
Dans une décision qui va profondément impacter les programmes de mobilité internationale, le Département d’État américain a annoncé que son controversé programme pilote de caution-visas deviendra une réglementation permanente à partir du lundi 3 août 2026. La règle finale, publiée vendredi au Federal Register, impose aux ressortissants de 50 pays principalement africains et caribéens, connus pour leurs taux élevés de dépassement de séjour, de déposer une caution avant de pouvoir être interrogés pour l’obtention d’un visa B-1 (affaires) ou B-2 (tourisme). Le montant maximal de la caution passe de 15 000 $ dans le cadre du pilote à 20 000 $, tandis que le palier minimum de 5 000 $ est supprimé. Cette caution est remboursable en cas de refus de visa ou, si le visa est accordé, si le voyageur quitte les États-Unis dans les délais et respecte les conditions du visa.
Selon le Département d’État, le programme pilote d’un an a réduit les dépassements de séjour des pays concernés, passant d’environ 45 500 en 2024 à « moins de 50 » durant les dix premiers mois. Les autorités estiment que le coût moyen pour localiser et expulser un visa en infraction s’élève à environ 18 000 $, justifiant ainsi le montant plus élevé de la caution. Pour les entreprises internationales, cette nouvelle règle complique la planification des déplacements courts aux États-Unis. Les multinationales qui s’appuient sur des équipes commerciales régionales ou des visites de fournisseurs venant de pays comme le Nigeria, l’Éthiopie, le Kenya ou l’Afrique du Sud devront prévoir des dépôts de garantie importants ou envisager de délocaliser leurs réunions.
Les responsables des déplacements devront également suivre les remboursements des cautions, qui peuvent prendre jusqu’à six mois, immobilisant ainsi des liquidités tant pour les PME que pour les particuliers. Les détracteurs, dont la Chambre de commerce américaine et plusieurs organisations humanitaires, dénoncent une mesure qui agit comme une barrière financière affectant de manière disproportionnée les visiteurs familiaux, les étudiants et les entrepreneurs de petites entreprises. Ils mettent aussi en garde contre le risque que cette caution encourage des circuits de voyage clandestins ou pousse les visiteurs légitimes à utiliser des passeports de pays tiers.
Le Département d’État réplique que cette approche basée sur les données « s’inscrit dans un effort plus large pour dissuader les abus de visa sans recourir à des interdictions générales ». Les entreprises ayant des collaborateurs en mission à l’étranger doivent mettre à jour immédiatement leurs listes de conformité aux règles de voyage. Les experts recommandent de signaler tout voyageur détenteur d’un passeport d’un pays concerné — y compris les binationaux — car les agents consulaires conservent la discrétion d’imposer une caution dès qu’ils doutent de l’intention de retour du demandeur. Les conseillers en mobilité alertent que l’absence de préparation pourrait entraîner des retards dans le lancement de projets, des pénalités pour livraisons tardives et nuire à la réputation auprès des clients américains.
Selon le Département d’État, le programme pilote d’un an a réduit les dépassements de séjour des pays concernés, passant d’environ 45 500 en 2024 à « moins de 50 » durant les dix premiers mois. Les autorités estiment que le coût moyen pour localiser et expulser un visa en infraction s’élève à environ 18 000 $, justifiant ainsi le montant plus élevé de la caution. Pour les entreprises internationales, cette nouvelle règle complique la planification des déplacements courts aux États-Unis. Les multinationales qui s’appuient sur des équipes commerciales régionales ou des visites de fournisseurs venant de pays comme le Nigeria, l’Éthiopie, le Kenya ou l’Afrique du Sud devront prévoir des dépôts de garantie importants ou envisager de délocaliser leurs réunions.
Les responsables des déplacements devront également suivre les remboursements des cautions, qui peuvent prendre jusqu’à six mois, immobilisant ainsi des liquidités tant pour les PME que pour les particuliers. Les détracteurs, dont la Chambre de commerce américaine et plusieurs organisations humanitaires, dénoncent une mesure qui agit comme une barrière financière affectant de manière disproportionnée les visiteurs familiaux, les étudiants et les entrepreneurs de petites entreprises. Ils mettent aussi en garde contre le risque que cette caution encourage des circuits de voyage clandestins ou pousse les visiteurs légitimes à utiliser des passeports de pays tiers.
Le Département d’État réplique que cette approche basée sur les données « s’inscrit dans un effort plus large pour dissuader les abus de visa sans recourir à des interdictions générales ». Les entreprises ayant des collaborateurs en mission à l’étranger doivent mettre à jour immédiatement leurs listes de conformité aux règles de voyage. Les experts recommandent de signaler tout voyageur détenteur d’un passeport d’un pays concerné — y compris les binationaux — car les agents consulaires conservent la discrétion d’imposer une caution dès qu’ils doutent de l’intention de retour du demandeur. Les conseillers en mobilité alertent que l’absence de préparation pourrait entraîner des retards dans le lancement de projets, des pénalités pour livraisons tardives et nuire à la réputation auprès des clients américains.
Source : Associated Press
Comment VisaHQ peut vous aider
VisaHQ simplifie la demande de visa pour les particuliers et les entreprises. Consultez les exigences de voyage en vigueur, préparez les documents nécessaires et gérez votre demande en ligne via le portail VisaHQ États-Unis.Plus de États-Unis
Voir tout
Le Département d'État va vendre des passeports commémoratifs en édition limitée à l'effigie de Trump
« Voyage non autorisé » conduit l’USCIS à retirer le statut DACA d’une mère, déclenchant son expulsion