compte dans les quotas régionaux, à condition que les travailleurs disposent d’une Carte Bleue UE ou d’un permis ICT italien équivalent;
• Un amendement réduisant de 60 à 30 jours le délai imparti aux préfectures pour valider les autorisations de travail délivrées à l’étranger selon l’article 27-quinquies (transferts intra-entreprise hautement qualifiés).
L’opposition, menée par le Parti démocrate et le Mouvement 5 étoiles, dénonce un texte qui sacrifie les garanties des demandeurs vulnérables au profit de la rapidité administrative. Les ONG alertent sur le risque que l’allongement de la durée de détention aggrave la surpopulation déjà critique des CPR de Trapani, Bari et Milan, posant des risques de non-conformité aux normes européennes d’accueil. Les fédérations patronales, en revanche, saluent la simplification des procédures de détachement et ICT, estimant qu’elle aidera les multinationales à respecter les délais serrés liés au Plan national de relance et de résilience (PNRR).
Prochaines étapes: les rapporteurs répondront au débat en séance le 29 juillet, suivis du vote de clôture attendu le 31 juillet. Le décret sera ensuite transmis à la Chambre des députés où seules des modifications techniques sont envisagées, compte tenu de l’échéance de conversion. Les acteurs de la mobilité doivent suivre attentivement le texte final, car des amendements de dernière minute pourraient encore modifier les dispositions d’exemption de quotas ou introduire de nouvelles exigences documentaires pour les travailleurs détachés.
Pour les responsables de la mobilité internationale, les chapitres sur la migration (Titre II) sont les plus déterminants. Ils instaurent des procédures accélérées aux frontières pour les demandeurs originaires de pays avec un faible taux de reconnaissance du statut d’asile, allongent la durée maximale de détention dans les centres de rétention administrative « CPR » de 135 à 240 jours, et confient à l’exécutif la mise en place d’une plateforme numérique consolidée de gestion des dossiers, partagée entre police, préfectures et tribunaux. Cette plateforme vise à s’aligner sur les nouvelles règles européennes de filtrage et Eurodac, réduisant la duplication documentaire pour les transferts entre l’Italie et les autres États Schengen.
Les conseillers en immigration d’entreprise doivent noter deux évolutions positives ayant survécu à l’examen en commission:
• Un nouvel article 32-bis autorisant les employeurs titulaires de certificats de sécurité sociale A1 à détacher du personnel non-UE jusqu’à 90 jours par semestre sans que cela ne compte dans les quotas régionaux, à condition que les travailleurs disposent d’une Carte Bleue UE ou d’un permis ICT italien équivalent;
• Un amendement réduisant de 60 à 30 jours le délai imparti aux préfectures pour valider les autorisations de travail délivrées à l’étranger selon l’article 27-quinquies (transferts intra-entreprise hautement qualifiés).
L’opposition, menée par le Parti démocrate et le Mouvement 5 étoiles, dénonce un texte qui sacrifie les garanties des demandeurs vulnérables au profit de la rapidité administrative. Les ONG alertent sur le risque que l’allongement de la durée de détention aggrave la surpopulation déjà critique des CPR de Trapani, Bari et Milan, posant des risques de non-conformité aux normes européennes d’accueil. Les fédérations patronales, en revanche, saluent la simplification des procédures de détachement et ICT, estimant qu’elle aidera les multinationales à respecter les délais serrés liés au Plan national de relance et de résilience (PNRR).
Prochaines étapes: les rapporteurs répondront au débat en séance le 29 juillet, suivis du vote de clôture attendu le 31 juillet. Le décret sera ensuite transmis à la Chambre des députés où seules des modifications techniques sont envisagées, compte tenu de l’échéance de conversion. Les acteurs de la mobilité doivent suivre attentivement le texte final, car des amendements de dernière minute pourraient encore modifier les dispositions d’exemption de quotas ou introduire de nouvelles exigences documentaires pour les travailleurs détachés.
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