
Le deuxième aéroport passagers le plus fréquenté de Belgique, Brussels South Charleroi Airport (CRL), se prépare à près d’un mois de grèves nocturnes des contrôleurs aériens après l’échec des négociations sur les primes. Le prestataire public Skeyes a confirmé mardi 15 septembre que le personnel affecté au service de nuit, de 22h00 à 8h00, cessera le travail chaque nuit du mercredi 16 septembre au 10 octobre. Selon les prévisions internes de l’entreprise, 832 mouvements commerciaux — 487 arrivées et 345 départs — sont programmés durant cette période, et risquent donc d’être annulés ou déviés.
Le conflit porte sur une prime pour les horaires décalés que les contrôleurs de Charleroi jugent insuffisante, ne suivant ni l’inflation ni les montants versés à l’aéroport de Bruxelles. Les discussions, entamées en juillet, ont échoué le week-end dernier lorsque la dernière proposition de la direction a été rejetée par 78 % des membres syndicaux. Les travailleurs ont alors donné un préavis légal de 48 heures, rendant la grève inévitable selon la législation belge.
Bien que la grève vise techniquement les opérations nocturnes, les compagnies aériennes préviennent d’effets en cascade sur les rotations matinales. Si les avions ne peuvent pas atterrir entre 22h00 et minuit, ils passeront la nuit ailleurs — souvent dans des bases Ryanair en France ou en Italie — retardant ainsi la première vague de départs qui alimente le réseau européen en étoile. Les compagnies low-cost, qui représentent 80 % du trafic de CRL, soulignent que les marges de récupération sont très limitées en fin de saison estivale, et pourraient être contraintes de réacheminer les passagers via l’aéroport de Bruxelles ou Lille.
Les responsables des voyages d’affaires adaptent déjà leurs plans de secours. Plusieurs multinationales implantées en Wallonie ont confié au Brussels Times qu’elles envisagent de transférer temporairement leurs cadres vers des trains Eurostar tôt le matin ou des vols de correspondance Lufthansa depuis Bruxelles pour éviter les risques de correspondances manquées. De son côté, l’office régional du tourisme redoute un impact négatif sur la réputation de Charleroi, alors que l’aéroport commençait à retrouver le trafic perdu pendant la pandémie.
Skeyes affirme rester ouvert à la médiation, mais insiste pour que toute augmentation de rémunération soit appliquée uniformément dans ses cinq tours de contrôle — une position que les syndicats rejettent, estimant qu’elle ignore la charge de travail nocturne spécifique à Charleroi. Les passagers ayant réservé jusqu’au 10 octobre sont invités à vérifier régulièrement le statut de leur vol et à prévoir du temps supplémentaire en cas de déviation ou de transfert en car entre les aéroports belges.
Le conflit porte sur une prime pour les horaires décalés que les contrôleurs de Charleroi jugent insuffisante, ne suivant ni l’inflation ni les montants versés à l’aéroport de Bruxelles. Les discussions, entamées en juillet, ont échoué le week-end dernier lorsque la dernière proposition de la direction a été rejetée par 78 % des membres syndicaux. Les travailleurs ont alors donné un préavis légal de 48 heures, rendant la grève inévitable selon la législation belge.
Bien que la grève vise techniquement les opérations nocturnes, les compagnies aériennes préviennent d’effets en cascade sur les rotations matinales. Si les avions ne peuvent pas atterrir entre 22h00 et minuit, ils passeront la nuit ailleurs — souvent dans des bases Ryanair en France ou en Italie — retardant ainsi la première vague de départs qui alimente le réseau européen en étoile. Les compagnies low-cost, qui représentent 80 % du trafic de CRL, soulignent que les marges de récupération sont très limitées en fin de saison estivale, et pourraient être contraintes de réacheminer les passagers via l’aéroport de Bruxelles ou Lille.
Les responsables des voyages d’affaires adaptent déjà leurs plans de secours. Plusieurs multinationales implantées en Wallonie ont confié au Brussels Times qu’elles envisagent de transférer temporairement leurs cadres vers des trains Eurostar tôt le matin ou des vols de correspondance Lufthansa depuis Bruxelles pour éviter les risques de correspondances manquées. De son côté, l’office régional du tourisme redoute un impact négatif sur la réputation de Charleroi, alors que l’aéroport commençait à retrouver le trafic perdu pendant la pandémie.
Skeyes affirme rester ouvert à la médiation, mais insiste pour que toute augmentation de rémunération soit appliquée uniformément dans ses cinq tours de contrôle — une position que les syndicats rejettent, estimant qu’elle ignore la charge de travail nocturne spécifique à Charleroi. Les passagers ayant réservé jusqu’au 10 octobre sont invités à vérifier régulièrement le statut de leur vol et à prévoir du temps supplémentaire en cas de déviation ou de transfert en car entre les aéroports belges.
Source : The Brussels Times
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