
L’Italie a invoqué les articles 25 à 27 du Code frontières Schengen pour rétablir les contrôles aux passeports sur toutes les liaisons aériennes et maritimes avec l’Espagne, suite à l’entrée massive d’environ 60 000 migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta le 30 juillet. L’arrêté du ministère de l’Intérieur, signé tard dans la soirée du 31 juillet, est entré en vigueur à 00h01 le 1er août et restera en place pour une période initiale de dix jours, renouvelable par tranches de 20 jours, jusqu’à un maximum de deux mois.
La Première ministre Giorgia Meloni a présenté cette décision comme « une mesure extraordinaire et proportionnée pour garantir la sécurité nationale » et empêcher les mouvements secondaires depuis l’Espagne. Sur le plan opérationnel, les aéroports italiens ont déplacé, durant la nuit, les vols à destination de l’Espagne vers les jetées « B » hors Schengen. Au terminal 1 de Rome-Fiumicino, les compagnies ont été invitées à utiliser les portes non-Schengen C31-C45, impliquant un contrôle complet des documents à l’arrivée. Les compagnies de ferry à Civitavecchia, Gênes et Cagliari ont reçu des consignes similaires: les passagers embarquant depuis Barcelone ou Valence doivent désormais présenter leur passeport et, le cas échéant, leur visa Schengen avant l’embarquement et à nouveau à l’arrivée en Italie.
L’Autorité de l’aviation civile (ENAC) a demandé aux compagnies aériennes de conseiller aux voyageurs d’arriver au moins 90 minutes plus tôt que d’habitude. Politiquement, cette mesure accroît la pression sur Madrid et Bruxelles. L’Italie a déjà rétabli six fois des contrôles terrestres à sa frontière avec la France depuis 2023; étendre ces contrôles à une frontière maritime et aérienne intra-Schengen est sans précédent.
Les détracteurs estiment que cette mesure viole le principe de proportionnalité, puisque Ceuta se situe hors de l’Europe continentale et qu’aucune preuve n’indique que les migrants aient atteint l’Espagne continentale, encore moins l’Italie. Les milieux économiques alertent sur une « friction immédiate » dans un marché représentant 44 milliards d’euros d’échanges annuels et 12 millions de voyages touristiques aller-retour.
Pour les gestionnaires de mobilité, les implications pratiques sont claires: les voyageurs en provenance d’Espagne — même en simple transit par Madrid ou Barcelone — doivent désormais s’attendre à un contrôle complet de l’immigration à leur arrivée en Italie, incluant un éventuel interrogatoire sur le motif du séjour, la preuve d’hébergement et de ressources financières. Les citoyens de l’UE conservent leur droit d’entrée mais devront faire face à des files d’attente plus longues; les ressortissants de pays tiers doivent s’assurer que leur visa Schengen autorise plusieurs entrées.
Les employeurs sont invités à mettre à jour leurs politiques de voyage et à prévenir leurs collaborateurs des possibles retards, notamment dans les aéroports hubs. Bien que l’arrêté souligne qu’il s’agit d’une mesure « temporaire et ciblée », l’expérience montre que, une fois rétablis, les contrôles aux frontières intérieures peuvent durer plusieurs mois. Les multinationales impliquées dans des missions paneuropéennes devraient donc prévoir des marges de manœuvre dans leurs plannings, suivre de près les prochains décrets italiens et envisager des itinéraires alternatifs via la France ou la Suisse en cas d’urgence temporelle.
La Première ministre Giorgia Meloni a présenté cette décision comme « une mesure extraordinaire et proportionnée pour garantir la sécurité nationale » et empêcher les mouvements secondaires depuis l’Espagne. Sur le plan opérationnel, les aéroports italiens ont déplacé, durant la nuit, les vols à destination de l’Espagne vers les jetées « B » hors Schengen. Au terminal 1 de Rome-Fiumicino, les compagnies ont été invitées à utiliser les portes non-Schengen C31-C45, impliquant un contrôle complet des documents à l’arrivée. Les compagnies de ferry à Civitavecchia, Gênes et Cagliari ont reçu des consignes similaires: les passagers embarquant depuis Barcelone ou Valence doivent désormais présenter leur passeport et, le cas échéant, leur visa Schengen avant l’embarquement et à nouveau à l’arrivée en Italie.
L’Autorité de l’aviation civile (ENAC) a demandé aux compagnies aériennes de conseiller aux voyageurs d’arriver au moins 90 minutes plus tôt que d’habitude. Politiquement, cette mesure accroît la pression sur Madrid et Bruxelles. L’Italie a déjà rétabli six fois des contrôles terrestres à sa frontière avec la France depuis 2023; étendre ces contrôles à une frontière maritime et aérienne intra-Schengen est sans précédent.
Les détracteurs estiment que cette mesure viole le principe de proportionnalité, puisque Ceuta se situe hors de l’Europe continentale et qu’aucune preuve n’indique que les migrants aient atteint l’Espagne continentale, encore moins l’Italie. Les milieux économiques alertent sur une « friction immédiate » dans un marché représentant 44 milliards d’euros d’échanges annuels et 12 millions de voyages touristiques aller-retour.
Pour les gestionnaires de mobilité, les implications pratiques sont claires: les voyageurs en provenance d’Espagne — même en simple transit par Madrid ou Barcelone — doivent désormais s’attendre à un contrôle complet de l’immigration à leur arrivée en Italie, incluant un éventuel interrogatoire sur le motif du séjour, la preuve d’hébergement et de ressources financières. Les citoyens de l’UE conservent leur droit d’entrée mais devront faire face à des files d’attente plus longues; les ressortissants de pays tiers doivent s’assurer que leur visa Schengen autorise plusieurs entrées.
Les employeurs sont invités à mettre à jour leurs politiques de voyage et à prévenir leurs collaborateurs des possibles retards, notamment dans les aéroports hubs. Bien que l’arrêté souligne qu’il s’agit d’une mesure « temporaire et ciblée », l’expérience montre que, une fois rétablis, les contrôles aux frontières intérieures peuvent durer plusieurs mois. Les multinationales impliquées dans des missions paneuropéennes devraient donc prévoir des marges de manœuvre dans leurs plannings, suivre de près les prochains décrets italiens et envisager des itinéraires alternatifs via la France ou la Suisse en cas d’urgence temporelle.
Source : Associated Press / Cadena SER
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