
La Loi sur le renforcement du système d’immigration et des frontières du Canada (projet de loi C-12) a discrètement franchi sa dernière étape procédurale tard dans la soirée du 28 mars 2026, recevant la sanction royale seulement deux jours après son adoption au Sénat. Ce texte de 147 pages regroupe une série de mesures que le gouvernement présente comme destinées à « moderniser la conformité, combler les lacunes en matière de sécurité et protéger l’intégrité des programmes » dans tous les volets de l’immigration temporaire et permanente.
Au cœur de la loi, une modification de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés (LIPR) confère aux agents d’immigration de nouveaux pouvoirs pour imposer des sanctions administratives pécuniaires (SAP) pouvant atteindre 50 000 $ CAN en cas de fausse déclaration ou de non-conformité découverte après l’arrivée au pays. La loi officialise également un projet pilote de vérification documentaire sur cinq ans — auparavant géré par des instructions politiques — permettant à IRCC de demander une réinscription biométrique et des contrôles numériques « connaissance du client » à tout moment du processus de demande.
Les employeurs participant au Programme des travailleurs étrangers temporaires devront désormais effectuer une déclaration électronique obligatoire de la paie, tandis que les établissements d’enseignement désignés devront transmettre en temps réel les données d’inscription pour conserver leur statut aux fins de délivrance des permis d’études.
Les mesures relatives à la sécurité des frontières donnent à l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) le pouvoir d’émettre des ordres de renvoi électroniques dès l’arrivée pour les étrangers fournissant des informations frauduleuses lors des autorisations de voyage préalables, et élargissent le partage d’informations avec les douanes américaines concernant les personnes interdites d’embarquement pour des motifs liés à l’immigration.
Dans un souci de flexibilité provinciale, le projet de loi C-12 permet au ministre de créer des « groupes de travail conjoints de conformité » avec les provinces qui gèrent leurs propres programmes de nomination.
Pour les entreprises, l’impact immédiat le plus notable est l’introduction, dans un délai de 60 jours, d’un nouveau tarif de 310 $ CAN via le Portail de conformité des employeurs pour chaque demande de permis de travail exemptée d’EIMT, remplaçant le tarif actuel de 230 $. Les équipes mobilité devront prévoir des coûts initiaux plus élevés et renforcer la tenue des dossiers, car les audits pourront désormais être lancés jusqu’à six ans après le départ du travailleur étranger. Les conseillers en ressources humaines recommandent aux entreprises de revoir leurs pratiques d’intégration et de former les gestionnaires à répondre rapidement aux demandes de vérification.
Bien que plusieurs dispositions entreront en vigueur par étapes au cours des 18 prochains mois, les experts soulignent que ce projet de loi marque un virage clair dans la politique: l’immigration économique continuera de croître, mais avec des exigences de conformité nettement renforcées. Les employeurs internationaux qui considéraient le Canada comme une destination « à faible risque et à contrôle léger » devront s’adapter rapidement.
Au cœur de la loi, une modification de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés (LIPR) confère aux agents d’immigration de nouveaux pouvoirs pour imposer des sanctions administratives pécuniaires (SAP) pouvant atteindre 50 000 $ CAN en cas de fausse déclaration ou de non-conformité découverte après l’arrivée au pays. La loi officialise également un projet pilote de vérification documentaire sur cinq ans — auparavant géré par des instructions politiques — permettant à IRCC de demander une réinscription biométrique et des contrôles numériques « connaissance du client » à tout moment du processus de demande.
Les employeurs participant au Programme des travailleurs étrangers temporaires devront désormais effectuer une déclaration électronique obligatoire de la paie, tandis que les établissements d’enseignement désignés devront transmettre en temps réel les données d’inscription pour conserver leur statut aux fins de délivrance des permis d’études.
Les mesures relatives à la sécurité des frontières donnent à l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) le pouvoir d’émettre des ordres de renvoi électroniques dès l’arrivée pour les étrangers fournissant des informations frauduleuses lors des autorisations de voyage préalables, et élargissent le partage d’informations avec les douanes américaines concernant les personnes interdites d’embarquement pour des motifs liés à l’immigration.
Dans un souci de flexibilité provinciale, le projet de loi C-12 permet au ministre de créer des « groupes de travail conjoints de conformité » avec les provinces qui gèrent leurs propres programmes de nomination.
Pour les entreprises, l’impact immédiat le plus notable est l’introduction, dans un délai de 60 jours, d’un nouveau tarif de 310 $ CAN via le Portail de conformité des employeurs pour chaque demande de permis de travail exemptée d’EIMT, remplaçant le tarif actuel de 230 $. Les équipes mobilité devront prévoir des coûts initiaux plus élevés et renforcer la tenue des dossiers, car les audits pourront désormais être lancés jusqu’à six ans après le départ du travailleur étranger. Les conseillers en ressources humaines recommandent aux entreprises de revoir leurs pratiques d’intégration et de former les gestionnaires à répondre rapidement aux demandes de vérification.
Bien que plusieurs dispositions entreront en vigueur par étapes au cours des 18 prochains mois, les experts soulignent que ce projet de loi marque un virage clair dans la politique: l’immigration économique continuera de croître, mais avec des exigences de conformité nettement renforcées. Les employeurs internationaux qui considéraient le Canada comme une destination « à faible risque et à contrôle léger » devront s’adapter rapidement.
Source : Reddit / r/CanadaImmigrationQA (post summarising Royal Assent) + Parliamentary Legislative Summary
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