
La Cour suprême des États-Unis a accepté lundi d’examiner l’appel de l’administration Trump dans une affaire contestant la pratique gouvernementale de détenir certains non-citoyens, sous ordres d’expulsion définitifs, pendant de longues périodes sans audience de mise en liberté sous caution. La décision initiale de la Cour d’appel du deuxième circuit avait jugé que ces détentions deviennent inconstitutionnelles lorsqu’elles sont « déraisonnablement prolongées », ici respectivement sept et vingt et un mois. La question en jeu est de savoir si la clause de procédure régulière du cinquième amendement impose des audiences automatiques de mise en liberté après un délai fixé — six mois selon les groupes de défense des droits civiques — ce que l’administration conteste, arguant que cela encouragerait les risques de fuite et compromettrait les efforts d’expulsion.
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Les avocats spécialisés en immigration d’affaires soulignent que la décision de la Cour pourrait avoir des répercussions bien au-delà du contexte des condamnations pénales ; toute règle stricte sur la durée de détention pourrait influencer la manière dont l’ICE traite les cas de contrôle sur les lieux de travail et les dépassements de visa. Pour les équipes de mobilité internationale, cette affaire rappelle que les employés étrangers en situation irrégulière — souvent à leur insu, notamment en cas de dépôt tardif d’une demande de prolongation — risquent une détention accélérée. Les entreprises doivent donc renforcer leurs cycles d’audit I-9 et investir dans des outils de suivi de statut en temps réel. Une décision est attendue lors de la prochaine session de la Cour, à partir d’octobre 2026 ; si l’administration l’emporte, la détention sans caution pourrait rester indéfinie, augmentant les risques pour les employés non-citoyens, même en cas d’infractions mineures.
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