
Le Parlement autrichien a publié l’ordre du jour de sa séance plénière du 14 octobre, avec la question de la conformité en matière d’immigration en tête des débats. Selon le bulletin de presse parlementaire de vendredi, les députés voteront une vaste réforme du Strafvollzugsnovelle qui, entre autres mesures, permettrait aux tribunaux d’ordonner l’expulsion des délinquants non autrichiens après qu’ils aient purgé la moitié de leur peine—sans le consentement du prisonnier. Cette mesure vise à désengorger les prisons fédérales de Vienne-Simmering et d’autres établissements, tout en réduisant les coûts de sécurité liés aux détenus à haut risque.
Le même projet de loi renforce également les outils juridiques autrichiens contre le trafic de personnes, la traite humaine et le « tourisme de transplantation ». Une nouvelle infraction pénalise l’utilisation consciente des services de victimes de la traite, tandis que les dispositions relatives au commerce d’organes sont durcies pour inclure les facilitateurs à l’étranger. Les entreprises qui détachent du personnel à l’international devront désormais vérifier la conformité de leurs partenaires dans la chaîne d’approvisionnement, le texte étendant la juridiction autrichienne aux crimes commis à bord d’avions immatriculés en Autriche ainsi qu’à certaines infractions commises par des Autrichiens à l’étranger.
Selon des experts juridiques, les modifications proposées concernant les expulsions pourraient accélérer les procédures de plusieurs mois. Actuellement, les expulsions interviennent généralement après les deux tiers de la peine purgée ou lorsque les détenus acceptent un retour volontaire. Le ministère de la Justice soutient que ces expulsions anticipées permettront d’économiser 18 millions d’euros par an en frais de détention et de libérer des places pour des programmes de réinsertion.
Les ONG critiquent cette mesure, s’interrogeant sur l’acceptation par les pays d’accueil de transferts de détenus n’ayant pas achevé leur peine, et alertent sur de possibles violations de la Convention européenne des droits de l’homme si les garanties judiciaires sont précipitées.
Pour les employeurs multinationales, les implications pratiques sont majeures. Les ressortissants étrangers en mission temporaire qui enfreindraient la loi autrichienne pourraient faire face à une expulsion automatique bien avant l’achèvement de leur période de probation ou l’épuisement des recours. Les responsables de la mobilité internationale doivent donc revoir les politiques de conduite des employés et s’assurer que des dispositifs d’assistance juridique sont en place. Les cabinets de conseil en gestion des risques liés aux déplacements recommandent également aux entreprises des secteurs logistique et agricole—où les travailleurs saisonniers sont fréquents—de renforcer les sessions d’information sur le droit du travail et le droit pénal autrichiens.
Si la coalition obtient la majorité requise le 14 octobre, les dispositions relatives aux expulsions entreront en vigueur 30 jours après leur publication au Bundesgesetzblatt. Les entreprises opérant en Autriche disposeront alors d’un délai très court pour adapter leurs protocoles de conformité avant l’application effective des nouvelles règles.
Le même projet de loi renforce également les outils juridiques autrichiens contre le trafic de personnes, la traite humaine et le « tourisme de transplantation ». Une nouvelle infraction pénalise l’utilisation consciente des services de victimes de la traite, tandis que les dispositions relatives au commerce d’organes sont durcies pour inclure les facilitateurs à l’étranger. Les entreprises qui détachent du personnel à l’international devront désormais vérifier la conformité de leurs partenaires dans la chaîne d’approvisionnement, le texte étendant la juridiction autrichienne aux crimes commis à bord d’avions immatriculés en Autriche ainsi qu’à certaines infractions commises par des Autrichiens à l’étranger.
Selon des experts juridiques, les modifications proposées concernant les expulsions pourraient accélérer les procédures de plusieurs mois. Actuellement, les expulsions interviennent généralement après les deux tiers de la peine purgée ou lorsque les détenus acceptent un retour volontaire. Le ministère de la Justice soutient que ces expulsions anticipées permettront d’économiser 18 millions d’euros par an en frais de détention et de libérer des places pour des programmes de réinsertion.
Les ONG critiquent cette mesure, s’interrogeant sur l’acceptation par les pays d’accueil de transferts de détenus n’ayant pas achevé leur peine, et alertent sur de possibles violations de la Convention européenne des droits de l’homme si les garanties judiciaires sont précipitées.
Pour les employeurs multinationales, les implications pratiques sont majeures. Les ressortissants étrangers en mission temporaire qui enfreindraient la loi autrichienne pourraient faire face à une expulsion automatique bien avant l’achèvement de leur période de probation ou l’épuisement des recours. Les responsables de la mobilité internationale doivent donc revoir les politiques de conduite des employés et s’assurer que des dispositifs d’assistance juridique sont en place. Les cabinets de conseil en gestion des risques liés aux déplacements recommandent également aux entreprises des secteurs logistique et agricole—où les travailleurs saisonniers sont fréquents—de renforcer les sessions d’information sur le droit du travail et le droit pénal autrichiens.
Si la coalition obtient la majorité requise le 14 octobre, les dispositions relatives aux expulsions entreront en vigueur 30 jours après leur publication au Bundesgesetzblatt. Les entreprises opérant en Autriche disposeront alors d’un délai très court pour adapter leurs protocoles de conformité avant l’application effective des nouvelles règles.
Source : APA-OTS Parliamentary Press Service
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