
Dans une série d’avis non contraignants publiés le 2 juin 2026, la Commission européenne a exhorté l’Allemagne — ainsi que huit autres États membres — à élaborer une feuille de route pour mettre fin aux contrôles aux frontières intérieures qu’elle maintient avec l’Autriche, la République tchèque, la Pologne, la Suisse et la France depuis 2024. La représentation de la Commission en Allemagne a indiqué que les évaluations concluaient que ces contrôles, prolongés à plusieurs reprises pour des raisons de sécurité et de migration, ne sont plus proportionnés et devraient être remplacés par des opérations policières ciblées et de nouveaux outils numériques d’analyse des risques.
L’Allemagne a rétabli ces contrôles fixes en septembre 2024, face à une forte augmentation des traversées irrégulières et du trafic de migrants le long de la soi-disant route des Balkans. Bien que Berlin ait récemment prolongé ce régime jusqu’à mi-septembre 2026, les transporteurs et les travailleurs frontaliers se plaignent de files d’attente rallongeant les trajets de 30 à 60 minutes et perturbant des chaînes d’approvisionnement sensibles au facteur temps.
La Commission a averti que ces frictions compromettent la libre circulation des marchandises et des travailleurs — piliers du marché unique — et pourraient coûter des millions d’euros en perte de productivité aux entreprises. Pour les équipes de mobilité d’entreprise et les missions internationales, les enjeux sont importants. De nombreuses usines en Bavière et en Saxe dépendent de techniciens qui font la navette quotidiennement depuis la République tchèque ou l’Autriche. Les temps d’attente prolongés à Kufstein ou Waidhaus se traduisent par des heures supplémentaires et des objectifs de production manqués.
Les responsables RH ont dû recourir à des lettres attestant du statut de « travailleur essentiel » des employés, dans l’espoir d’un traitement accéléré, mais la police aux frontières n’a reconnu aucun couloir prioritaire. Le rapport de la Commission propose des alternatives telles que des patrouilles mobiles, la reconnaissance automatique des plaques d’immatriculation et le Système Entrée/Sortie (EES) de l’UE, pleinement opérationnel depuis avril 2026. Si l’Allemagne adopte ces mesures, les experts estiment que les entreprises pourraient retrouver une certaine stabilité dans leurs plannings avant la haute saison estivale.
Cependant, le ministère de l’Intérieur a réaffirmé qu’il « examinerait attentivement les recommandations », tout en soulignant son devoir constitutionnel de garantir la sécurité. Les conseillers en mobilité devront suivre de près la décision attendue à l’automne. Si Berlin laisse expirer l’ordre actuel sans le renouveler, les détachements transfrontaliers, les missions navettes et les opérations de transport routier en bénéficieront immédiatement. En revanche, une nouvelle prolongation pourrait entraîner des procédures d’infraction et prolonger la charge administrative liée au port des passeports, permis de travail et autres justificatifs d’emploi lors du franchissement d’une frontière qui, en principe, devrait rester ouverte.
L’Allemagne a rétabli ces contrôles fixes en septembre 2024, face à une forte augmentation des traversées irrégulières et du trafic de migrants le long de la soi-disant route des Balkans. Bien que Berlin ait récemment prolongé ce régime jusqu’à mi-septembre 2026, les transporteurs et les travailleurs frontaliers se plaignent de files d’attente rallongeant les trajets de 30 à 60 minutes et perturbant des chaînes d’approvisionnement sensibles au facteur temps.
La Commission a averti que ces frictions compromettent la libre circulation des marchandises et des travailleurs — piliers du marché unique — et pourraient coûter des millions d’euros en perte de productivité aux entreprises. Pour les équipes de mobilité d’entreprise et les missions internationales, les enjeux sont importants. De nombreuses usines en Bavière et en Saxe dépendent de techniciens qui font la navette quotidiennement depuis la République tchèque ou l’Autriche. Les temps d’attente prolongés à Kufstein ou Waidhaus se traduisent par des heures supplémentaires et des objectifs de production manqués.
Les responsables RH ont dû recourir à des lettres attestant du statut de « travailleur essentiel » des employés, dans l’espoir d’un traitement accéléré, mais la police aux frontières n’a reconnu aucun couloir prioritaire. Le rapport de la Commission propose des alternatives telles que des patrouilles mobiles, la reconnaissance automatique des plaques d’immatriculation et le Système Entrée/Sortie (EES) de l’UE, pleinement opérationnel depuis avril 2026. Si l’Allemagne adopte ces mesures, les experts estiment que les entreprises pourraient retrouver une certaine stabilité dans leurs plannings avant la haute saison estivale.
Cependant, le ministère de l’Intérieur a réaffirmé qu’il « examinerait attentivement les recommandations », tout en soulignant son devoir constitutionnel de garantir la sécurité. Les conseillers en mobilité devront suivre de près la décision attendue à l’automne. Si Berlin laisse expirer l’ordre actuel sans le renouveler, les détachements transfrontaliers, les missions navettes et les opérations de transport routier en bénéficieront immédiatement. En revanche, une nouvelle prolongation pourrait entraîner des procédures d’infraction et prolonger la charge administrative liée au port des passeports, permis de travail et autres justificatifs d’emploi lors du franchissement d’une frontière qui, en principe, devrait rester ouverte.
Source : Verkehrsrundschau
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