
Dans une décision choc prise tard le 31 juillet 2026, le ministère italien de l’Intérieur a publié un décret d’urgence rétablissant un contrôle total des frontières terrestres, maritimes et aériennes avec l’Espagne. Immédiatement applicable, tous les voyageurs — qu’ils soient ressortissants de l’UE ou non — doivent présenter un passeport ou une carte d’identité nationale à leur entrée en Italie depuis l’Espagne. Les compagnies aériennes et les opérateurs de ferries ont été informés de traiter cette liaison comme une frontière extérieure de l’espace Schengen. Cette suspension autorise également la police à effectuer des contrôles ponctuels sur les trains, autocars et véhicules privés traversant la frontière entre la France et la Ligurie, un itinéraire secondaire souvent emprunté par les passagers arrivant des ports catalans espagnols.
Le ministre de l’Intérieur, Matteo Piantedosi, a justifié cette mesure « pour préserver l’ordre public » après que près de 9 000 migrants ont atteint l’enclave nord-africaine espagnole de Ceuta en 48 heures, et que les services de renseignement ont alerté sur l’intention de certains de poursuivre leur route vers l’Italie. La Première ministre Giorgia Meloni a ajouté que cet afflux « révèle la fragilité des frontières extérieures de l’Europe » et a appelé Bruxelles à convoquer un Conseil extraordinaire de la Justice et des Affaires intérieures la semaine prochaine.
Selon le Code frontières Schengen, les États membres peuvent réintroduire temporairement des contrôles pour des périodes renouvelables de dix jours en cas de menace grave pour la sécurité intérieure. L’Italie a déjà invoqué cette clause à plusieurs reprises depuis 2023 lors d’événements majeurs comme le sommet du G7, mais c’est la première fois qu’elle cible spécifiquement un autre pays de l’UE.
Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a immédiatement convoqué l’ambassadeur d’Italie, qualifiant cette décision de « disproportionnée et politiquement motivée ». Les compagnies espagnoles Iberia et Vueling ont averti de possibles retards de vols à Rome-Fiumicino et Milan-Malpensa en raison des contrôles documentaires renforcés.
Pour les voyageurs d’affaires, les conséquences pratiques se feront sentir immédiatement. Les aéroports italiens dirigeront les arrivées de Barcelone, Madrid et Málaga vers des voies hors Schengen; les passagers doivent s’attendre à des files d’attente plus longues et sont invités à prévoir 60 à 90 minutes supplémentaires pour leurs correspondances. Les transporteurs routiers opérant sur la ligne de ferry très fréquentée Barcelone-Gênes ont été priés de précharger les manifestes des conducteurs dans le système d’entrée/sortie italien afin d’éviter des inspections au débarquement. L’opérateur ferroviaire Thello a confirmé que tous les trains de nuit reliant Marseille à Milan — souvent choisis comme alternative économique par les résidents espagnols — feront l’objet de contrôles policiers à bord à la gare de Vintimille.
Les experts juridiques soulignent que si ces contrôles durent plus de 20 jours, l’Italie devra soumettre une évaluation détaillée des risques à la Commission européenne. L’absence de preuves proportionnées à la menace pourrait entraîner des procédures d’infraction similaires à celles auxquelles la France a été confrontée en 2024.
En attendant, les entreprises multinationales dont le personnel fait la navette entre les bureaux espagnols et italiens doivent revoir leurs politiques de devoir de vigilance, s’assurer que les employés disposent de passeports plutôt que de simples cartes d’identité, et suivre les modifications des horaires aériens alors que les créneaux sont réorganisés pour s’adapter à ce nouveau régime.
Le ministre de l’Intérieur, Matteo Piantedosi, a justifié cette mesure « pour préserver l’ordre public » après que près de 9 000 migrants ont atteint l’enclave nord-africaine espagnole de Ceuta en 48 heures, et que les services de renseignement ont alerté sur l’intention de certains de poursuivre leur route vers l’Italie. La Première ministre Giorgia Meloni a ajouté que cet afflux « révèle la fragilité des frontières extérieures de l’Europe » et a appelé Bruxelles à convoquer un Conseil extraordinaire de la Justice et des Affaires intérieures la semaine prochaine.
Selon le Code frontières Schengen, les États membres peuvent réintroduire temporairement des contrôles pour des périodes renouvelables de dix jours en cas de menace grave pour la sécurité intérieure. L’Italie a déjà invoqué cette clause à plusieurs reprises depuis 2023 lors d’événements majeurs comme le sommet du G7, mais c’est la première fois qu’elle cible spécifiquement un autre pays de l’UE.
Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a immédiatement convoqué l’ambassadeur d’Italie, qualifiant cette décision de « disproportionnée et politiquement motivée ». Les compagnies espagnoles Iberia et Vueling ont averti de possibles retards de vols à Rome-Fiumicino et Milan-Malpensa en raison des contrôles documentaires renforcés.
Pour les voyageurs d’affaires, les conséquences pratiques se feront sentir immédiatement. Les aéroports italiens dirigeront les arrivées de Barcelone, Madrid et Málaga vers des voies hors Schengen; les passagers doivent s’attendre à des files d’attente plus longues et sont invités à prévoir 60 à 90 minutes supplémentaires pour leurs correspondances. Les transporteurs routiers opérant sur la ligne de ferry très fréquentée Barcelone-Gênes ont été priés de précharger les manifestes des conducteurs dans le système d’entrée/sortie italien afin d’éviter des inspections au débarquement. L’opérateur ferroviaire Thello a confirmé que tous les trains de nuit reliant Marseille à Milan — souvent choisis comme alternative économique par les résidents espagnols — feront l’objet de contrôles policiers à bord à la gare de Vintimille.
Les experts juridiques soulignent que si ces contrôles durent plus de 20 jours, l’Italie devra soumettre une évaluation détaillée des risques à la Commission européenne. L’absence de preuves proportionnées à la menace pourrait entraîner des procédures d’infraction similaires à celles auxquelles la France a été confrontée en 2024.
En attendant, les entreprises multinationales dont le personnel fait la navette entre les bureaux espagnols et italiens doivent revoir leurs politiques de devoir de vigilance, s’assurer que les employés disposent de passeports plutôt que de simples cartes d’identité, et suivre les modifications des horaires aériens alors que les créneaux sont réorganisés pour s’adapter à ce nouveau régime.
Source : Cadena SER
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