
L’Autorité italienne de la concurrence (AGCM) a ouvert une enquête officielle contre Booking.com, la plus grande plateforme européenne de réservation d’hébergements en ligne, suite à une série de perquisitions à l’aube dans les bureaux de la société à Milan. Les enquêteurs suspectent que les labels « Partenaire Préféré » et « Partenaire Préféré Plus » — qui garantissent aux hôtels un positionnement privilégié dans les résultats de recherche — ne sont pas attribués en fonction de la qualité de l’expérience client, comme annoncé, mais surtout en fonction du montant de la commission que l’établissement accepte de verser. Les commissions standards sur Booking.com tournent autour de 15 à 18 %, tandis que les hôtels inscrits dans les catégories préférentielles peuvent payer 20 % ou plus.
Du point de vue de l’AGCM, cette pratique pourrait constituer un abus de position dominante au regard des articles 101 et 102 du traité de l’UE. Le géant basé aux Pays-Bas gère environ une réservation d’hôtel en ligne sur deux en Italie, ce qui signifie qu’un changement dans son algorithme peut fortement influencer la visibilité de milliers d’hôtels italiens, petits et moyens. Les fédérations professionnelles Federalberghi et Confesercenti dénoncent depuis longtemps ce programme opaque qui oblige les hôtels indépendants à payer pour figurer en bonne place, sous peine de voir leur taux d’occupation chuter brutalement.
Si des manquements sont avérés, l’AGCM peut infliger des amendes pouvant atteindre 10 % du chiffre d’affaires mondial — soit potentiellement plusieurs centaines de millions d’euros — et contraindre Booking.com à revoir son système de classement. Cette affaire s’inscrit également dans le cadre du nouveau Digital Markets Act de l’UE, qui désigne Booking.com comme une plateforme « gardienne » et impose une plus grande transparence sur l’ordre des résultats de recherche. Une enquête parallèle de la Commission européenne est également envisagée.
Pour les responsables de la mobilité d’entreprise, les enjeux sont importants. Les établissements en catégorie préférentielle dominent souvent le haut des pages de recherche utilisées par les outils de réservation intégrés aux intranets d’entreprise, ce qui peut faire grimper les coûts hôteliers de plusieurs dizaines de pourcents. En attendant la résolution de l’affaire, les équipes achats pourraient revoir les programmes de tarifs négociés et vérifier si les hôtels sous contrat paient pour apparaître en meilleure position — un coût qui pourrait se répercuter sur les tarifs par nuit. L’AGCM prévoit de conclure sa phase d’enquête d’ici fin août; des mesures provisoires, comme la suspension des labels, pourraient être prises plus tôt si l’autorité estime qu’il existe une menace immédiate pour la concurrence sur le marché.
Du point de vue de l’AGCM, cette pratique pourrait constituer un abus de position dominante au regard des articles 101 et 102 du traité de l’UE. Le géant basé aux Pays-Bas gère environ une réservation d’hôtel en ligne sur deux en Italie, ce qui signifie qu’un changement dans son algorithme peut fortement influencer la visibilité de milliers d’hôtels italiens, petits et moyens. Les fédérations professionnelles Federalberghi et Confesercenti dénoncent depuis longtemps ce programme opaque qui oblige les hôtels indépendants à payer pour figurer en bonne place, sous peine de voir leur taux d’occupation chuter brutalement.
Si des manquements sont avérés, l’AGCM peut infliger des amendes pouvant atteindre 10 % du chiffre d’affaires mondial — soit potentiellement plusieurs centaines de millions d’euros — et contraindre Booking.com à revoir son système de classement. Cette affaire s’inscrit également dans le cadre du nouveau Digital Markets Act de l’UE, qui désigne Booking.com comme une plateforme « gardienne » et impose une plus grande transparence sur l’ordre des résultats de recherche. Une enquête parallèle de la Commission européenne est également envisagée.
Pour les responsables de la mobilité d’entreprise, les enjeux sont importants. Les établissements en catégorie préférentielle dominent souvent le haut des pages de recherche utilisées par les outils de réservation intégrés aux intranets d’entreprise, ce qui peut faire grimper les coûts hôteliers de plusieurs dizaines de pourcents. En attendant la résolution de l’affaire, les équipes achats pourraient revoir les programmes de tarifs négociés et vérifier si les hôtels sous contrat paient pour apparaître en meilleure position — un coût qui pourrait se répercuter sur les tarifs par nuit. L’AGCM prévoit de conclure sa phase d’enquête d’ici fin août; des mesures provisoires, comme la suspension des labels, pourraient être prises plus tôt si l’autorité estime qu’il existe une menace immédiate pour la concurrence sur le marché.
Source : Aviation.Direct