
Le 15 septembre, le système de transport espagnol s’est réveillé avec trois conflits sociaux actifs touchant les services aérien et ferroviaire, selon les données en temps réel compilées par Strike Tracker. Le plus perturbateur reste la grève illimitée du personnel de manutention au sol de Groundforce à l’aéroport de Barcelone-El Prat, qui entre dans sa sixième semaine. Bien que les décrets de service minimum maintiennent un traitement basique des bagages, les compagnies aériennes signalent des retards moyens de départ de 25 minutes et des bagages parfois mal acheminés — un vrai casse-tête pour les voyageurs d’affaires changeant d’avion dans ce hub catalan.
Les problèmes de trafic aérien persistent aussi au niveau régional: les contrôleurs de tour employés par Saerco à Jerez et A Coruña maintiennent une grève tournante débutée le 17 avril. Jusqu’à présent, l’impact se limite à quelques annulations de créneaux en aviation générale, mais les opérateurs de jets d’affaires anticipent en embarquant des réserves de carburant supplémentaires en cas de circuits d’attente.
Parallèlement, le personnel d’Euskotren au Pays basque organise des arrêts de travail de deux heures aux heures de pointe les 15, 17, 21 et 23 septembre, contraignant les navetteurs entre Bilbao et Saint-Sébastien à s’entasser dans moins de trains.
Pour les gestionnaires de mobilité, cette constellation de petites grèves simultanées représente un risque cumulatif. Les itinéraires combinant trains à grande vitesse, vols court-courriers et trains régionaux subissent des retards en cascade. Les fournisseurs expédiant des composants en flux tendu via la zone cargo de Barcelone signalent des retards le week-end, car les équipements de levage de conteneurs sont partagés avec les équipes en grève de Groundforce.
Sur le plan juridique, ces grèves illustrent la fragmentation du paysage de la négociation collective en Espagne. L’action de Groundforce est motivée par l’impasse des négociations sur la restauration de la rémunération variable suspendue pendant la pandémie, tandis que les contrôleurs de Saerco réclament la parité avec leurs homologues d’Enaire, entreprise publique.
Les employeurs doivent savoir que la législation espagnole impose aux entreprises recourant à des sous-traitants (y compris en manutention) de mettre à jour les évaluations des risques liés aux déplacements en cas de grèves prolongées.
Conseils pratiques: les voyageurs en transit par Barcelone devraient réserver des billets flexibles et utiliser des applications de suivi des bagages. Les entreprises ayant des collaborateurs au Pays basque pourraient envisager des bons taxi les jours de grève, car la couverture Uber en dehors de Bilbao reste limitée. Les équipes RH doivent rappeler aux salariés que la compensation prévue par le règlement européen 261 ne s’applique que si les compagnies aériennes ne peuvent pas prouver que le retard est exclusivement dû à un mouvement social.
Les problèmes de trafic aérien persistent aussi au niveau régional: les contrôleurs de tour employés par Saerco à Jerez et A Coruña maintiennent une grève tournante débutée le 17 avril. Jusqu’à présent, l’impact se limite à quelques annulations de créneaux en aviation générale, mais les opérateurs de jets d’affaires anticipent en embarquant des réserves de carburant supplémentaires en cas de circuits d’attente.
Parallèlement, le personnel d’Euskotren au Pays basque organise des arrêts de travail de deux heures aux heures de pointe les 15, 17, 21 et 23 septembre, contraignant les navetteurs entre Bilbao et Saint-Sébastien à s’entasser dans moins de trains.
Pour les gestionnaires de mobilité, cette constellation de petites grèves simultanées représente un risque cumulatif. Les itinéraires combinant trains à grande vitesse, vols court-courriers et trains régionaux subissent des retards en cascade. Les fournisseurs expédiant des composants en flux tendu via la zone cargo de Barcelone signalent des retards le week-end, car les équipements de levage de conteneurs sont partagés avec les équipes en grève de Groundforce.
Sur le plan juridique, ces grèves illustrent la fragmentation du paysage de la négociation collective en Espagne. L’action de Groundforce est motivée par l’impasse des négociations sur la restauration de la rémunération variable suspendue pendant la pandémie, tandis que les contrôleurs de Saerco réclament la parité avec leurs homologues d’Enaire, entreprise publique.
Les employeurs doivent savoir que la législation espagnole impose aux entreprises recourant à des sous-traitants (y compris en manutention) de mettre à jour les évaluations des risques liés aux déplacements en cas de grèves prolongées.
Conseils pratiques: les voyageurs en transit par Barcelone devraient réserver des billets flexibles et utiliser des applications de suivi des bagages. Les entreprises ayant des collaborateurs au Pays basque pourraient envisager des bons taxi les jours de grève, car la couverture Uber en dehors de Bilbao reste limitée. Les équipes RH doivent rappeler aux salariés que la compensation prévue par le règlement européen 261 ne s’applique que si les compagnies aériennes ne peuvent pas prouver que le retard est exclusivement dû à un mouvement social.
Source : Strike Tracker
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