
Le ministre de l’Immigration du Québec, Jean-François Roberge, exige que le gouvernement fédéral prolonge automatiquement les permis de travail de tous les travailleurs étrangers temporaires sélectionnés par le Québec, avertissant que les règles fédérales actuelles risquent « d’expulser les personnes mêmes que la province a choisies ». Dans une entrevue accordée à Radio-Canada et publiée le 30 mars, le ministre a précisé que la période de grâce d’un an accordée par Ottawa le 13 mars ne s’applique qu’aux titulaires de permis fermés invités à présenter une demande de résidence permanente dans le cadre du Programme de sélection des travailleurs qualifiés du Québec, laissant ainsi les titulaires de permis ouverts et leurs familles sans protection.
Ce différend met en lumière les tensions persistantes entre Québec et Ottawa sur le contrôle du rythme de l’immigration économique. Depuis que la province a remplacé en 2025 le populaire Programme de l’expérience québécoise par un système plus sélectif basé sur un barème de points, des milliers de travailleurs doivent attendre plus longtemps pour obtenir leur certificat de sélection (CSQ), ce qui réduit d’autant la durée des permis fédéraux.
Les employeurs des secteurs manufacturier, de la santé et de l’agroalimentaire — déjà confrontés à des taux de postes vacants supérieurs à 5 % — dénoncent l’incertitude liée au renouvellement des permis, qui complique la planification des quarts de travail et compromet les primes de rétention destinées à garder le personnel essentiel dans les régions éloignées. Les municipalités et le Conseil du patronat du Québec appuient la demande du ministre, soulignant que les régions en pénurie de main-d’œuvre ne peuvent se permettre de perdre des travailleurs sélectionnés à cause de délais administratifs.
De son côté, Ottawa affirme que les plafonds sur la population non permanente sont nécessaires pour atteindre l’objectif national de réduire la part des résidents temporaires à moins de 5 % d’ici 2027. Les responsables fédéraux estiment que les mesures du 13 mars équilibrent les besoins économiques et les pressions démographiques.
Pour les équipes de mobilité internationale qui transfèrent des employés au Québec, cette impasse soulève des questions stratégiques: faut-il orienter les nouvelles recrues vers des permis liés à une offre d’emploi spécifique (couvert par la prolongation fédérale) ou continuer à utiliser des permis ouverts comme le Programme Expérience Internationale Canada (EIC) et les permis de travail pour conjoints?
En attendant une clarification des politiques, les experts recommandent aux employeurs de déposer les demandes de permis de travail ouverts de transition dès que possible et de conserver les lettres de sélection provinciale pour répondre à toute demande de réadmission de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC).
Ce différend met en lumière les tensions persistantes entre Québec et Ottawa sur le contrôle du rythme de l’immigration économique. Depuis que la province a remplacé en 2025 le populaire Programme de l’expérience québécoise par un système plus sélectif basé sur un barème de points, des milliers de travailleurs doivent attendre plus longtemps pour obtenir leur certificat de sélection (CSQ), ce qui réduit d’autant la durée des permis fédéraux.
Les employeurs des secteurs manufacturier, de la santé et de l’agroalimentaire — déjà confrontés à des taux de postes vacants supérieurs à 5 % — dénoncent l’incertitude liée au renouvellement des permis, qui complique la planification des quarts de travail et compromet les primes de rétention destinées à garder le personnel essentiel dans les régions éloignées. Les municipalités et le Conseil du patronat du Québec appuient la demande du ministre, soulignant que les régions en pénurie de main-d’œuvre ne peuvent se permettre de perdre des travailleurs sélectionnés à cause de délais administratifs.
De son côté, Ottawa affirme que les plafonds sur la population non permanente sont nécessaires pour atteindre l’objectif national de réduire la part des résidents temporaires à moins de 5 % d’ici 2027. Les responsables fédéraux estiment que les mesures du 13 mars équilibrent les besoins économiques et les pressions démographiques.
Pour les équipes de mobilité internationale qui transfèrent des employés au Québec, cette impasse soulève des questions stratégiques: faut-il orienter les nouvelles recrues vers des permis liés à une offre d’emploi spécifique (couvert par la prolongation fédérale) ou continuer à utiliser des permis ouverts comme le Programme Expérience Internationale Canada (EIC) et les permis de travail pour conjoints?
En attendant une clarification des politiques, les experts recommandent aux employeurs de déposer les demandes de permis de travail ouverts de transition dès que possible et de conserver les lettres de sélection provinciale pour répondre à toute demande de réadmission de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC).
Source : La Nouvelle Tribune
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