
Le premier match de la Coupe du Monde de la FIFA à Vancouver – la victoire 2-0 de l’Australie contre la Turquie le 13 juin – a offert un aperçu précoce de la manière dont la ville et les agences fédérales géreront les deux millions de passages transfrontaliers attendus pendant les six semaines du tournoi. Les fans ont envahi les rues du centre-ville et le BC Place affichait complet, tandis que l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a enregistré un pic d’arrivées tard dans la nuit à l’aéroport international de Vancouver ainsi qu’aux postes frontaliers de Peace Arch et Pacific Highway. Les groupes de supporters australiens ont rapporté avoir passé l’immigration en moins de 20 minutes grâce à des bornes électroniques supplémentaires et à des agents de l’ASFC détachés de postes moins fréquentés. Les autorités municipales ont également mis en place un corridor piétonnier « du dernier kilomètre » entre la station Science World du SkyTrain et le stade, permettant de réaliser les contrôles de sécurité bien en dehors du périmètre du site. La forte présence policière – avec des agents armés de fusils – était très visible mais restait discrète, les forces de l’ordre posant pour des selfies et aidant les spectateurs égarés. Cet événement test fait suite à des mois de débats sur la part de la Colombie-Britannique dans le coût estimé à 729 millions de dollars canadiens pour l’organisation du tournoi. Les détracteurs estimaient que les dépenses d’infrastructures devraient prioritairement viser le logement; les organisateurs ont répliqué que la modernisation des installations douanières, des liaisons de transport et des technologies de gestion des foules profiteront à long terme aux déplacements professionnels. Le bon déroulement des opérations samedi a renforcé cet argument, même si certains fans ont dénoncé des prix de billets « criminels » et des tarifs hôteliers ayant doublé la semaine précédant le coup d’envoi. L’attention se tourne désormais vers le premier match à domicile du Canada contre le Qatar, le 18 juin. Les planificateurs de la mobilité prévoient un pic d’arrivées deux jours avant chaque rencontre, l’ASFC conseillant aux voyageurs de remplir leurs déclarations anticipées en ligne jusqu’à 72 heures avant l’arrivée et de garder leurs réservations d’hôtel et billets de match à portée de main pour des contrôles aléatoires. Les entreprises qui relocalisent ou détachent du personnel à Vancouver pendant le tournoi sont invitées à réserver leurs vols tôt, à prévoir du temps supplémentaire pour les transferts aéroportuaires et à rappeler à leurs employés que des laissez-passer pour véhicules en zone restreinte sont obligatoires dans la zone d’exclusion du centre-ville. Si Vancouver maintient la qualité de son organisation, les autorités gouvernementales indiquent que ce modèle pourrait être reproduit à Toronto – l’autre ville hôte canadienne – ainsi que pour la candidature aux Jeux du Commonwealth de 2030. Pour l’instant, les équipes en charge de la mobilité doivent suivre quotidiennement les avis de l’ASFC et être prêtes à adapter les plans de voyage en cas d’extension de la zone festive ou de retards liés à des conditions météorologiques sévères, comme cela a été le cas pour la fan zone de Toronto le 14 juin.
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