
Le gouvernement italien devrait approuver le 20 octobre un décret d'urgence sécuritaire permettant à la police de détenir des mineurs jusqu'à 12 heures, même en l'absence d'infraction, lorsque les agents estiment qu'ils représentent une menace pour l'ordre public. Le vice-Premier ministre Matteo Salvini a expliqué que cette mesure fait suite aux manifestations violentes des 18 et 19 octobre à Milan, marquées par des pillages de magasins et des blocages de lignes de tramway.
Bien que le décret vise principalement les troubles de rue, des responsables du ministère de l’Intérieur ont confirmé à l’association professionnelle AITMM que ces pouvoirs s’appliqueront également dans les gares, aéroports et terminaux portuaires. Les forces de l’ordre pourront ainsi placer les jeunes et les migrants en situation irrégulière dans des salles de retenue sur place pour des contrôles d’identité, et leur interdire l’accès aux transports pendant 48 heures. Des amendes pouvant atteindre 10 000 € sont prévues pour ceux qui enfreignent ces interdictions.
Les associations de défense des droits humains alertent sur le risque que ces règles dissuadent les manifestations légitimes et exposent les travailleurs étrangers à un profilage arbitraire, alors que les entreprises intensifient leurs déplacements professionnels en fin d’année. Les avocats soulignent que le temps passé en détention préventive ne compte pas dans la limite de séjour de 90 jours sur 180 dans l’espace Schengen, ce qui pourrait compliquer la situation des salariés non européens proches de leur quota.
Conseils pratiques pour les employeurs: veillez à ce que les salariés détiennent un passeport (et non seulement une carte d’identité nationale) ainsi qu’une copie de leur contrat de travail lors de leurs passages dans les grands hubs; prévoyez des marges de 30 minutes pour les correspondances ferroviaires et aériennes; et informez les étudiants étrangers de moins de 18 ans des nouvelles zones de couvre-feu, dont la publication région par région est attendue dans la semaine à venir.
Bien que le décret vise principalement les troubles de rue, des responsables du ministère de l’Intérieur ont confirmé à l’association professionnelle AITMM que ces pouvoirs s’appliqueront également dans les gares, aéroports et terminaux portuaires. Les forces de l’ordre pourront ainsi placer les jeunes et les migrants en situation irrégulière dans des salles de retenue sur place pour des contrôles d’identité, et leur interdire l’accès aux transports pendant 48 heures. Des amendes pouvant atteindre 10 000 € sont prévues pour ceux qui enfreignent ces interdictions.
Les associations de défense des droits humains alertent sur le risque que ces règles dissuadent les manifestations légitimes et exposent les travailleurs étrangers à un profilage arbitraire, alors que les entreprises intensifient leurs déplacements professionnels en fin d’année. Les avocats soulignent que le temps passé en détention préventive ne compte pas dans la limite de séjour de 90 jours sur 180 dans l’espace Schengen, ce qui pourrait compliquer la situation des salariés non européens proches de leur quota.
Conseils pratiques pour les employeurs: veillez à ce que les salariés détiennent un passeport (et non seulement une carte d’identité nationale) ainsi qu’une copie de leur contrat de travail lors de leurs passages dans les grands hubs; prévoyez des marges de 30 minutes pour les correspondances ferroviaires et aériennes; et informez les étudiants étrangers de moins de 18 ans des nouvelles zones de couvre-feu, dont la publication région par région est attendue dans la semaine à venir.
Source : Reuters via Internazionale