
La Fédération nationale des agriculteurs (NFF) et le gouvernement Albanese ont conclu cette semaine un accord pour accélérer le traitement des demandes de visa Working Holiday Maker (sous-classes 417/462) pour les emplois jugés « véritablement urgents » dans les exploitations agricoles australiennes. Selon cet accord, les agents d’immigration peuvent désormais prioriser les dossiers des backpackers ayant un emploi confirmé pour la récolte ou la cueillette de fruits, réduisant ainsi de plusieurs semaines les délais habituels de traitement.
Cependant, Sam Birrell, porte-parole agricole des Nationals dans l’électorat victorien de Nicholls, a déclaré à ABC Local Radio que les producteurs de sa région et de toute l’Australie rurale ont besoin de plus qu’une solution ponctuelle. « Le problème reviendra à la prochaine récolte, à moins que le Parti travailliste ne réforme entièrement son plan migratoire », a-t-il averti, soulignant que le flux saisonnier de travailleurs est devenu trop imprévisible pour les producteurs qui planifient des récoltes valant plusieurs millions de dollars.
Les agriculteurs lui ont déjà demandé d’intervenir sur des dizaines de cas urgents de visas cette saison, a-t-il ajouté, précisant que le bureau du ministre « a été efficace, mais nous ne devrions pas avoir besoin d’une intervention ministérielle chaque année ». Les organisations professionnelles ont globalement salué cette accélération, tout en réclamant des changements structurels. AusVeg indique que les producteurs de légumes manquent d’au moins 4 000 cueilleurs cet été et souhaitent des prévisions plus claires sur la disponibilité des visas afin de pouvoir sécuriser les contrats de main-d’œuvre plusieurs mois à l’avance.
Les exportateurs militent également pour des visas de récolte pluriannuels, arguant que les travailleurs réguliers sont plus productifs et réduisent les coûts de formation. Pour les employeurs, la principale consigne immédiate est que les nominations doivent être accompagnées de preuves d’une pénurie réelle de main-d’œuvre — bons de commande, données météorologiques montrant une fenêtre de récolte réduite et contrats de travail signés sont autant d’éléments utiles.
Les backpackers sont invités à ne pas réserver leurs billets d’avion avant d’avoir obtenu leur visa, car l’accélération du traitement ne garantit pas l’approbation. À plus long terme, les Nationals affirment qu’ils continueront à réclamer un visa dédié à l’agriculture ou une extension du programme Pacific Australia Labour Mobility (PALM) incluant les cultures de courte saison.
Reste à savoir si le gouvernement est prêt à rouvrir ce débat, mais la pression pour stabiliser la main-d’œuvre des récoltes ne fera que s’intensifier face à l’inflation des prix alimentaires.
Cependant, Sam Birrell, porte-parole agricole des Nationals dans l’électorat victorien de Nicholls, a déclaré à ABC Local Radio que les producteurs de sa région et de toute l’Australie rurale ont besoin de plus qu’une solution ponctuelle. « Le problème reviendra à la prochaine récolte, à moins que le Parti travailliste ne réforme entièrement son plan migratoire », a-t-il averti, soulignant que le flux saisonnier de travailleurs est devenu trop imprévisible pour les producteurs qui planifient des récoltes valant plusieurs millions de dollars.
Les agriculteurs lui ont déjà demandé d’intervenir sur des dizaines de cas urgents de visas cette saison, a-t-il ajouté, précisant que le bureau du ministre « a été efficace, mais nous ne devrions pas avoir besoin d’une intervention ministérielle chaque année ». Les organisations professionnelles ont globalement salué cette accélération, tout en réclamant des changements structurels. AusVeg indique que les producteurs de légumes manquent d’au moins 4 000 cueilleurs cet été et souhaitent des prévisions plus claires sur la disponibilité des visas afin de pouvoir sécuriser les contrats de main-d’œuvre plusieurs mois à l’avance.
Les exportateurs militent également pour des visas de récolte pluriannuels, arguant que les travailleurs réguliers sont plus productifs et réduisent les coûts de formation. Pour les employeurs, la principale consigne immédiate est que les nominations doivent être accompagnées de preuves d’une pénurie réelle de main-d’œuvre — bons de commande, données météorologiques montrant une fenêtre de récolte réduite et contrats de travail signés sont autant d’éléments utiles.
Les backpackers sont invités à ne pas réserver leurs billets d’avion avant d’avoir obtenu leur visa, car l’accélération du traitement ne garantit pas l’approbation. À plus long terme, les Nationals affirment qu’ils continueront à réclamer un visa dédié à l’agriculture ou une extension du programme Pacific Australia Labour Mobility (PALM) incluant les cultures de courte saison.
Reste à savoir si le gouvernement est prêt à rouvrir ce débat, mais la pression pour stabiliser la main-d’œuvre des récoltes ne fera que s’intensifier face à l’inflation des prix alimentaires.
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