
À partir du 30 juillet 2026, le Brésil sera officiellement lié par la Convention douanière des Nations Unies sur le transport international de marchandises sous le couvert de carnets TIR (communément appelée « Convention TIR »). Cette étape marque l’aboutissement d’un processus d’adhésion de six ans, débuté par la signature du Brésil en 2020, suivi de l’approbation du Congrès et de la ratification présidentielle plus tôt cette année. La Commission économique pour l’Europe des Nations Unies (CEE-ONU) a confirmé l’entrée en vigueur pour le Brésil dans sa circulaire ECE/TRANS/WP.30/344, précisant que la Convention compte désormais 79 parties contractantes dans le monde.
Qu’est-ce qui change aujourd’hui? Les postes douaniers brésiliens peuvent désormais accepter et délivrer des carnets TIR — des documents de transit standardisés et garantis internationalement, permettant à des marchandises scellées de franchir plusieurs frontières avec une seule garantie, sans paiement de droits ou taxes en cours de route. Concrètement, les chauffeurs routiers quittant São Paulo à destination de Buenos Aires, Santiago ou même Rotterdam pourront effectuer une seule déclaration en douane au Brésil, traverser les pays intermédiaires sans garanties supplémentaires, et ne régler les droits qu’à leur destination finale. Cela réduit considérablement la paperasserie, les délais d’inspection et les coûts d’assurance pour les expéditeurs.
La Receita Federal (Service fédéral des recettes) et l’Agence nationale des transports terrestres (ANTT) ont passé les six derniers mois à former les agents, moderniser les interfaces informatiques et certifier les expéditeurs autorisés dans les ports secs de Foz do Iguaçu, Uruguaiana, Corumbá et le port de Santos. L’IRU, organisation mondiale du transport routier qui gère la chaîne de garantie TIR, a désigné l’Association brésilienne du transport routier international (ABTI) comme organisme émetteur et garant des carnets. L’ABTI prévoit de délivrer les 3 000 premiers carnets TIR brésiliens au cours du prochain trimestre, ciblant les exportateurs agroalimentaires de soja, bœuf et volaille vers la région du Río de la Plata.
Pour les multinationales s’appuyant sur des chaînes logistiques centrées sur le Brésil, cette avancée offre des avantages concrets en termes de mobilité pour les personnels et les marchandises. Les équipes de relocalisation d’entreprise constateront moins de retards sur les envois de biens personnels, tandis que les chefs de projet supervisant des installations transfrontalières pourront regrouper les expéditions de pièces détachées au lieu de souscrire des garanties douanières distinctes dans chaque pays du Mercosur. Les prestataires logistiques estiment que les délais porte-à-porte sur le corridor routier très fréquenté São Paulo–Buenos Aires pourraient passer de quatre à trois jours, avec des économies de coûts de 10 à 15 % une fois les procédures stabilisées.
Deux points de conformité immédiats retiennent l’attention des entreprises. Premièrement, seuls les transporteurs préalablement autorisés peuvent utiliser le TIR, il est donc essentiel de vérifier que leurs transporteurs disposent de l’accréditation ABTI. Deuxièmement, le Brésil maintient l’obligation de manifeste électronique (MDFe) pour les trajets domestiques; les opérateurs doivent donc s’assurer que les déclarations MDFe mentionnent le numéro du carnet TIR pour éviter des amendes.
À plus long terme, Brasilia prévoit d’intégrer le TIR au guichet unique SISCOMEX afin que les données de transit soient automatiquement renseignées — un nouveau signe de la volonté du Brésil de moderniser ses contrôles aux frontières avant l’échéance de l’union douanière du Mercosur en 2027.
Qu’est-ce qui change aujourd’hui? Les postes douaniers brésiliens peuvent désormais accepter et délivrer des carnets TIR — des documents de transit standardisés et garantis internationalement, permettant à des marchandises scellées de franchir plusieurs frontières avec une seule garantie, sans paiement de droits ou taxes en cours de route. Concrètement, les chauffeurs routiers quittant São Paulo à destination de Buenos Aires, Santiago ou même Rotterdam pourront effectuer une seule déclaration en douane au Brésil, traverser les pays intermédiaires sans garanties supplémentaires, et ne régler les droits qu’à leur destination finale. Cela réduit considérablement la paperasserie, les délais d’inspection et les coûts d’assurance pour les expéditeurs.
La Receita Federal (Service fédéral des recettes) et l’Agence nationale des transports terrestres (ANTT) ont passé les six derniers mois à former les agents, moderniser les interfaces informatiques et certifier les expéditeurs autorisés dans les ports secs de Foz do Iguaçu, Uruguaiana, Corumbá et le port de Santos. L’IRU, organisation mondiale du transport routier qui gère la chaîne de garantie TIR, a désigné l’Association brésilienne du transport routier international (ABTI) comme organisme émetteur et garant des carnets. L’ABTI prévoit de délivrer les 3 000 premiers carnets TIR brésiliens au cours du prochain trimestre, ciblant les exportateurs agroalimentaires de soja, bœuf et volaille vers la région du Río de la Plata.
Pour les multinationales s’appuyant sur des chaînes logistiques centrées sur le Brésil, cette avancée offre des avantages concrets en termes de mobilité pour les personnels et les marchandises. Les équipes de relocalisation d’entreprise constateront moins de retards sur les envois de biens personnels, tandis que les chefs de projet supervisant des installations transfrontalières pourront regrouper les expéditions de pièces détachées au lieu de souscrire des garanties douanières distinctes dans chaque pays du Mercosur. Les prestataires logistiques estiment que les délais porte-à-porte sur le corridor routier très fréquenté São Paulo–Buenos Aires pourraient passer de quatre à trois jours, avec des économies de coûts de 10 à 15 % une fois les procédures stabilisées.
Deux points de conformité immédiats retiennent l’attention des entreprises. Premièrement, seuls les transporteurs préalablement autorisés peuvent utiliser le TIR, il est donc essentiel de vérifier que leurs transporteurs disposent de l’accréditation ABTI. Deuxièmement, le Brésil maintient l’obligation de manifeste électronique (MDFe) pour les trajets domestiques; les opérateurs doivent donc s’assurer que les déclarations MDFe mentionnent le numéro du carnet TIR pour éviter des amendes.
À plus long terme, Brasilia prévoit d’intégrer le TIR au guichet unique SISCOMEX afin que les données de transit soient automatiquement renseignées — un nouveau signe de la volonté du Brésil de moderniser ses contrôles aux frontières avant l’échéance de l’union douanière du Mercosur en 2027.
Source : UNECE (ECE/TRANS/WP.30/344)
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