
Les organisations européennes du secteur aérien ACI Europe, Airlines 4 Europe et IATA ont publié le 1er juillet une lettre ouverte commune alertant sur le fait que le nouveau système d’entrée/sortie (EES) de l’UE provoque des files d’attente pouvant atteindre cinq heures à certains points de contrôle aux frontières. Les aéroports espagnols de Madrid-Barajas, Tenerife Sud, Palma, Alicante et Málaga figurent parmi les plus touchés. Les compagnies craignent que le pic de trafic de juillet-août — période durant laquelle l’Espagne accueille 40 millions de voyageurs supplémentaires par rapport à mai-juin — ne surcharge des infrastructures manquant de guichets avec personnel et de bornes biométriques pleinement opérationnelles.
Avec l’EES, les voyageurs en provenance de pays tiers doivent fournir leurs empreintes digitales et une photo faciale dès leur première arrivée, remplaçant ainsi les tampons sur passeport. Les États membres peuvent déjà accorder une « flexibilité limitée » jusqu’au 1er septembre, mais les acteurs du secteur jugent cela insuffisant. Ils demandent à la Commission d’autoriser la suspension préventive de la capture biométrique lorsque le flux de passagers dépasse la capacité, ainsi que la mise en place d’un mécanisme permanent d’exemption en cas de pics futurs.
Bruxelles a convoqué une réunion d’urgence avec les autorités frontalières et le secteur aérien « dans les prochains jours ». Pour les planificateurs de mobilité, les enjeux sont majeurs. Les portes d’entrée côtières de l’Espagne sont le moteur de son économie touristique et servent de plaques tournantes pour les expatriés multinationales circulant entre l’Europe, l’Afrique et l’Amérique latine. Des files d’attente de cinq heures se traduisent par des correspondances manquées, des séjours prolongés à l’hôtel et des complications en matière de devoir de vigilance. Les entreprises sont invitées à programmer l’arrivée de leurs employés et équipes projets en dehors des pics du week-end, à prévoir au moins quatre heures pour les transferts internationaux et à envisager l’ajout de services de passage rapide dans leurs politiques de voyage.
À plus long terme, ce différend met en lumière un problème structurel: des aéroports conçus pour des contrôles manuels par tampon doivent désormais aménager des espaces pour des bornes biométriques, des zones d’enregistrement en libre-service et des espaces d’attente pour les familles. Même si Bruxelles accorde une trêve estivale, les compagnies préviennent qu’un déploiement complet en septembre pourrait provoquer le même chaos, à moins que l’Espagne n’accélère le recrutement d’agents de la Policía Nacional et l’installation de portes automatiques supplémentaires.
Avec l’EES, les voyageurs en provenance de pays tiers doivent fournir leurs empreintes digitales et une photo faciale dès leur première arrivée, remplaçant ainsi les tampons sur passeport. Les États membres peuvent déjà accorder une « flexibilité limitée » jusqu’au 1er septembre, mais les acteurs du secteur jugent cela insuffisant. Ils demandent à la Commission d’autoriser la suspension préventive de la capture biométrique lorsque le flux de passagers dépasse la capacité, ainsi que la mise en place d’un mécanisme permanent d’exemption en cas de pics futurs.
Bruxelles a convoqué une réunion d’urgence avec les autorités frontalières et le secteur aérien « dans les prochains jours ». Pour les planificateurs de mobilité, les enjeux sont majeurs. Les portes d’entrée côtières de l’Espagne sont le moteur de son économie touristique et servent de plaques tournantes pour les expatriés multinationales circulant entre l’Europe, l’Afrique et l’Amérique latine. Des files d’attente de cinq heures se traduisent par des correspondances manquées, des séjours prolongés à l’hôtel et des complications en matière de devoir de vigilance. Les entreprises sont invitées à programmer l’arrivée de leurs employés et équipes projets en dehors des pics du week-end, à prévoir au moins quatre heures pour les transferts internationaux et à envisager l’ajout de services de passage rapide dans leurs politiques de voyage.
À plus long terme, ce différend met en lumière un problème structurel: des aéroports conçus pour des contrôles manuels par tampon doivent désormais aménager des espaces pour des bornes biométriques, des zones d’enregistrement en libre-service et des espaces d’attente pour les familles. Même si Bruxelles accorde une trêve estivale, les compagnies préviennent qu’un déploiement complet en septembre pourrait provoquer le même chaos, à moins que l’Espagne n’accélère le recrutement d’agents de la Policía Nacional et l’installation de portes automatiques supplémentaires.
Source : Agencia EFE
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