
Dans une décision prise tard dans la nuit du 19 mai, le président Donald Trump a signé un décret exécutif demandant aux régulateurs bancaires fédéraux d’« évaluer et atténuer les risques de crédit liés à l’immigration ». Ce décret ordonne au Département du Trésor, à la Réserve fédérale, à la FDIC et à l’OCC de publier des directives de supervision incitant les banques à déterminer si les emprunteurs et titulaires de comptes pourraient être exposés à une expulsion. Selon des responsables de la Maison-Blanche, cette politique est présentée comme une mesure de sécurité financière: les régulateurs doivent envisager la possibilité qu’un emprunteur en situation irrégulière soit soudainement expulsé des États-Unis, laissant ainsi des prêts en défaut de paiement.
Bien que le texte n’impose pas explicitement aux banques de collecter des preuves de citoyenneté ou de statut légal, les juristes du secteur estiment que cela se traduira concrètement par de nouveaux questionnaires « connaissance du client » demandant si les demandeurs sont citoyens américains, résidents permanents ou titulaires d’un statut non-immigrant légal. Les institutions financières avaient vigoureusement fait pression contre une version antérieure qui les aurait obligées à recueillir des documents de citoyenneté pour tous les clients; la version finale rend cette pratique volontaire, mais avertit que les établissements pourraient faire l’objet de sanctions s’ils ignorent un « risque d’immigration significatif ».
Les défenseurs des droits des immigrés et les associations de consommateurs ont rapidement condamné ce décret. Ils mettent en garde contre le risque que les clients en situation irrégulière — dont beaucoup dépendent déjà de services financiers alternatifs — se replient davantage dans une économie parallèle non régulée, augmentant ainsi leur vulnérabilité face aux prêteurs prédateurs et au vol de salaires. Le National Immigration Law Center a souligné que ce décret rappelle l’Opération Choke Point, en exerçant une pression sur les banques pour qu’elles refusent leurs services à un groupe défavorisé.
Les banques de développement communautaire s’inquiètent également: environ 10 % de leurs prêts aux petites entreprises dans les zones agricoles sont accordés à des foyers à statut mixte. Du point de vue de la mobilité des employeurs, les salariés internationaux en visa temporaire pourraient rencontrer des obstacles supplémentaires lors de l’ouverture de comptes aux États-Unis ou pour l’obtention de prêts hypothécaires. Les responsables de la mobilité internationale devront peut-être fournir plus systématiquement des lettres attestant du visa et conseiller les employés en mobilité sur les justificatifs de statut légal acceptables. Les multinationales offrant une aide à l’achat immobilier pourraient voir les finalisations de dossiers retardées en raison des contrôles d’immigration supplémentaires effectués par les banques. Les services des ressources humaines doivent revoir les calendriers de relocalisation et se préparer à collaborer étroitement avec les partenaires bancaires d’entreprise.
Le décret entre en vigueur immédiatement, mais les régulateurs disposent de 45 jours pour publier leurs directives. En attendant ces précisions, les banques sont censées appliquer les règles existantes de lutte contre le blanchiment d’argent (AML) tout en lançant des évaluations internes des risques axées sur le statut migratoire. Les acteurs de la mobilité doivent suivre attentivement les prochains bulletins de l’OCC et de la Fed pour comprendre précisément quels documents seront exigés et si les titulaires de visas temporaires pourraient se voir appliquer des taux d’intérêt plus élevés ou des restrictions sur le ratio prêt-valeur.
Bien que le texte n’impose pas explicitement aux banques de collecter des preuves de citoyenneté ou de statut légal, les juristes du secteur estiment que cela se traduira concrètement par de nouveaux questionnaires « connaissance du client » demandant si les demandeurs sont citoyens américains, résidents permanents ou titulaires d’un statut non-immigrant légal. Les institutions financières avaient vigoureusement fait pression contre une version antérieure qui les aurait obligées à recueillir des documents de citoyenneté pour tous les clients; la version finale rend cette pratique volontaire, mais avertit que les établissements pourraient faire l’objet de sanctions s’ils ignorent un « risque d’immigration significatif ».
Les défenseurs des droits des immigrés et les associations de consommateurs ont rapidement condamné ce décret. Ils mettent en garde contre le risque que les clients en situation irrégulière — dont beaucoup dépendent déjà de services financiers alternatifs — se replient davantage dans une économie parallèle non régulée, augmentant ainsi leur vulnérabilité face aux prêteurs prédateurs et au vol de salaires. Le National Immigration Law Center a souligné que ce décret rappelle l’Opération Choke Point, en exerçant une pression sur les banques pour qu’elles refusent leurs services à un groupe défavorisé.
Les banques de développement communautaire s’inquiètent également: environ 10 % de leurs prêts aux petites entreprises dans les zones agricoles sont accordés à des foyers à statut mixte. Du point de vue de la mobilité des employeurs, les salariés internationaux en visa temporaire pourraient rencontrer des obstacles supplémentaires lors de l’ouverture de comptes aux États-Unis ou pour l’obtention de prêts hypothécaires. Les responsables de la mobilité internationale devront peut-être fournir plus systématiquement des lettres attestant du visa et conseiller les employés en mobilité sur les justificatifs de statut légal acceptables. Les multinationales offrant une aide à l’achat immobilier pourraient voir les finalisations de dossiers retardées en raison des contrôles d’immigration supplémentaires effectués par les banques. Les services des ressources humaines doivent revoir les calendriers de relocalisation et se préparer à collaborer étroitement avec les partenaires bancaires d’entreprise.
Le décret entre en vigueur immédiatement, mais les régulateurs disposent de 45 jours pour publier leurs directives. En attendant ces précisions, les banques sont censées appliquer les règles existantes de lutte contre le blanchiment d’argent (AML) tout en lançant des évaluations internes des risques axées sur le statut migratoire. Les acteurs de la mobilité doivent suivre attentivement les prochains bulletins de l’OCC et de la Fed pour comprendre précisément quels documents seront exigés et si les titulaires de visas temporaires pourraient se voir appliquer des taux d’intérêt plus élevés ou des restrictions sur le ratio prêt-valeur.
Source : Associated Press
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