
La Cour de cassation italienne (Sezioni Unite) a rendu un arrêt historique qui met enfin un terme à la « question des mineurs » — une jurisprudence qui, depuis 2023, empêchait de nombreux descendants d’émigrés italiens d’hériter de la citoyenneté lorsque un ancêtre s’était naturalisé à l’étranger alors que ses enfants étaient encore mineurs. Dans sa décision, déposée le 29 juillet 2026 et rendue publique tard dans la soirée, la Cour a statué que les enfants italiens de naissance selon le principe du *iure sanguinis* ne perdent **pas** automatiquement cette nationalité si un parent acquiert ensuite une autre nationalité. Le tribunal a estimé que la loi sur la citoyenneté de 1912 (toujours applicable aux faits antérieurs à 1948) ne prévoyait pas la perte de la nationalité dans de telles circonstances, et que les interprétations plus restrictives adoptées entre 2023 et 2025 étaient « historiquement et textuellement infondées ». Cette décision change la donne pour la vaste diaspora italienne — notamment en Amérique — car elle rétablit des chaînes de transmission auparavant « rompues ». Les consulats italiens de Buenos Aires, São Paulo, New York et Toronto estiment que 30 à 40 % des demandes en attente étaient bloquées à cause de cette question des mineurs; ces dossiers peuvent désormais avancer sans recours judiciaire supplémentaire. Plusieurs consulats ont annoncé à la presse qu’ils rouvriraient leurs calendriers de rendez-vous en ligne dès la semaine prochaine et recruteraient du personnel temporaire pour résorber l’arriéré. Pour les employeurs, ce jugement pourrait élargir le vivier de talents éligibles aux passeports européens, facilitant la mobilité des salariés à double nationalité au sein de l’Union. Les avocats spécialisés en immigration anticipent également une hausse des demandes de récupération d’actes de naissance et des recours pour corriger les refus passés. Si le ministère de l’Intérieur doit encore actualiser ses circulaires opérationnelles, les professionnels s’attendent à ce que les nouvelles directives reprennent la logique de la Cour et entrent en vigueur avant la « journée clic » d’automne pour les quotas de permis de travail. Les entreprises qui déplacent du personnel en Italie devraient revoir leurs politiques de mobilité interne: les salariés pouvant désormais revendiquer la citoyenneté italienne pourraient ne plus avoir besoin de permis de travail, de visas de résidence ou de déclarations de détachement. Les équipes RH sont invitées à communiquer ce changement de manière proactive, car les délais de traitement pour la reconnaissance peuvent encore dépasser deux ans selon la capacité des consulats.
Source : Associated Press
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