
Le 4 août, l’Espagne et l’Italie se sont échangé des propos vifs après que Madrid a officiellement demandé à Rome de lever les contrôles aux frontières aériennes et maritimes que l’Italie a rétablis pour les passagers en provenance d’Espagne, suite à l’incursion massive de migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta la semaine précédente.
À l’issue d’une visioconférence extraordinaire des ministres de l’Intérieur de l’UE consacrée à la crise, le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a qualifié ces contrôles d’« inutiles et disproportionnés », soulignant que le statut particulier de Ceuta signifie que les voyageurs n’y accédant pas bénéficient automatiquement de la libre circulation dans l’espace Schengen. Selon lui, la décision italienne ne résout donc aucun problème concret, tout en créant « des tensions au sein de Schengen au pire moment pour l’économie européenne ».
La délégation italienne, conduite par le ministre de l’Intérieur Matteo Piantedosi, a défendu cette suspension d’un mois comme une « mesure temporaire, de précaution et d’organisation » visant à protéger la sécurité nationale face à une pression migratoire exceptionnelle. Piantedosi a insisté sur le fait que cette mesure « ne visait en aucun cas l’Espagne » et a rappelé que neuf autres États membres maintiennent actuellement des contrôles aux frontières intérieures en vertu de l’article 25 du Code frontières Schengen.
Le commissaire européen aux Affaires intérieures, Magnus Brunner, a déclaré aux journalistes que la Commission allait désormais analyser si la décision italienne respecte les critères de proportionnalité et de limitation dans le temps prévus par le traité, ajoutant que Bruxelles souhaite éviter un effet domino de contrôles unilatéraux susceptibles de nuire au marché unique.
L’association des compagnies aériennes A4E a indiqué que ces contrôles, effectués à Rome Fiumicino, Milan Malpensa et dans trois ports maritimes, entraînaient déjà des retards moyens de 25 à 40 minutes pour les voyageurs d’affaires.
Pour les salariés mobiles à l’international, ce différend représente des risques concrets: allongement des temps de correspondance sur les trajets vers l’Italie via l’Espagne, contrôles documentaires potentiels aux points d’entrée italiens, et renforcement des vérifications de conformité pour les travailleurs détachés circulant entre sites ibériques et italiens.
Les responsables de la mobilité internationale sont invités à suivre les mises à jour des horaires des compagnies aériennes, à prévoir des marges supplémentaires pour les déplacements intra-UE passant par des hubs espagnols, et à informer les voyageurs de se munir de justificatifs d’hébergement ou de rendez-vous pour faciliter les éventuelles demandes de documents lors des contrôles italiens.
À l’issue d’une visioconférence extraordinaire des ministres de l’Intérieur de l’UE consacrée à la crise, le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a qualifié ces contrôles d’« inutiles et disproportionnés », soulignant que le statut particulier de Ceuta signifie que les voyageurs n’y accédant pas bénéficient automatiquement de la libre circulation dans l’espace Schengen. Selon lui, la décision italienne ne résout donc aucun problème concret, tout en créant « des tensions au sein de Schengen au pire moment pour l’économie européenne ».
La délégation italienne, conduite par le ministre de l’Intérieur Matteo Piantedosi, a défendu cette suspension d’un mois comme une « mesure temporaire, de précaution et d’organisation » visant à protéger la sécurité nationale face à une pression migratoire exceptionnelle. Piantedosi a insisté sur le fait que cette mesure « ne visait en aucun cas l’Espagne » et a rappelé que neuf autres États membres maintiennent actuellement des contrôles aux frontières intérieures en vertu de l’article 25 du Code frontières Schengen.
Le commissaire européen aux Affaires intérieures, Magnus Brunner, a déclaré aux journalistes que la Commission allait désormais analyser si la décision italienne respecte les critères de proportionnalité et de limitation dans le temps prévus par le traité, ajoutant que Bruxelles souhaite éviter un effet domino de contrôles unilatéraux susceptibles de nuire au marché unique.
L’association des compagnies aériennes A4E a indiqué que ces contrôles, effectués à Rome Fiumicino, Milan Malpensa et dans trois ports maritimes, entraînaient déjà des retards moyens de 25 à 40 minutes pour les voyageurs d’affaires.
Pour les salariés mobiles à l’international, ce différend représente des risques concrets: allongement des temps de correspondance sur les trajets vers l’Italie via l’Espagne, contrôles documentaires potentiels aux points d’entrée italiens, et renforcement des vérifications de conformité pour les travailleurs détachés circulant entre sites ibériques et italiens.
Les responsables de la mobilité internationale sont invités à suivre les mises à jour des horaires des compagnies aériennes, à prévoir des marges supplémentaires pour les déplacements intra-UE passant par des hubs espagnols, et à informer les voyageurs de se munir de justificatifs d’hébergement ou de rendez-vous pour faciliter les éventuelles demandes de documents lors des contrôles italiens.
Source : ANSA English
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