
Tard dans la soirée du 29 juillet 2026, les habitants des quartiers résidentiels calmes d’Auderghem et de la commune voisine de Watermael-Boitsfort ont découvert qu’un immeuble de bureaux vide, situé avenue de Beaulieu, accueillait désormais des demandeurs d’asile célibataires. Ce bâtiment privé a été loué à l’ONG BelRefugees, suite à un permis d’urbanisme reclassant les 38 000 m² de bureaux en « hébergement collectif pour réfugiés ». Les documents régionaux montrent que ce permis a été validé le 18 juin, après une enquête publique d’un mois, mais aucune communication n’a été faite aux riverains une fois la décision définitive.
Selon le personnel de BelRefugees cité dans des notes internes partagées avec les bénévoles, le centre peut héberger jusqu’à 350 hommes pour des séjours allant jusqu’à trois mois, en attendant que l’Office fédéral de l’asile (Fedasil) leur attribue un logement permanent. La Belgique fait face à des pénuries récurrentes de places dans son réseau fédéral d’accueil: au premier semestre 2026, plus de 5 000 réfugiés reconnus étaient encore sur liste d’attente pour un lit. Transformer des locaux commerciaux vacants en centres d’hébergement temporaires est donc devenu un outil d’urgence pour la Région de Bruxelles-Capitale.
Les autorités locales affirment avoir eu peu de marge de manœuvre. Selon la loi d’accueil de 2007, les communes doivent « coopérer loyalement » avec Fedasil lorsqu’un lieu adapté est identifié. Le collège des bourgmestre et échevins d’Auderghem avait émis un avis critique lors de la phase de consultation, estimant qu’un centre de plus de 300 hommes célibataires était « disproportionné » dans un quartier à faible densité, et demandant une limite à 150 places. Cet avis a été rejeté par le délégué régional qui a signé le permis.
La commune demande désormais des moyens policiers supplémentaires et un meilleur éclairage autour du site, après que des habitants ont signalé des attroupements nocturnes et des tentatives de vol de vélos moins de 48 heures après l’ouverture.
Du point de vue de la gestion de la mobilité, ce cas illustre la dépendance persistante de la Belgique à des solutions ponctuelles plutôt qu’à un développement structurel du réseau fédéral d’accueil. Si la conversion de bureaux permet une mise en place rapide, elle soulève des questions sur les perspectives d’intégration des demandeurs d’asile, qui peuvent ne passer que quelques semaines dans un quartier où les capacités d’accompagnement social sont limitées.
Les employeurs souhaitant embaucher des nouveaux arrivants dans le cadre du régime flamand du « permis unique » ont également exprimé leur inquiétude: les séjours courts dans les centres bruxellois compliquent l’activation sur le marché du travail, car l’inscription communale et l’accès aux cours de langue prennent généralement plus de temps que la durée de rotation dans ces hébergements.
Pour les responsables de la mobilité internationale, cet épisode rappelle que les goulets d’étranglement du système d’asile belge peuvent avoir des répercussions sur le logement, la scolarisation et les services locaux dans les quartiers où résident aussi les expatriés. Les entreprises qui relocalisent du personnel dans le sud-est de Bruxelles feraient bien d’informer leurs employés sur la situation, de suivre les mises à jour sécuritaires communales et d’intégrer les tensions potentielles du voisinage dans leurs dispositifs d’accompagnement à la mobilité.
Selon le personnel de BelRefugees cité dans des notes internes partagées avec les bénévoles, le centre peut héberger jusqu’à 350 hommes pour des séjours allant jusqu’à trois mois, en attendant que l’Office fédéral de l’asile (Fedasil) leur attribue un logement permanent. La Belgique fait face à des pénuries récurrentes de places dans son réseau fédéral d’accueil: au premier semestre 2026, plus de 5 000 réfugiés reconnus étaient encore sur liste d’attente pour un lit. Transformer des locaux commerciaux vacants en centres d’hébergement temporaires est donc devenu un outil d’urgence pour la Région de Bruxelles-Capitale.
Les autorités locales affirment avoir eu peu de marge de manœuvre. Selon la loi d’accueil de 2007, les communes doivent « coopérer loyalement » avec Fedasil lorsqu’un lieu adapté est identifié. Le collège des bourgmestre et échevins d’Auderghem avait émis un avis critique lors de la phase de consultation, estimant qu’un centre de plus de 300 hommes célibataires était « disproportionné » dans un quartier à faible densité, et demandant une limite à 150 places. Cet avis a été rejeté par le délégué régional qui a signé le permis.
La commune demande désormais des moyens policiers supplémentaires et un meilleur éclairage autour du site, après que des habitants ont signalé des attroupements nocturnes et des tentatives de vol de vélos moins de 48 heures après l’ouverture.
Du point de vue de la gestion de la mobilité, ce cas illustre la dépendance persistante de la Belgique à des solutions ponctuelles plutôt qu’à un développement structurel du réseau fédéral d’accueil. Si la conversion de bureaux permet une mise en place rapide, elle soulève des questions sur les perspectives d’intégration des demandeurs d’asile, qui peuvent ne passer que quelques semaines dans un quartier où les capacités d’accompagnement social sont limitées.
Les employeurs souhaitant embaucher des nouveaux arrivants dans le cadre du régime flamand du « permis unique » ont également exprimé leur inquiétude: les séjours courts dans les centres bruxellois compliquent l’activation sur le marché du travail, car l’inscription communale et l’accès aux cours de langue prennent généralement plus de temps que la durée de rotation dans ces hébergements.
Pour les responsables de la mobilité internationale, cet épisode rappelle que les goulets d’étranglement du système d’asile belge peuvent avoir des répercussions sur le logement, la scolarisation et les services locaux dans les quartiers où résident aussi les expatriés. Les entreprises qui relocalisent du personnel dans le sud-est de Bruxelles feraient bien d’informer leurs employés sur la situation, de suivre les mises à jour sécuritaires communales et d’intégrer les tensions potentielles du voisinage dans leurs dispositifs d’accompagnement à la mobilité.
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