
L’observatoire des grèves du ministère des Transports a mis à jour son registre public le 20 octobre 2026 pour enregistrer une nouvelle grève générale appelée par une coalition de syndicats de base (ADL-Cobas, CLAP, Sial-Cobas et COBAS) couvrant les secteurs public et privé, prévue pour le vendredi 30 octobre. Le préavis, déposé à 12h18 CEST, concerne toute la journée (00h01-23h59). Bien que les secteurs de l’aviation, du ferroviaire et des transports publics locaux soient officiellement « exclus », une grève parallèle notifiée par l’USB inclut précisément ces secteurs, et des actions supplémentaires du personnel au sol des aéroports de Pise et Florence sont déjà enregistrées pour la même date. L’expérience montre que ces préavis qui se chevauchent entraînent souvent une cascade d’annulations, car les services de soutien tels que le contrôle de sécurité, le ravitaillement ou les guichets peuvent légalement cesser le travail sous un préavis même si un autre les en exclut. Lors de la dernière action comparable en avril, ITA Airways avait annulé 180 vols et Trenitalia supprimé 12 % des services régionaux malgré les garanties de service minimum. Les responsables de la mobilité en entreprise doivent donc considérer le 30 octobre comme une journée à « haut risque » pour les déplacements, en conseillant aux voyageurs d’éviter les itinéraires le jour même ou de privilégier les réunions virtuelles. Les entreprises de logistique transportant des marchandises sensibles au facteur temps doivent se coordonner avec les transitaires pour obtenir des créneaux prioritaires ou prévoir des solutions de transport routier de secours. Cette grève souligne également la persistance des tensions sociales liées au coût de la vie et aux réformes des retraites proposées par le gouvernement, des éléments susceptibles d’influencer les prévisions d’inflation salariale et la planification des coûts de mobilité pour 2027.