
Le portail de conseil fiscal Fiscomania, dans une analyse datée du 4 juillet, confirme que le décret-loi 38/2026 interdira aux contribuables d’appliquer simultanément l’article 5 (régime des impatriés) et l’article 24-bis (imposition forfaitaire pour les nouveaux résidents) du TUIR à partir de l’année fiscale 2027. Jusqu’à présent, certains hauts revenus transférés en Italie par des multinationales profitaient de ce chevauchement pour exonérer jusqu’à 100 000 € de revenus étrangers tout en bénéficiant d’une exonération de 50 % sur les salaires d’origine italienne pendant cinq ans. Publié dans la Gazzetta Ufficiale du 2 juillet, le décret prévoit une période de transition d’un an: les personnes établissant leur résidence fiscale en Italie au plus tard le 31 décembre 2026 pourront continuer à cumuler ces deux avantages pendant toute la durée légale. Les universitaires bénéficiant du régime spécial chercheurs et professeurs restent exemptés de cette incompatibilité. Les employeurs prévoyant des missions entrantes doivent donc accélérer les relocalisations s’ils souhaitent offrir ce double avantage. Les conseillers fiscaux recommandent de signer les lettres de détachement avant novembre afin que l’inscription en mairie (prérequis à la résidence fiscale) soit finalisée à temps. Dès 2027, les entreprises devront choisir entre maintenir leurs salariés sous le régime des impatriés (dont l’avantage sera réduit à 40 % en 2027) ou compenser le coût plus élevé de l’imposition forfaitaire (300 000 € dans le cadre du régime non-dom révisé). Cette réforme aligne l’Italie sur les préoccupations de l’OCDE concernant le cumul des régimes préférentiels et devrait permettre à l’État d’économiser 180 millions d’euros par an à partir de 2028.
Source : Fiscomania