
Lors d’un des votes les plus décisifs sur la gestion des migrations dans l’UE depuis la crise de 2015, le Parlement européen a adopté le 17 juin un règlement permettant aux États membres de transférer les demandeurs d’asile déboutés vers des « pays tiers sûrs » avec lesquels ils ont conclu des accords bilatéraux. Adopté par 418 voix contre 218, ce texte ouvre la voie à la création de centres de traitement et de rétention financés par l’UE en dehors des frontières de l’Union. L’Italie, qui a négocié un accord pilote avec l’Albanie l’an dernier, a fortement soutenu cette mesure. La Première ministre Giorgia Meloni a salué immédiatement ce vote, affirmant qu’il aidera à « défendre les frontières de l’Europe, réduire drastiquement les arrivées par la mer et frapper les passeurs là où ça fait mal ».
Selon ce règlement, les migrants dont la demande est rejetée doivent être expulsés dans un délai de 30 jours; ceux qui ne coopèrent pas peuvent être placés en détention administrative jusqu’à 30 mois. Des députés européens de gauche et défenseurs des droits humains mettent en garde contre le risque que l’externalisation de l’asile affaiblisse les garanties fondamentales. Le texte affaiblit la suspension automatique des expulsions pendant les recours, laissant aux tribunaux nationaux le soin de trancher au cas par cas. Il allonge aussi les durées de détention et autorise les transferts même si le migrant n’a aucun lien préalable avec le pays de destination, à condition que des critères minimaux en matière de droits humains soient respectés.
Pour les entreprises qui détachent du personnel en Italie ou gèrent des filières régionales de talents, le changement le plus concret sera probablement l’accélération des procédures de retour et une politique plus stricte envers les personnes en situation irrégulière. Les équipes en charge de la mobilité internationale doivent se préparer à une application plus rapide des ordres d’expulsion et à d’éventuels risques réputationnels liés à des partenaires de la chaîne d’approvisionnement impliqués dans les opérations de détention. Parallèlement, les installations albanaises pourraient désengorger les centres d’accueil du sud de l’Italie et réduire les délais de traitement des demandes légitimes de permis de travail.
La mise en œuvre revient désormais au Conseil et aux parlements nationaux: Rome prévoit de ratifier son accord avec l’Albanie d’ici septembre, avec pour objectif d’ouvrir les centres de Gjader et Shengjin avant le pic des vacances de fin d’année.
Selon ce règlement, les migrants dont la demande est rejetée doivent être expulsés dans un délai de 30 jours; ceux qui ne coopèrent pas peuvent être placés en détention administrative jusqu’à 30 mois. Des députés européens de gauche et défenseurs des droits humains mettent en garde contre le risque que l’externalisation de l’asile affaiblisse les garanties fondamentales. Le texte affaiblit la suspension automatique des expulsions pendant les recours, laissant aux tribunaux nationaux le soin de trancher au cas par cas. Il allonge aussi les durées de détention et autorise les transferts même si le migrant n’a aucun lien préalable avec le pays de destination, à condition que des critères minimaux en matière de droits humains soient respectés.
Pour les entreprises qui détachent du personnel en Italie ou gèrent des filières régionales de talents, le changement le plus concret sera probablement l’accélération des procédures de retour et une politique plus stricte envers les personnes en situation irrégulière. Les équipes en charge de la mobilité internationale doivent se préparer à une application plus rapide des ordres d’expulsion et à d’éventuels risques réputationnels liés à des partenaires de la chaîne d’approvisionnement impliqués dans les opérations de détention. Parallèlement, les installations albanaises pourraient désengorger les centres d’accueil du sud de l’Italie et réduire les délais de traitement des demandes légitimes de permis de travail.
La mise en œuvre revient désormais au Conseil et aux parlements nationaux: Rome prévoit de ratifier son accord avec l’Albanie d’ici septembre, avec pour objectif d’ouvrir les centres de Gjader et Shengjin avant le pic des vacances de fin d’année.
Source : Corriere della Sera
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