
Un tribunal fédéral de district à Boston a émis une ordonnance d'urgence tard dans la soirée du 14 mars 2026, empêchant le Département de la Sécurité intérieure (DHS) de mettre fin au Statut de Protection Temporaire (TPS) pour environ 1 100 ressortissants somaliens vivant aux États-Unis. La juge Allison D. Burroughs a accordé un sursis administratif après que des groupes de défense des droits des immigrants ont déposé une requête urgente, arguant que la date de fin prévue au 17 mars exposerait les Somaliens à la détention, à la déportation et à la violence s'ils étaient renvoyés en Somalie. La décision déclare la cessation « nulle, nulle et de nul effet juridique » pendant que le tribunal examine un mémoire plus complet sur une injonction préliminaire.
L’administration Trump avait annoncé la fin du TPS pour les Somaliens le mois dernier, dans le cadre d’une répression plus large de l’immigration centrée dans le quartier Cedar-Riverside de Minneapolis, qui abrite la plus grande diaspora somalienne du pays. Le DHS maintient que « temporaire signifie temporaire » et affirme que les conditions en Somalie se sont suffisamment améliorées. Les défenseurs rétorquent que le pays est toujours frappé par des conflits persistants, une famine provoquée par la sécheresse et des attaques de militants — des conditions qui avaient justifié la désignation TPS en 1991 et qui, selon eux, mettent encore en danger les rapatriés.
Pour les employeurs américains, cette décision dissipe une incertitude immédiate pour des centaines de travailleurs dont les documents d’autorisation de travail (EAD) devaient expirer avec le TPS. Grâce à ce sursis, les EAD existants restent valides, évitant ainsi des complications liées à la reverification I-9 et des pertes soudaines de personnel dans les secteurs de la santé, de la logistique et de la technologie, qui emploient de manière disproportionnée des titulaires du TPS somalien. Les entreprises doivent toutefois rester attentives aux échéances judiciaires d’avril; si le DHS l’emporte finalement, les employeurs pourraient n’avoir que 180 jours pour transférer les employés concernés vers d’autres catégories de visa ou mettre fin à leur emploi.
Cette affaire illustre également à quel point le programme TPS est devenu un terrain de bataille acharné sous le second mandat Trump. Les tribunaux ont déjà bloqué cette année les cessations pour le Venezuela et l’Éthiopie, tandis que des litiges concernant Haïti, la Syrie et la Birmanie sont en cours. Les responsables de la mobilité internationale doivent s’attendre à une volatilité continue et préparer des plans de contingence pour les employés bénéficiant de statuts humanitaires. Parmi les options possibles figurent les transferts intra-entreprise L-1, les postes exemptés du plafond H-1B dans les organisations à but non lucratif, ou les cartes vertes parrainées par l’employeur sous la catégorie Schedule A, si disponibles.
À court terme, les ressortissants somaliens bénéficiant du TPS peuvent continuer à voyager à l’international grâce au permis de sortie anticipée et renouveler leurs permis de travail. Les avocats spécialisés en immigration encouragent les employés éligibles à explorer des voies plus permanentes — telles que la résidence basée sur la famille ou l’asile — pendant que la bataille judiciaire se poursuit. La prochaine audience est prévue début avril, et les observateurs s’attendent à ce que le gouvernement fasse appel si l’injonction devient définitive.
L’administration Trump avait annoncé la fin du TPS pour les Somaliens le mois dernier, dans le cadre d’une répression plus large de l’immigration centrée dans le quartier Cedar-Riverside de Minneapolis, qui abrite la plus grande diaspora somalienne du pays. Le DHS maintient que « temporaire signifie temporaire » et affirme que les conditions en Somalie se sont suffisamment améliorées. Les défenseurs rétorquent que le pays est toujours frappé par des conflits persistants, une famine provoquée par la sécheresse et des attaques de militants — des conditions qui avaient justifié la désignation TPS en 1991 et qui, selon eux, mettent encore en danger les rapatriés.
Pour les employeurs américains, cette décision dissipe une incertitude immédiate pour des centaines de travailleurs dont les documents d’autorisation de travail (EAD) devaient expirer avec le TPS. Grâce à ce sursis, les EAD existants restent valides, évitant ainsi des complications liées à la reverification I-9 et des pertes soudaines de personnel dans les secteurs de la santé, de la logistique et de la technologie, qui emploient de manière disproportionnée des titulaires du TPS somalien. Les entreprises doivent toutefois rester attentives aux échéances judiciaires d’avril; si le DHS l’emporte finalement, les employeurs pourraient n’avoir que 180 jours pour transférer les employés concernés vers d’autres catégories de visa ou mettre fin à leur emploi.
Cette affaire illustre également à quel point le programme TPS est devenu un terrain de bataille acharné sous le second mandat Trump. Les tribunaux ont déjà bloqué cette année les cessations pour le Venezuela et l’Éthiopie, tandis que des litiges concernant Haïti, la Syrie et la Birmanie sont en cours. Les responsables de la mobilité internationale doivent s’attendre à une volatilité continue et préparer des plans de contingence pour les employés bénéficiant de statuts humanitaires. Parmi les options possibles figurent les transferts intra-entreprise L-1, les postes exemptés du plafond H-1B dans les organisations à but non lucratif, ou les cartes vertes parrainées par l’employeur sous la catégorie Schedule A, si disponibles.
À court terme, les ressortissants somaliens bénéficiant du TPS peuvent continuer à voyager à l’international grâce au permis de sortie anticipée et renouveler leurs permis de travail. Les avocats spécialisés en immigration encouragent les employés éligibles à explorer des voies plus permanentes — telles que la résidence basée sur la famille ou l’asile — pendant que la bataille judiciaire se poursuit. La prochaine audience est prévue début avril, et les observateurs s’attendent à ce que le gouvernement fasse appel si l’injonction devient définitive.
Source : Associated Press
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