
Alors que Ryanair, basée en Irlande, a confirmé des suppressions de dizaines de liaisons en Espagne, France, Allemagne, Portugal et Belgique cet été, la compagnie a dévoilé un plan très ambitieux pour le marché italien. Lors d’une interview accordée à Sky TG24 le 9 avril, le directeur de la communication Fabrizio Francioni a annoncé que Ryanair investirait 4 milliards de dollars pour baser 40 avions supplémentaires 737-MAX en Italie, ajouter 20 millions de sièges par an et ouvrir plus de 250 nouvelles routes — à condition que le gouvernement supprime la surtaxe municipale de 6,50 € prélevée sur chaque passager au départ.
La compagnie a déjà déposé les horaires pour plus de 30 nouvelles liaisons directes depuis des villes secondaires: neuf routes en Émilie-Romagne (Forlì, Parme, Rimini), huit en Lombardie (Bergame, Malpensa), des fréquences supplémentaires au départ de Pise, Bari et Gênes, ainsi qu’une navette dédiée aux heures de bureau entre Cagliari et Milan. Ryanair soutient que la suppression de cette taxe à l’échelle nationale reproduirait les hausses de trafic observées en Abruzzes, Calabre et Frioul, où la surtaxe a été supprimée.
Les analystes du secteur voient cette initiative comme une stratégie prudente: les coûts élevés des aéroports et les réglementations strictes dans d’autres pays européens font de l’Italie — où les plafonds de capacité ont été levés après la pandémie — un terrain favorable à la croissance. Pour les acheteurs de mobilité, cette annonce signifie moins d’options directes sur les corridors traditionnels allemands et français, mais une connectivité intra-italienne nettement améliorée, susceptible de réduire la dépendance au train ou à la location de voiture.
Les responsables des voyages d’affaires devront suivre de près les mises à jour régulières des horaires de Ryanair: bien que de nombreuses routes annulées se situent hors d’Italie, les répercussions sur la rotation des avions pourraient affecter les opérations dans les hubs italiens. Les entreprises dont la politique de voyage limite l’usage des compagnies low-cost pourraient revoir leurs analyses coûts-avantages à mesure que le réseau s’étoffe.
Le débat sur la surtaxe révèle aussi des tensions politiques plus larges. Le gouvernement italien compte sur cette taxe pour financer la sécurité aéroportuaire; sa suppression créerait un manque à gagner annuel de 300 millions d’euros. Un compromis est à l’étude: exonérer les passagers en transit et en correspondance, offrant un soulagement aux voyageurs d’affaires sans pour autant réduire les budgets de sécurité.
La compagnie a déjà déposé les horaires pour plus de 30 nouvelles liaisons directes depuis des villes secondaires: neuf routes en Émilie-Romagne (Forlì, Parme, Rimini), huit en Lombardie (Bergame, Malpensa), des fréquences supplémentaires au départ de Pise, Bari et Gênes, ainsi qu’une navette dédiée aux heures de bureau entre Cagliari et Milan. Ryanair soutient que la suppression de cette taxe à l’échelle nationale reproduirait les hausses de trafic observées en Abruzzes, Calabre et Frioul, où la surtaxe a été supprimée.
Les analystes du secteur voient cette initiative comme une stratégie prudente: les coûts élevés des aéroports et les réglementations strictes dans d’autres pays européens font de l’Italie — où les plafonds de capacité ont été levés après la pandémie — un terrain favorable à la croissance. Pour les acheteurs de mobilité, cette annonce signifie moins d’options directes sur les corridors traditionnels allemands et français, mais une connectivité intra-italienne nettement améliorée, susceptible de réduire la dépendance au train ou à la location de voiture.
Les responsables des voyages d’affaires devront suivre de près les mises à jour régulières des horaires de Ryanair: bien que de nombreuses routes annulées se situent hors d’Italie, les répercussions sur la rotation des avions pourraient affecter les opérations dans les hubs italiens. Les entreprises dont la politique de voyage limite l’usage des compagnies low-cost pourraient revoir leurs analyses coûts-avantages à mesure que le réseau s’étoffe.
Le débat sur la surtaxe révèle aussi des tensions politiques plus larges. Le gouvernement italien compte sur cette taxe pour financer la sécurité aéroportuaire; sa suppression créerait un manque à gagner annuel de 300 millions d’euros. Un compromis est à l’étude: exonérer les passagers en transit et en correspondance, offrant un soulagement aux voyageurs d’affaires sans pour autant réduire les budgets de sécurité.
Source : Sky TG24
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