
Dans une décision historique rendue le 30 juin 2026 par la Cour suprême des États-Unis à la majorité de 6 voix contre 3, l’ordre exécutif du président Donald Trump visant à restreindre le droit du sol pour les enfants nés aux États-Unis de parents non citoyens ni résidents permanents a été annulé. Le juge en chef John Roberts, rédigeant l’avis majoritaire, a réaffirmé que la clause de citoyenneté du quatorzième amendement confère automatiquement la nationalité à presque tous les enfants nés sur le sol américain, à l’exception de cas très limités comme les diplomates et les occupants ennemis. Cette décision met fin à près de deux ans d’incertitudes juridiques qui avaient suscité une vive inquiétude parmi les étudiants étrangers, travailleurs temporaires, voyageurs d’affaires et entreprises multinationales qui déplacent régulièrement leurs employés aux États-Unis. Si l’ordre avait été maintenu, les familles dont les enfants nés aux États-Unis auraient perdu la citoyenneté auraient dû faire face à des problèmes de visa, des stratégies complexes de sortie et de retour, ainsi qu’à d’importantes questions fiscales. Les employeurs redoutaient des obligations supplémentaires en matière de conformité et des responsabilités accrues pour des ayants droit soudainement considérés comme « sans papiers ». Ce jugement stabilise les programmes de mobilité internationale des entreprises, qui reposent sur la certitude du droit du sol pour les ayants droit accompagnant les employés étrangers détachés. Les conseillers en immigration soulignent que les politiques RH concernant le congé maternité, l’assurance santé et la délivrance de passeports peuvent désormais se poursuivre selon les règles en vigueur. Les universités accueillant plus d’un million d’étudiants internationaux chaque année évitent également la perspective d’émettre des visas pour enfants à charge nés sur place pendant les études. À l’avenir, les défenseurs anticipent de nouvelles tentatives législatives pour restreindre la citoyenneté, mais estiment que toute initiative légale devra affronter des obstacles constitutionnels similaires à ceux qui ont fait échouer l’ordre de Trump. Pour l’heure, les entreprises peuvent planifier leurs missions aux États-Unis sans revoir le statut migratoire des enfants nés sur le sol américain, préservant ainsi l’attractivité des États-Unis comme pôle mondial des talents.
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