
Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) et l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) ont conjointement renouvelé les contrôles d’urgence aux frontières instaurés en mai pour freiner la propagation du virus Ebola, souche Bundibugyo, circulant en République démocratique du Congo (RDC). Le nouvel arrêté publié tard le 28 septembre 2026 interdit à la plupart des ressortissants étrangers ayant séjourné en RDC, en Ouganda ou au Soudan du Sud dans les 21 jours précédents d’embarquer sur des vols à destination ou en transit au Canada. Les citoyens canadiens, résidents permanents et membres de leur famille immédiate sont exemptés, mais doivent présenter une preuve de vaccination complète contre Ebola ou se soumettre à un dépistage renforcé et à une auto-surveillance de 21 jours à leur arrivée. Le gouvernement justifie cette prolongation par une mesure de précaution, alors que l’Organisation mondiale de la santé maintient l’épidémie en Afrique centrale au rang d’urgence de santé publique de portée internationale. Les autorités insistent sur le faible risque pour les Canadiens, soulignant que la transmission du virus nécessite un contact direct, mais l’ASPC rappelle que la saison des voyages, qui s’intensifie avant les fêtes de décembre, impose une vigilance accrue. Les compagnies aériennes opérant des vols long-courriers depuis l’Afrique via des hubs européens ont été invitées à mettre à jour leurs filtres d’information préalable sur les passagers (API) pour empêcher l’émission de cartes d’embarquement aux voyageurs non admissibles. Les voyageurs d’affaires doivent s’attendre à des questions supplémentaires aux bornes d’inspection primaire et à un éventuel contrôle secondaire si leur passeport porte des tampons récents des régions concernées. Les employeurs transférant du personnel au Canada depuis des opérations multinationales en Afrique sont encouragés à revoir les itinéraires et, si possible, à planifier les déplacements après la période de 21 jours ou à faire transiter les employés par des centres de quarantaine dans des pays tiers. Les voyageurs nécessitant une entrée urgente pour des raisons professionnelles essentielles peuvent demander une exemption d’intérêt national, mais les approbations restent rares et peuvent prendre plusieurs jours. Cette prolongation repousse la date d’expiration des mesures au 27 novembre 2026, alignant le Canada sur des restrictions similaires maintenues par les États-Unis et le Mexique en vue de la Coupe du Monde de la FIFA 2026 coorganisée. Des groupes d’intérêt comme la Chambre de commerce du Canada et le Conseil pour l’immigration mondiale ont appelé Ottawa à instaurer une dérogation accélérée pour les visiteurs d’affaires vaccinés, avertissant qu’une incertitude prolongée pourrait décourager les missions d’investissement et perturber les calendriers de projets. Concrètement, les gestionnaires de mobilité doivent: (1) vérifier la présence récente des voyageurs entrants en RDC, Ouganda ou Soudan du Sud; (2) prévoir un temps supplémentaire pour les formalités d’immigration dans les aéroports; (3) s’assurer que les assurances couvrent les frais de quarantaine; et (4) informer clairement les employés des documents à présenter aux agents de l’ASFC. Avec un cycle de révision désormais fixé à 60 jours, les entreprises doivent suivre de près les avis de l’IRCC — un nouveau renouvellement est possible fin novembre si l’épidémie n’est pas maîtrisée.
Source : Government of Canada & Global News