
Lors d'une conférence de presse à Red Deer le 29 juillet 2026, le Premier ministre Mark Carney a été interrogé sur l’éventualité que son gouvernement expulse les diplômés du Portage College qui mènent une grève de la faim à Calgary, après que près de 500 d’entre eux ont vu leur demande de permis de travail post-diplôme (PTPD) refusée. Carney a reconnu ne pas être « familier avec ce cas précis », mais a souligné que le Canada dispose de procédures claires pour les personnes ayant perdu leur statut, et que ces procédures doivent être respectées. À ses côtés, la Première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, a adopté une position beaucoup plus ferme. Elle a déclaré que les étudiants internationaux dont le visa a expiré et qui n’ont pas obtenu la résidence permanente « doivent rentrer chez eux », ajoutant que l’Alberta doit conserver le droit d’offrir des voies d’accès uniquement aux diplômés dont les compétences sont urgemment nécessaires dans la province. Ces déclarations interviennent alors que l’Alberta se prépare à un référendum le 19 octobre, qui comprend neuf questions sur le contrôle provincial de l’immigration.
Les étudiants concernés ont obtenu des diplômes de formation continue délivrés par des campus partenaires privés du Portage College public à Calgary et Edmonton. Fin juin et début juillet, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) a envoyé des lettres de refus quasi identiques, invoquant une clarification du 24 juin dans son guide en ligne sur le PTPD, qui exclut explicitement les programmes « non crédités ». Les diplômés affirment ne jamais avoir été informés que ces programmes étaient non crédités et dénoncent une application rétroactive de cette modification. Environ 1 000 anciens étudiants manifestent depuis deux semaines devant le bureau de l’IRCC à Calgary, et un groupe plus restreint a entamé une grève de la faim 24h/24 depuis le 26 juillet.
Carney a profité de cet échange pour vanter le bilan de son gouvernement en matière de « reprise en main » des chiffres des résidents temporaires. Il a affirmé que les demandes d’asile ont diminué d’un tiers, les entrées de travailleurs étrangers temporaires de moitié, et les arrivées de nouveaux étudiants internationaux de deux tiers par rapport à 2024. Ces réductions, selon lui, ouvrent un espace politique pour consulter sur une réforme du système Entrée express actuellement à l’étude. Smith a répliqué qu’Ottawa alloue encore à l’Alberta seulement 6 400 places pour les candidats provinciaux, alors qu’environ 40 000 personnes postulent, laissant des dizaines de milliers de travailleurs dans l’incertitude et alimentant des protestations comme celle du Portage College.
Ce face-à-face met en lumière trois enjeux majeurs liés à la mobilité au Canada: (1) une communication incohérente des règles d’éligibilité aux permis de travail post-études; (2) la frustration provinciale face à la répartition des pouvoirs de sélection en matière d’immigration; et (3) une pression publique croissante, notamment en Alberta, pour que l’immigration soit davantage liée aux besoins concrets du marché du travail. Pour les employeurs qui dépendent des titulaires de PTPD, ce conflit annonce une incertitude persistante: les diplômés risquent de perdre leur autorisation de travail sans préavis, tandis que provinces et Ottawa débattent du contrôle de la sélection économique. Les entreprises multinationales implantées en Alberta doivent suivre de près le référendum d’octobre; un vote « Oui » massif pourrait renforcer la position de Smith en faveur d’une augmentation des quotas provinciaux ou même d’une nouvelle autorité provinciale sur les permis temporaires.
Les étudiants concernés ont obtenu des diplômes de formation continue délivrés par des campus partenaires privés du Portage College public à Calgary et Edmonton. Fin juin et début juillet, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) a envoyé des lettres de refus quasi identiques, invoquant une clarification du 24 juin dans son guide en ligne sur le PTPD, qui exclut explicitement les programmes « non crédités ». Les diplômés affirment ne jamais avoir été informés que ces programmes étaient non crédités et dénoncent une application rétroactive de cette modification. Environ 1 000 anciens étudiants manifestent depuis deux semaines devant le bureau de l’IRCC à Calgary, et un groupe plus restreint a entamé une grève de la faim 24h/24 depuis le 26 juillet.
Carney a profité de cet échange pour vanter le bilan de son gouvernement en matière de « reprise en main » des chiffres des résidents temporaires. Il a affirmé que les demandes d’asile ont diminué d’un tiers, les entrées de travailleurs étrangers temporaires de moitié, et les arrivées de nouveaux étudiants internationaux de deux tiers par rapport à 2024. Ces réductions, selon lui, ouvrent un espace politique pour consulter sur une réforme du système Entrée express actuellement à l’étude. Smith a répliqué qu’Ottawa alloue encore à l’Alberta seulement 6 400 places pour les candidats provinciaux, alors qu’environ 40 000 personnes postulent, laissant des dizaines de milliers de travailleurs dans l’incertitude et alimentant des protestations comme celle du Portage College.
Ce face-à-face met en lumière trois enjeux majeurs liés à la mobilité au Canada: (1) une communication incohérente des règles d’éligibilité aux permis de travail post-études; (2) la frustration provinciale face à la répartition des pouvoirs de sélection en matière d’immigration; et (3) une pression publique croissante, notamment en Alberta, pour que l’immigration soit davantage liée aux besoins concrets du marché du travail. Pour les employeurs qui dépendent des titulaires de PTPD, ce conflit annonce une incertitude persistante: les diplômés risquent de perdre leur autorisation de travail sans préavis, tandis que provinces et Ottawa débattent du contrôle de la sélection économique. Les entreprises multinationales implantées en Alberta doivent suivre de près le référendum d’octobre; un vote « Oui » massif pourrait renforcer la position de Smith en faveur d’une augmentation des quotas provinciaux ou même d’une nouvelle autorité provinciale sur les permis temporaires.
Source : Immigration News Canada
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