
Tard le 14 septembre, le Guardian a rapporté que la France, la Grèce, le Portugal, l’Italie, l’Allemagne, Malte, les Pays-Bas, la Suisse et la Belgique ont officiellement demandé à Bruxelles un délai supplémentaire pour mettre en œuvre le nouveau système biométrique d’entrée/sortie (EES). Ce dispositif, devenu opérationnel juridiquement dans l’ensemble de l’espace Schengen en avril, oblige tout ressortissant non européen à fournir quatre empreintes digitales et un scan facial lors de son premier passage à une frontière extérieure de Schengen.
Si la plupart des États membres collectent déjà ces données dans les grands aéroports et ports de ferry, les neuf gouvernements expliquent que les petits aéroports régionaux et les passages terrestres manquent encore de cabines, de capacité réseau et de personnel formé pour éviter les embouteillages en période de vacances.
L’UE a enregistré jusqu’à présent environ 200 millions de voyageurs et bloqué 70 000 tentatives d’entrée, dont des milliers de Britanniques ayant dépassé la limite post-Brexit de 90 jours sur 180, mais Bruxelles a confirmé au Guardian qu’elle n’engagera pas de procédure d’infraction contre les retardataires tant qu’ils « travaillent de bonne foi » pour rattraper leur retard.
Pour les voyageurs d’affaires britanniques, ce délai joue sur deux tableaux. Moins d’aéroports collectant les données biométriques signifie moins de congestion à court terme, mais prolonge aussi la période d’incertitude quant au moment et au lieu où les voyageurs devront s’enregistrer. Les terminaux Eurostar à Bruxelles enregistrent déjà les passagers, tandis que Dover et plusieurs ports français de la Manche ne le font pas encore.
Les employeurs organisant des déplacements de dernière minute sont donc invités à prévenir leur personnel que la prise d’empreintes digitales peut être exigée à l’aller, même si ce n’était pas le cas lors du voyage précédent, et à prévoir des temps de correspondance plus longs dans les grands hubs comme Francfort ou Schiphol où l’enregistrement est déjà obligatoire.
Les responsables voyages doivent aussi rappeler que dès que les empreintes sont enregistrées, le compteur EES démarre: les ressortissants britanniques sans visa ni titre de séjour restent soumis à la règle stricte des 90 jours sur 180, le système comptabilisant automatiquement chaque jour à partir de la première entrée biométrique.
Les voyages d’affaires répétés dans plusieurs pays de l’UE épuisent donc rapidement ce quota, et les dépassements déclenchent des « alertes rouges » pouvant entraîner des refus d’entrée lors de futurs déplacements.
Les entreprises devraient faire un inventaire du temps déjà utilisé dans l’espace Schengen par leurs voyageurs fréquents et envisager de demander des visas nationaux de long séjour ou des visas Van der Elst pour les collaborateurs clés nécessitant des séjours prolongés.
Si la plupart des États membres collectent déjà ces données dans les grands aéroports et ports de ferry, les neuf gouvernements expliquent que les petits aéroports régionaux et les passages terrestres manquent encore de cabines, de capacité réseau et de personnel formé pour éviter les embouteillages en période de vacances.
L’UE a enregistré jusqu’à présent environ 200 millions de voyageurs et bloqué 70 000 tentatives d’entrée, dont des milliers de Britanniques ayant dépassé la limite post-Brexit de 90 jours sur 180, mais Bruxelles a confirmé au Guardian qu’elle n’engagera pas de procédure d’infraction contre les retardataires tant qu’ils « travaillent de bonne foi » pour rattraper leur retard.
Pour les voyageurs d’affaires britanniques, ce délai joue sur deux tableaux. Moins d’aéroports collectant les données biométriques signifie moins de congestion à court terme, mais prolonge aussi la période d’incertitude quant au moment et au lieu où les voyageurs devront s’enregistrer. Les terminaux Eurostar à Bruxelles enregistrent déjà les passagers, tandis que Dover et plusieurs ports français de la Manche ne le font pas encore.
Les employeurs organisant des déplacements de dernière minute sont donc invités à prévenir leur personnel que la prise d’empreintes digitales peut être exigée à l’aller, même si ce n’était pas le cas lors du voyage précédent, et à prévoir des temps de correspondance plus longs dans les grands hubs comme Francfort ou Schiphol où l’enregistrement est déjà obligatoire.
Les responsables voyages doivent aussi rappeler que dès que les empreintes sont enregistrées, le compteur EES démarre: les ressortissants britanniques sans visa ni titre de séjour restent soumis à la règle stricte des 90 jours sur 180, le système comptabilisant automatiquement chaque jour à partir de la première entrée biométrique.
Les voyages d’affaires répétés dans plusieurs pays de l’UE épuisent donc rapidement ce quota, et les dépassements déclenchent des « alertes rouges » pouvant entraîner des refus d’entrée lors de futurs déplacements.
Les entreprises devraient faire un inventaire du temps déjà utilisé dans l’espace Schengen par leurs voyageurs fréquents et envisager de demander des visas nationaux de long séjour ou des visas Van der Elst pour les collaborateurs clés nécessitant des séjours prolongés.
Source : The Guardian
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