
La Commission européenne a discrètement accepté les demandes de neuf pays membres de l’espace Schengen — dont la Belgique — de reporter l’application complète du Système d’Entrée/Sortie (EES) de l’Union européenne, rapporte le quotidien grec Kathimerini lundi soir. Ce dispositif numérique aux frontières, qui enregistre les empreintes digitales et les scans faciaux de tous les voyageurs hors UE, est officiellement devenu « obligatoire » depuis le 6 septembre, après une période de transition estivale.
Cependant, la France, la Belgique, l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Italie, la Grèce, le Portugal, Malte et la Suisse ont alerté sur le fait que les aéroports et ports maritimes n’étaient pas encore prêts techniquement, risquant de provoquer des files d’attente de plusieurs heures. Selon un accord informel, ces pays peuvent continuer à suspendre ou réduire les contrôles biométriques aux heures de pointe jusqu’à nouvel ordre, à condition de tenir Bruxelles informée des avancées.
Le ministère belge de l’Intérieur a indiqué aux médias locaux qu’il prévoit d’achever l’intégration des nouvelles bornes en libre-service à l’aéroport de Bruxelles d’ici mi-novembre, mais qu’il lui faut plus de temps pour tester la robustesse des serveurs et former les agents aux frontières. Les compagnies aériennes et les responsables des voyages d’affaires ont salué ce répit. L’IATA estime qu’une mise en œuvre complète de l’EES ce mois-ci aurait doublé les temps de traitement des passagers long-courriers, obligeant les transporteurs à allonger leurs horaires et risquant de manquer des créneaux.
Les cabinets spécialisés en gestion des risques de voyage mettent toutefois en garde: cette incertitude complique la planification des déplacements cet automne, les entreprises devant désormais suivre quelles frontières Schengen appliquent la prise d’empreintes et lesquelles se contentent du tampon sur le passeport. Ce report permet aussi de gagner du temps pour les audits de protection des données. L’Autorité belge de protection des données examine toujours la durée de conservation des données biométriques de l’EES et les droits des passagers à accéder ou rectifier leurs informations — des questions aux implications juridiques pour les employeurs qui traitent les données de déplacement de leur personnel.
Par ailleurs, l’aéroport de Bruxelles profite de ce délai pour étendre à 72 le nombre de portes automatiques, avec pour objectif de séparer les flux de la classe affaires et de réduire les files d’attente pour les passagers premium.
Si la Commission européenne a refusé de commenter publiquement, les responsables insistent sur le fait que ce report sera de courte durée. Les professionnels du secteur tablent sur une nouvelle date butoir liée au lancement prévu du système d’autorisation de voyage ETIAS début 2027.
Pour l’heure, les voyageurs à destination de la Belgique peuvent s’attendre à une mosaïque de procédures: tamponnage classique des passeports à Zaventem, prise biométrique au Luxembourg, et contrôles ponctuels sur les services Eurostar.
Cependant, la France, la Belgique, l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Italie, la Grèce, le Portugal, Malte et la Suisse ont alerté sur le fait que les aéroports et ports maritimes n’étaient pas encore prêts techniquement, risquant de provoquer des files d’attente de plusieurs heures. Selon un accord informel, ces pays peuvent continuer à suspendre ou réduire les contrôles biométriques aux heures de pointe jusqu’à nouvel ordre, à condition de tenir Bruxelles informée des avancées.
Le ministère belge de l’Intérieur a indiqué aux médias locaux qu’il prévoit d’achever l’intégration des nouvelles bornes en libre-service à l’aéroport de Bruxelles d’ici mi-novembre, mais qu’il lui faut plus de temps pour tester la robustesse des serveurs et former les agents aux frontières. Les compagnies aériennes et les responsables des voyages d’affaires ont salué ce répit. L’IATA estime qu’une mise en œuvre complète de l’EES ce mois-ci aurait doublé les temps de traitement des passagers long-courriers, obligeant les transporteurs à allonger leurs horaires et risquant de manquer des créneaux.
Les cabinets spécialisés en gestion des risques de voyage mettent toutefois en garde: cette incertitude complique la planification des déplacements cet automne, les entreprises devant désormais suivre quelles frontières Schengen appliquent la prise d’empreintes et lesquelles se contentent du tampon sur le passeport. Ce report permet aussi de gagner du temps pour les audits de protection des données. L’Autorité belge de protection des données examine toujours la durée de conservation des données biométriques de l’EES et les droits des passagers à accéder ou rectifier leurs informations — des questions aux implications juridiques pour les employeurs qui traitent les données de déplacement de leur personnel.
Par ailleurs, l’aéroport de Bruxelles profite de ce délai pour étendre à 72 le nombre de portes automatiques, avec pour objectif de séparer les flux de la classe affaires et de réduire les files d’attente pour les passagers premium.
Si la Commission européenne a refusé de commenter publiquement, les responsables insistent sur le fait que ce report sera de courte durée. Les professionnels du secteur tablent sur une nouvelle date butoir liée au lancement prévu du système d’autorisation de voyage ETIAS début 2027.
Pour l’heure, les voyageurs à destination de la Belgique peuvent s’attendre à une mosaïque de procédures: tamponnage classique des passeports à Zaventem, prise biométrique au Luxembourg, et contrôles ponctuels sur les services Eurostar.
Source : Ekathimerini
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