
L’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a mis à jour son portail des temps d’attente aux frontières, signalant des travaux en cours qui affecteront les voyageurs et les véhicules commerciaux à deux des passages les plus fréquentés du pays. Le tunnel Windsor–Détroit connaîtra des réductions de voies périodiques jusqu’au 19 septembre, tandis que d’importants travaux de réaménagement à Saint-Bernard-de-Lacolle (autoroute 15) se poursuivront jusqu’à l’hiver 2027. L’avis, publié le 26 septembre, accompagne les données en temps réel sur les temps d’attente pour 30 points d’entrée terrestres. Bien que la plupart des postes aient indiqué « aucun retard » au moment de la publication, l’ASFC met en garde contre des pics soudains dus aux travaux, notamment lors des déplacements de loisirs du week-end et des pics de fret en fin de mois. Le 26 septembre, le pont de la Paix à Fort Erie affichait des files d’attente commerciales de 25 minutes, tandis que le pont Ambassador enregistrait des retards de 15 minutes pour les voitures particulières et les camions. Pour les gestionnaires de voyages d’affaires, cet avis souligne la nécessité d’intégrer de la flexibilité dans les itinéraires impliquant des réunions transfrontalières ou des livraisons justes à temps. Parmi les options de rechange figurent le passage par le pont international Gordie Howe, qui offre désormais des temps d’attente constants inférieurs à 15 minutes, ou la planification des départs en dehors des heures de pointe. Les voyageurs inscrits aux programmes Nexus ou Free and Secure Trade (FAST) doivent vérifier que les voies dédiées restent ouvertes pendant les périodes de travaux. Cette mise à jour souligne également la volonté de l’ASFC de promouvoir l’autonomie numérique. L’agence encourage les conducteurs à actualiser le portail avant leur départ et à suivre ses comptes Twitter pour les alertes trafic. Les entreprises transportant des marchandises de grande valeur ou sensibles au facteur temps peuvent envisager d’utiliser le portail d’Information commerciale préalable (ICP) pour soumettre leurs manifestes à l’avance et réduire les inspections secondaires. Alors que les chaînes d’approvisionnement nord-américaines restent vulnérables aux menaces de mouvements sociaux et aux perturbations climatiques, les projets d’infrastructure frontalière visent à renforcer la capacité à long terme, tout en générant inévitablement des frictions à court terme. Les acteurs de la mobilité doivent suivre de près les avis de l’ASFC au cours des 18 prochains mois, alors que ces deux projets entrent dans des phases critiques.
Source : Canada Border Services Agency