
De nouvelles données dévoilées à Nicosie le 30 juillet révèlent que les étrangers représentent environ un emploi sur onze à Chypre, une proportion qui grimpe à près de 40 % dans le secteur de l’hôtellerie. Ces chiffres ont été présentés par Katerina Stefanou, de l’ONG Step Up Stop Slavery, lors d’une conférence réunissant également des représentants de la Représentation de la Commission européenne à Chypre et du ministère de la Justice. Les intervenants ont alerté sur le fait que les travailleurs migrants sont près de trois fois plus susceptibles que les Chypriotes d’être victimes de travail forcé, citant des statistiques de l’Organisation internationale du travail et une étude de l’OSCE qui classe l’exploitation du travail comme la forme de traite des êtres humains à la croissance la plus rapide en Europe.
Le projet Host, financé par le Fonds Asile, Migration et Intégration de l’UE, a déjà formé plus de 1 200 agents de première ligne — allant des employés municipaux aux directeurs d’hôtels — pour détecter des signaux d’alerte tels que la confiscation de passeports ou des frais de courtage excessifs. Andreas Hatzigeorgiou, représentant du ministère de la Justice, a annoncé que le gouvernement prévoit de conditionner le renouvellement des permis de travail à la présentation de bulletins de salaire écrits et à l’accès des inspecteurs du travail aux dortoirs.
Les représentants des secteurs concernés ont exprimé leur volonté de coopérer, tout en soulignant que les petites maisons d’hôtes pourraient nécessiter un soutien financier pour se conformer aux nouvelles normes. Pour les équipes de mobilité internationale, ces résultats soulignent les risques juridiques et réputationnels liés au non-respect des obligations de diligence dans la chaîne d’approvisionnement. Les entreprises envoyant du personnel à Chypre — notamment dans des fonctions de gestion de projet — devraient revoir leurs contrats fournisseurs pour y inclure des clauses anti-trafic et proposer des formations à la sensibilisation culturelle afin que les managers expatriés puissent identifier d’éventuels abus.
Ne pas agir pourrait entraîner des sanctions financières en vertu de la loi chypriote anti-trafic de 2025 et compromettre l’obtention future de permis de travail et de séjour. La conférence s’est conclue par un appel à la création d’un groupe de travail public-privé permanent chargé de publier chaque année une « Carte des risques de traite » des districts à forte incidence — une initiative inspirée d’outils similaires en Espagne et aux Pays-Bas.
Le projet Host, financé par le Fonds Asile, Migration et Intégration de l’UE, a déjà formé plus de 1 200 agents de première ligne — allant des employés municipaux aux directeurs d’hôtels — pour détecter des signaux d’alerte tels que la confiscation de passeports ou des frais de courtage excessifs. Andreas Hatzigeorgiou, représentant du ministère de la Justice, a annoncé que le gouvernement prévoit de conditionner le renouvellement des permis de travail à la présentation de bulletins de salaire écrits et à l’accès des inspecteurs du travail aux dortoirs.
Les représentants des secteurs concernés ont exprimé leur volonté de coopérer, tout en soulignant que les petites maisons d’hôtes pourraient nécessiter un soutien financier pour se conformer aux nouvelles normes. Pour les équipes de mobilité internationale, ces résultats soulignent les risques juridiques et réputationnels liés au non-respect des obligations de diligence dans la chaîne d’approvisionnement. Les entreprises envoyant du personnel à Chypre — notamment dans des fonctions de gestion de projet — devraient revoir leurs contrats fournisseurs pour y inclure des clauses anti-trafic et proposer des formations à la sensibilisation culturelle afin que les managers expatriés puissent identifier d’éventuels abus.
Ne pas agir pourrait entraîner des sanctions financières en vertu de la loi chypriote anti-trafic de 2025 et compromettre l’obtention future de permis de travail et de séjour. La conférence s’est conclue par un appel à la création d’un groupe de travail public-privé permanent chargé de publier chaque année une « Carte des risques de traite » des districts à forte incidence — une initiative inspirée d’outils similaires en Espagne et aux Pays-Bas.
Source : Cyprus Mail
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