
Les données récentes de l'Office fédéral de la statistique (OFS) révèlent que le nombre de titulaires de permis G actifs dans le canton du Tessin a légèrement diminué de 0,2 % au premier trimestre 2026, pour s’établir à 78 562. Ces chiffres, publiés et analysés par le portail spécialisé FrontalieriTicino le 22 juillet 2026, marquent la première baisse trimestrielle en trois ans, contrastant avec une hausse annuelle de 1,9 % du travail frontalier au niveau national, qui atteint désormais 413 000 personnes.
Les résidents français continuent de représenter la plus grande part de la main-d’œuvre frontalière suisse (58,3 %), mais le Tessin reste dominé par les travailleurs italiens, nombreux dans les secteurs de la manufacture et de l’hôtellerie. Les économistes expliquent ce ralentissement tessinois par une combinaison de facteurs: une création d’emplois plus dynamique en Lombardie voisine, la force du franc suisse et la montée progressive des salaires minimum sectoriels dans le canton, qui réduisent l’écart salarial.
Pour les employeurs, cette stabilisation pourrait marquer la fin d’une période d’accès quasi illimité à une main-d’œuvre italienne à moindre coût. Les agences de recrutement à Lugano signalent des délais plus longs pour pourvoir les postes vacants, notamment pour les techniciens qualifiés. Les entreprises pourraient devoir améliorer leurs offres de relocalisation ou se tourner vers d’autres bassins de main-d’œuvre européens, ce qui entraînerait des démarches supplémentaires en matière de conformité à l’immigration.
Les équipes en charge de la mobilité internationale doivent également se préparer à des contrôles plus stricts du marché du travail lors du parrainage de ressortissants de pays tiers. Les autorités cantonales utilisent la disponibilité des travailleurs frontaliers comme critère pour déterminer si les talents suisses ou de l’UE/AELE sont suffisamment rares pour accorder un permis L ou B. Avec la stagnation de l’offre de travailleurs italiens, l’obtention de permis pour des spécialistes non-européens pourrait devenir légèrement plus aisée — à condition que les entreprises puissent prouver des efforts de recrutement réels.
L’OFS publiera les chiffres du deuxième trimestre en octobre. En attendant, les services RH sont invités à vérifier les retenues à la source pour les employés titulaires d’un permis G et à s’assurer du respect continu des règles de crédit d’impôt prévues par le Nouvel Accord frontalier, notamment pour les salariés ayant augmenté leurs jours de télétravail dans le cadre du nouveau régime à 25 %.
Les résidents français continuent de représenter la plus grande part de la main-d’œuvre frontalière suisse (58,3 %), mais le Tessin reste dominé par les travailleurs italiens, nombreux dans les secteurs de la manufacture et de l’hôtellerie. Les économistes expliquent ce ralentissement tessinois par une combinaison de facteurs: une création d’emplois plus dynamique en Lombardie voisine, la force du franc suisse et la montée progressive des salaires minimum sectoriels dans le canton, qui réduisent l’écart salarial.
Pour les employeurs, cette stabilisation pourrait marquer la fin d’une période d’accès quasi illimité à une main-d’œuvre italienne à moindre coût. Les agences de recrutement à Lugano signalent des délais plus longs pour pourvoir les postes vacants, notamment pour les techniciens qualifiés. Les entreprises pourraient devoir améliorer leurs offres de relocalisation ou se tourner vers d’autres bassins de main-d’œuvre européens, ce qui entraînerait des démarches supplémentaires en matière de conformité à l’immigration.
Les équipes en charge de la mobilité internationale doivent également se préparer à des contrôles plus stricts du marché du travail lors du parrainage de ressortissants de pays tiers. Les autorités cantonales utilisent la disponibilité des travailleurs frontaliers comme critère pour déterminer si les talents suisses ou de l’UE/AELE sont suffisamment rares pour accorder un permis L ou B. Avec la stagnation de l’offre de travailleurs italiens, l’obtention de permis pour des spécialistes non-européens pourrait devenir légèrement plus aisée — à condition que les entreprises puissent prouver des efforts de recrutement réels.
L’OFS publiera les chiffres du deuxième trimestre en octobre. En attendant, les services RH sont invités à vérifier les retenues à la source pour les employés titulaires d’un permis G et à s’assurer du respect continu des règles de crédit d’impôt prévues par le Nouvel Accord frontalier, notamment pour les salariés ayant augmenté leurs jours de télétravail dans le cadre du nouveau régime à 25 %.
Source : frontaliereticino.ch
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