
Etihad Airways a dû suspendre une partie de son programme Abu Dhabi–Bahreïn les 16 et 17 juillet, après la fermeture nocturne de l’aéroport international de Bahreïn, suite à une escalade soudaine du conflit entre les États-Unis et l’Iran. Le vol EY647, déjà décollé de l’aéroport international Zayed d’Abu Dhabi, a fait demi-tour moins d’une heure après le départ, suite à un NOTAM de fermeture immédiate émis par le contrôle aérien bahreïni. Le retour de l’Airbus A320 a entraîné l’annulation de la liaison aller-retour EY647/648 pour la journée, bien qu’Etihad ait précisé que ses trois autres rotations quotidiennes seraient maintenues, sous réserve d’évaluations dynamiques des risques.
Dans un communiqué adressé aux passagers, Etihad a insisté sur le fait que « la sécurité est notre priorité absolue » et a demandé aux voyageurs de mettre à jour leurs coordonnées afin de recevoir en temps réel les notifications de réaccommodation par SMS et e-mail. La compagnie aérienne a supprimé les frais de modification et propose un remboursement intégral des billets concernés. Les équipes du service client ont reçu pour consigne de fournir hébergement, repas et transport terrestre aux passagers contraints de passer la nuit sur place, conformément aux règles de l’Autorité générale de l’aviation civile des Émirats arabes unis.
D’un point de vue planification réseau, cette diversion illustre à quel point la géopolitique régionale peut rapidement perturber les opérations des compagnies du Golfe. La liaison Abu Dhabi–Bahreïn est un axe stratégique pour les voyageurs d’affaires reliant deux centres financiers, ainsi que pour les navetteurs du secteur pétrolier et gazier entre sièges sociaux et projets offshore. Même une suspension partielle oblige les passagers à forte valeur ajoutée à emprunter des itinéraires détournés via Doha ou Koweït, allongeant les temps de trajet et impactant les indicateurs de ponctualité qu’Etihad s’efforce de restaurer depuis la pandémie.
Les conseillers en assurance alertent que cette fermeture temporaire de l’espace aérien pourrait déclencher des clauses dans les polices de mobilité internationale, exigeant des entreprises qu’elles valident des itinéraires alternatifs ou des vols affrétés pour le personnel essentiel. Les responsables de la mobilité des multinationales, dont le personnel circule entre les Émirats et des projets liés à l’Arabie saoudite, sont invités à revoir leurs plans de contingence couvrant à la fois le corridor bahreïni et les points d’entrée saoudiens voisins comme Dammam et Riyad.
Si les hostilités s’intensifient, les analystes prévoient un scénario similaire à celui de 2022, où les compagnies avaient ajouté des suppléments carburant et les transitaires réacheminaient les cargaisons de grande valeur via Mascate et Salalah pour éviter les zones à risque élevé. Pour l’heure, les voyageurs d’affaires sont invités à suivre les avis de la GCAA et des compagnies aériennes, et à prévoir des marges supplémentaires lors de leurs correspondances à Abu Dhabi ou de leurs transferts vers les sites de la Province orientale.
Dans un communiqué adressé aux passagers, Etihad a insisté sur le fait que « la sécurité est notre priorité absolue » et a demandé aux voyageurs de mettre à jour leurs coordonnées afin de recevoir en temps réel les notifications de réaccommodation par SMS et e-mail. La compagnie aérienne a supprimé les frais de modification et propose un remboursement intégral des billets concernés. Les équipes du service client ont reçu pour consigne de fournir hébergement, repas et transport terrestre aux passagers contraints de passer la nuit sur place, conformément aux règles de l’Autorité générale de l’aviation civile des Émirats arabes unis.
D’un point de vue planification réseau, cette diversion illustre à quel point la géopolitique régionale peut rapidement perturber les opérations des compagnies du Golfe. La liaison Abu Dhabi–Bahreïn est un axe stratégique pour les voyageurs d’affaires reliant deux centres financiers, ainsi que pour les navetteurs du secteur pétrolier et gazier entre sièges sociaux et projets offshore. Même une suspension partielle oblige les passagers à forte valeur ajoutée à emprunter des itinéraires détournés via Doha ou Koweït, allongeant les temps de trajet et impactant les indicateurs de ponctualité qu’Etihad s’efforce de restaurer depuis la pandémie.
Les conseillers en assurance alertent que cette fermeture temporaire de l’espace aérien pourrait déclencher des clauses dans les polices de mobilité internationale, exigeant des entreprises qu’elles valident des itinéraires alternatifs ou des vols affrétés pour le personnel essentiel. Les responsables de la mobilité des multinationales, dont le personnel circule entre les Émirats et des projets liés à l’Arabie saoudite, sont invités à revoir leurs plans de contingence couvrant à la fois le corridor bahreïni et les points d’entrée saoudiens voisins comme Dammam et Riyad.
Si les hostilités s’intensifient, les analystes prévoient un scénario similaire à celui de 2022, où les compagnies avaient ajouté des suppléments carburant et les transitaires réacheminaient les cargaisons de grande valeur via Mascate et Salalah pour éviter les zones à risque élevé. Pour l’heure, les voyageurs d’affaires sont invités à suivre les avis de la GCAA et des compagnies aériennes, et à prévoir des marges supplémentaires lors de leurs correspondances à Abu Dhabi ou de leurs transferts vers les sites de la Province orientale.
Source : Air Journal